Dario Robleto - Diary of a Resurrectionist
- In Salons et expositions
- Mis à jour le 15 Novembre 2004
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Puisqu'il est de bon ton, en ces temps
« mondialisants » et globalisants, de revendiquer son
individualité propre, l'exercice du journal intime est forcément un
must et, puisqu'il est ici question de résurrection, Robleto
est doublement dans le vrai : sa démarche pose les bonnes
questions, celles de l'originalité et de la valeur de la
réinterprétation ou de la re-présentation. Son travail appartient
concurremment à l'ère du mix, de l'hybridité et aux enrichissants
anachronismes, en réaffirmant la fin de l'idée progressiste moderne, de
la nouveauté, dans un rapport inédit à l'objet ancien ou hérité.
En interrogeant le statut de l'objet trouvé et son antériorité, les ready-made
de Robleto jouent sur l'ambiguïté du signe, sur le fait de produire du
sens en réunissant les choses d'une certaine façon, en les sortant de
leur contexte.
En offrant une seconde vie, une seconde destination aux objets qu'il expose, l'artiste propose un au delà du recyclage vers le cargo,
où un signe complet peut avoir une autre interprétation dans
l'ignorance de son usage précédent, par phénomène d'acculturation.
La
brocante fétichiste de Robleto est dépoussiérée, monumentalisée et
sublimée, elle s'enrichit de la contemporanéité du regardeur proposant
ainsi l'écriture d'une nouvelle histoire non linéaire confrontée à la
coexistence concomitante de plusieurs récits singuliers.





