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22Mai2012

la Factory

La langue de bois dont on fait les matraques

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MASH - Saison 7

MASH - Saison 7Les comédies sur fond de guerre ? en France nous avons la septième compagnie, et aux Etats-unis MASH, palme d’or à Cannes. Cherchez l’erreur. Depuis, le film donna naissance à une série télé, c’était en 1972.

La saison sept fut diffusée à partir de 1978, et sans doute quelques centaines de fois depuis, y compris en France. Si vous n’aimez pas, on ne peut rien pour vous. Si vous aimez, vous êtes conquis d’avance. Alors que dire ? se plaindre peut-être, que les bonus se limitent aux… rires enregistrés. Mais MASH n’est pas les Simpsons et logique commerciale oblige, on ne pouvait décidément pas s’offrir la même débauche de compléments. En contre-partie, le prix est très ajusté et les fans peuvent enfin revoir leur série en VO, ce qui n’est déjà pas si mal. Une fois n’est pas coutume, nous allons rompre toute règle déontologique et vous recopier in extenso le communiqué de presse de la Fox, d’abord parce qu’il est rudement bien fichu, avec de nombreuses informations intéressantes, ensuite parce que vous pourrez plus facilement reconnaître certains de nos chers confrères qui recopient aussi, mais sans le dire. La Fox, vous avez la parole :Fox Pathé Europa. Trois DVD.

 La série

 

En 1978, alors que les joyeux trublions du 4077e rempilent pour une septième saison, M*A*S*H est depuis quelques saisons considérée par la critique et le public comme une série culte. Depuis sa création en 1972, la série créée par Larry Gelbart et Burt Metcalf gravit les échelons du succès avec une pertinence que beaucoup lui envient. La bonne santé de M*A*S*H repose en grande partie sur deux concepts : des scénarii admirablement bien écrits et des personnages attachants et crédibles. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que M*A*S*H étonne car, de mémoire de téléphage, rarement une série TV n’aura survécu aussi bien aux multiples changements de personnages. Autant de départs (Trapper et le colonel Henry Blake à l’issue de la saison 3, Frank Burns à la saison 5…) et d’arrivées (Hunnicut et Potter à la saison 4, Winchester dès la saison 6…) qui ne vont jamais affaiblir l’extraordinaire impact qu’a la série sur le public.

 

Dans la saison 7, toute l’équipe du désormais mythique hôpital de campagne du 4077e poursuit son petit bonhomme de chemin au gré des interventions chirurgicales et des pitreries d’Hawkeye, Potter, Radar, Hunnicut et consorts. Et à ce titre, cette septième année de service n’est pas piquée des vers et contient quelques-uns des meilleurs opus de la saga. Tels “L’officier commandant Pierce” où Hawkeye prend le commandement de la 4077e, “Chers parents” dans lequel BJ envisage de faire venir les familles des soldats du 4077e, ou encore “Le Saint Bernard”, qui voit BJ devenir le père de substitution d’une famille coréenne, et “La résurrection de Margaret” qui célèbre le divorce de Lèvres en Feu et les éveils à l’amour de Radar.

 

Mais deux épisodes marquent tout particulièrement cette septième saison. “Sous les yeux des pros” tout d’abord. Un opus légendaire, construit en deux parties (mais diffusé, lors de son passage TV, en un seul épisode de 50 mn) et qui, sous couvert  d’un documentaire pour la télévision, rassemble les meilleures moments de la saga depuis sa création. Un authentique Best Of dans lequel chacun des personnages de la série fait le bilan et confie ses craintes les plus profondes. Également présent “Vue sur M*A*S*H”, sans aucun doute le chapitre le plus étonnant de la saison puisqu’il raconte le quotidien du 4077e vu à travers le regard d’un jeune soldat blessé. Un regard entièrement filmé en caméra subjective ! Un épisode unique qui prouve, s’il le fallait encore, toute l’audace qui règne sur la série la plus inventive de l’histoire du petit écran.

 

Le saviez-vous ?

-          Créateur et producteur de la série, Burt Metcalf coiffe également la casquette de réalisateur le temps de quelques épisodes. Il est ainsi le metteur en scène de 5 opus de cette saison.

-          Le titre de l’épisode “Personne ne l’aime chaud” est une référence humoristique au célèbre film de Billy Wilder CERTAINS L’AIMENT CHAUD.

-          L’acteur Alan Alda – occasionnellement scénariste de la série – reçut l’Oscar® du Meilleur Scénario de Série TV pour l’épisode “Inga”.

 

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