Le Marécage - Choi Kyu-sok
- In Livres BD
- Mis à jour le 21 Novembre 2006
- By Gaël Bocandé
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Ah, la vie étudiante…La cité U, l’appartement toujours squatté par les potes, les retards de loyers, les ventres qui grognent…autant de souvenirs – ou de réalité – pour beaucoup d’entre nous. Choi Kyu-Sok lui, a décidé d’en faire une bande dessinée.
Auteur reconnu de « manhwa » en Corée du Sud, Choi Kuy-Sok revient avec tendresse et humour sur ses années « galère ». Choe-kun, Jae-ho, Jeong-kun et Mong-chan sont quatre copains qui vivent ensemble dans une chambre minuscule. Les colocataires du « Marécage », déjà mis en scène dans « L’Amour est une protéine » sont de retour, plus déjantés qua jamais.
Pour éviter la caricature, Choi Kuy-sok pousse le trait au-delà des limites. Ainsi, le personnage de Mong-chan, bête de travail vit carrément à l’intérieur de son ordinateur.
Le sujet ici est autant la vie étudiante que la promiscuité et ses débordements. C’est aussi la critique d’une société qui ne laisse guère de place – au propre comme au figuré – pour sa jeunesse.
Le dessin est à ce point varié qu’on se demande parfois s’il n’y a pas plusieurs auteurs. Cela permet à Choi Kuy-sok de jouer sur le scénario en adaptant son coup de crayon aux situations qu’il décrit. En plus des quatre personnages principaux, l’auteur a eu la bonne idée de faire apparaître « le cerf », un animal des forêts devenu ici très urbain et surtout particulièrement cupide. Il n’hésite pas à vendre ses bois pour acheter de l’alcool. Une touche d’humour supplémentaire qui apporte une bonne dose d’originalité à l’histoire.
« Le marécage » fait un peu l’effet d’un album photo parlant. Chaque image raconte et rappelle une anecdote. Un album qu’on regarde et qu’on écoute avec délectation.
Le marécage Choi Kyu-sok Casterman – collection Hanguk Date de parution : 25/08/2006 Dimensions : 17 x 24
Pages : 264 Prix : 15,75 €Pour éviter la caricature, Choi Kuy-sok pousse le trait au-delà des limites. Ainsi, le personnage de Mong-chan, bête de travail vit carrément à l’intérieur de son ordinateur.
Le sujet ici est autant la vie étudiante que la promiscuité et ses débordements. C’est aussi la critique d’une société qui ne laisse guère de place – au propre comme au figuré – pour sa jeunesse.
Le dessin est à ce point varié qu’on se demande parfois s’il n’y a pas plusieurs auteurs. Cela permet à Choi Kuy-sok de jouer sur le scénario en adaptant son coup de crayon aux situations qu’il décrit. En plus des quatre personnages principaux, l’auteur a eu la bonne idée de faire apparaître « le cerf », un animal des forêts devenu ici très urbain et surtout particulièrement cupide. Il n’hésite pas à vendre ses bois pour acheter de l’alcool. Une touche d’humour supplémentaire qui apporte une bonne dose d’originalité à l’histoire.
« Le marécage » fait un peu l’effet d’un album photo parlant. Chaque image raconte et rappelle une anecdote. Un album qu’on regarde et qu’on écoute avec délectation.





