Brève Cohabitation - Jang Kyung-sup
- In Livres BD
- Mis à jour le 21 Novembre 2006
- By Gaël Bocandé
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Avoir le cafard. Tout le monde connaît cette expression. Dans « brève cohabitation », Jang Kyung-sup passe sans complexes du sens propre au sens figuré. Quand la solitude et l’abandon deviennent trop pesant, rien de tel qu’un cafard géant pour vous réconforter.
La Corée du Sud est à l’Asie ce que la Belgique est a l’Europe. Oubliez les frites et les blagues, nous parlons bien évidemment de bande dessinée. « Brève Cohabitation » est le premier « manhwa » (c’est le nom des BD en Corée) publié par Jang Kyung-sup, pourtant auteur de BD de longue date. Un premier ouvrage particulièrement sombre où il nous fait partager la vie d’un jeune homme rongé par la solitude qui reprend peu à peu le dessus grâce a une femelle cafard géante.
Plutôt original, le scénario est porté par des dessins ambivalents qui collent parfaitement aux humeurs et au vécu du personnage principal : tantôt légers, tantôt très sombres. Au-delà de la solitude, « Brève cohabitation », invite surtout à une réflexion sur la tolérance et le droit à la différence. Lorsque le cafard se fait jeter d’une boîte de nuit et tabasser dehors, c’est plutôt évocateur.
En maintenant une dose suffisante d’absurdité et grâce à un goût prononcé pour l’humour noir – Le cafard qui fait une scène au jeune héros parce qu’il a découvert des pastilles insecticides dans l’appartement est particulièrement drôle - Jang Kyung-sup parvient à ne pas tomber dans le glauque total.
Comme dans la célèbre chanson : « les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi… », et surtout apprendre à s’aimer soi-même.
Brève Cohabitation Jang Kyung-sup Casterman – collection Hanguk Date de parution : 25/08/2006 Dimensions : 17 x 24
Pages : 272 Prix : 15,75 €
Plutôt original, le scénario est porté par des dessins ambivalents qui collent parfaitement aux humeurs et au vécu du personnage principal : tantôt légers, tantôt très sombres. Au-delà de la solitude, « Brève cohabitation », invite surtout à une réflexion sur la tolérance et le droit à la différence. Lorsque le cafard se fait jeter d’une boîte de nuit et tabasser dehors, c’est plutôt évocateur.
En maintenant une dose suffisante d’absurdité et grâce à un goût prononcé pour l’humour noir – Le cafard qui fait une scène au jeune héros parce qu’il a découvert des pastilles insecticides dans l’appartement est particulièrement drôle - Jang Kyung-sup parvient à ne pas tomber dans le glauque total.
Comme dans la célèbre chanson : « les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi… », et surtout apprendre à s’aimer soi-même.





