Vivre pour la raconter, Gabriel Garcia Marquez
- In Livres Littérature étrangère
- Mis à jour le 17 juillet 2007
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A 74 ans, Gabriel Garcia Marquez, écrivain et journaliste colombien, se rappelle ses victoires et déboires personnels dans ce récit d’une grande sincérité. Retour aux sources de toutes ses inspirations. De rencontres en anecdotes, le lecteur prend plaisir à découvrir les lieux et situations qui ont inspiré l’auteur, à côtoyer celles et ceux qui peuplent son œuvre littéraire.
Aux sources de l'inspiration
Pendant toute sa jeunesse, Gabriel se cherche, instable, fuyant. Avec pour seul guide une constante : la certitude d’être né pour écrire. Avec un seul objectif : devenir écrivain. Il lit avec avidité tous les ouvrages qui lui passent sous la main. Ses influences littéraires sont multiples : des auteurs colombiens, français, espagnols, italiens, anglais, américains… rythment son quotidien. Des grands classiques aux romans contemporains, en passant par le théâtre et la poésie… Les livres et l’écriture sont omniprésents dans sa vie comme dans son œuvre. Ils semblent constituer le fil rouge de « Vivre pour la raconter ». Et pour cause, tout au long du récit, Gabriel Garcia Marquez fait référence à ses lectures plutôt qu’à des dates. A chaque livre, à chaque auteur, correspond une histoire, un contexte particulier. Comme si une vie sans lire n’était pas concevable.
La Colombie, omniprésente
A l’université, Gabriel n’est pas un élève assidu. Ses études de droit ne sont pour lui qu’un prétexte lui permettant de gagner du temps, du temps pour lire et se consacrer à sa passion d’écrire. Lui et ses amis mènent une vie de bohême, vivant au jour le jour, menant des discussions littéraires sans fin dans les cafés de Bogota. Plus tard, à Carthagène des Indes, il décroche malgré lui un premier boulot de journaliste. Son ambition est ailleurs – il rêve de devenir écrivain – et pourtant, il se lance dans la rédaction d’articles engagés, se bat contre la censure, alors quotidienne en Colombie.
C’est l’histoire d’une vie faite de débrouillardises, de petits boulots, mais aussi et surtout de rencontres avec ceux qui ont suivi les premiers pas de l’auteur, avec ceux qui l’ont guidé, conseillé, et qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à la naissance de Gabriel Garcia Marquez, l’écrivain et journaliste de renom.
Le langage est fluide et vivant. Fidèle à son style, l’auteur ne fait pas l’économie de descriptions, ni de détails visuels. Les images remplacent aisément les mots. Le récit, par son humilité, touche le lecteur qui découvre celui qui, d’habitude, se cache derrière les mots.
Vivre pour la raconter, Gabriel Garcia Marquez. Grasset.





