
Il y a une quinzaine de jours, une publicité pour le
Au secours pardon si justement
nommé du publicitaire Frédéric Beibgeder (qui a manifestement renoncé à une
carrière d'écrivain) annonçait déjà 120.000 exemplaires vendus.
De quoi surprendre : cela signifierait
que le produit Au secours pardon était bon et qu'il fallait l'acheter parce qu'il
s'était « déjà » beaucoup vendu. Un livre n'étant pas un yaourt et enquête
faite, non il ne s'est pas bien vendu. Ce qui n'en fait pas pour autant un bon
livre...
Au secours pardon a été imprimé à 160.000 exemplaires et a été adressé plus ou moins automatiquement
aux libraires qui ont jusqu'à un an pour
le vendre ou le retourner à l'éditeur.
Impossible donc d'avoir des chiffres significatifs avant toute demande
de réassort, restent les témoignages et les sondages... Sur Amazon, nous avons
constaté que
Au secours pardon
pointait en cent cinquante cinquième position des ventes : réelles, cette
fois-ci. Un chiffre catastrophique et d'autant plus inquiétant que début juin,
le roman de Frédéric Beigbeder pointait 22e chez Amazon. Quant à la librairie
Chez Mollat, citée par
Le Figaro : 200 exemplaires commandés, 28 vendus. Fureur chez Grasset qui selon le site non
officiel de Frédéric Beigbeder va exiger un droit de réponse...
Pourquoi donc une telle réaction si, comme ils l'affirment,
Au secours pardon fait un tabac en troisième position des ventes ? d'autant que l'institut Ipsos
confirme sur leur site Web un « démarrage décevant »
pour
Au secours pardon . On espère
sincèrement que la tendance se confirmera et que le très mauvais livre d'un
auteur très connu peut ne pas se vendre. C'est une mauvaise nouvelle pour
Grasset et Frédéric Beigbeder, elle est en revanche excellente pour les
lecteurs et leur temps de cerveau disponible...