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Don, mécènes et adorateurs - Sobel Ostrovsky |
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Écrit par Barbara Métais-Chastanier
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13-10-2006 |
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Avec Don, Mécènes et adorateurs, Bernard Sobel signe sa dernière mise en scène en tant que directeur du théâtre de Gennevilliers. Un adieu qui est aussi un hommage.
Hommage au théâtre puisque Don, Mécènes et Adorateurs a pour principal sujet les coulisses d'un théâtre de province dans la Russie de la fin du XIXe. Alors que Tchekov est très connu, joué et apprécié en France, Ostrovsky tarde à y trouver sa place. Car les personnages d'Ostrovsky, à l'inverse de ceux de Tchekhov, ne décolent pas du réel. Chacun est à la recherche de son "bénéfice", bricole tant bien que mal avec le quotidien. Il n'y a pas de place pour des remises en questions : le retour sur soi est un luxe que ne se paye pas ce précurseur de Tchekhov. On s'agite beaucoup autour de la jeune actrice que chacun souhaite posséder. Mais même les plus intentionnés ne cherchent que leur propre satisfaction. La pièce a des choses à nous dire sur notre aujourd'hui de "bénéfices" et de "profits". On ne peut que déplorer l'incapacité de la mise en scène a insister sur un aspect du texte que ne cessait de souligner Sobel. Un adieu en demi teinte donc, mais qu'on ne peut manquer pour apprécier la mémorable entrée en gare de la locomotive dans un cassis carton pâte de 1900...
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