Deuxième volet de la trilogie Quatermass, La marque est un film bien plus intéressant que son statut de série Z ne pourrait laisser croire. Malgré une absence criante de moyens et quelques petites incohérences, ce film est un vrai classique de l’horreur et du fantastique, à l’imagerie fondatrice et au scénario inspiré, qui influencera de nombreux réalisateurs par la suite.
Toujours le nez dans les étoiles, le professeur Quatermass travaille désormais sur un projet de colonisation de la lune. Mais le gouvernement lui retire les fonds, et il retourne déprimé à son centre d’observation. Là, ses collègues l’avertissent de la chute d’étranges météorites dans une certaine zone désertique. Enquêtant sur place, le professeur s’aperçoit que ces météorites brûlent au visage ceux qui les observent de trop près, laissant sur eux une marque en forme de V. Peu après, il trouve enfin la zone, sous le contrôle de l’armée, et se fait rapidement arrêter par une milice qui inspirera l’armée de masques à gaz des Crazies de Romero. Réussissant à s’évader, il va tenter d’avertir la presse comme les gens de pouvoir, avant de se rendre compte que tout ceci est un vaste complot d’une forme de vie extra-terrestre projetant d’envahir la terre: grâce à la marque, les envahisseurs prennent le contrôle d’hommes choisis pour leur place dans la société afin de dissimuler les preuves et de préparer leur venue.
Atmosphère inquiétante, architecture futuriste, escalade du scénario, théorie du complot et de la manipulation qui pose les premiers jalons d’œuvres comme Matrix, final aussi terrifiant en soi qu’hilarant par ses affreux effets spéciaux, La marque fait date dans l’histoire de la science-fiction, même s’il peut aujourd’hui paraître trop daté et fauché pour mériter mieux que l’étiquette de série Z, ce qui le relèguerait à tort au même niveau que les pires daubes d’Ed Wood.
Metropolitan / Seven 7, 10€.
Bonus:
Néant.
Image: Noir et blanc – 4/3 – Format 1.33
Langues: anglais et français (mono).
Durée du film: 81 mn.