Discussion: I, Between two worlds
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Vieux 13/04/2007, 14h54
JP DELTOUR JP DELTOUR est déconnecté
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Après le split du légendaire Immortal en 2003, Abbath revient dans nos platines avec I, nouveau projet que tous les fans de metal attendent au tournant. Le résultat est une sorte de heavy-black fortement teinté de rock’n roll.

L’écriture de between two worlds a été réalisée à quatre mains par les deux âmes d’Immortal : Abbath, qui s’est chargé de l’essentiel de la musique, et son jumeau de l’ombre, Demonaz, pour les paroles. La première chose qui frappe à l’écoute de cet album est la schizophrénie ambiante : Between two worlds a clairement le visage d’Immortal mais il se comporte différemment, de manière bien moins extrême. On a l’impression qu’Abbath voulait porter à son paroxysme l’aspect heavy metal présent sur Damned in black. On retrouve la guitare rythmique des dernières réalisations du groupe mais la guitare mélodique sonne bien plus aigue et délivre quelques riffs trop enjoués pour être honnêtes. Dans l’ensemble le son est plus aéré et plus léger que chez Immortal et la voix, si elle reste gutturale, est moins écorchée. Mais c’est encore en écoutant Between two worlds pour lui-même que l’on prend le plus de plaisir. L’album est à la croisée de plusieurs styles qui sont admirablement mêlés pour nous offrir une œuvre à la fois puissante et mélodique qui, par son originalité, a une place à part entre le rock’n roll et le metal.
A la lecture des interviews d’Abbath on a l’impression qu’Immortal ne pouvait plus exister et qu’il devait créer une entité différente pour survivre musicalement. Et bien c’est chose faite car l’écoute de I révèle effectivement une volonté de changer de style bien que l’on ressente également sa difficulté à sortir de ce registre black metal qu’il maîtrise à la perfection. Cette expérience semble avoir guéri Abbath qui a profité de la promo de Between two worlds pour annoncer la résurrection d'Immortal, et rien que pour cela on peut se féliciter de la sortie de cet album. Mais c’est loin d’être le seul motif de satisfaction à l’écoute de ce disque qui s’apprécie surtout lorsqu’on cesse de le comparer à ceux d’Immortal et qu’on s’abandonne à ce « metal’n roll » sombre et épique.
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