boc
18/10/2006, 19h11
Qui a dit que fumer était mauvais pour la santé ? Sûrement pas Nick Naylor, lobbyiste pour Big Tobacco, un puissant fabricant de tabac.
De la salle de classe de son propre fils aux producteurs d’Hollywood, en passant par les plateaux télés, infatigable, il tente par tous les moyens de convaincre qu’il vend un produit comme un autre. Au final, le film de Jason Reitman, n’est ni trop cynique, ni trop moralisateur. Il ne s’agit pas ici de dénoncer un puissant lobby ni d’en décortiquer les rouages machiavéliques. Le réalisateur nous invite à suivre le quotidien, très banal au demeurant, d’un des pions de cette grosse machine
Le résultat est plutôt réussit, avec son lot de situations cocasses, comme lorsque Nick Naylors, le personnage principal réussit à convaincre, moyennant finance, le fameux cow-boy Marlboro atteint d’un cancer des poumons, de renoncer à un procès contre l’industrie du tabac. On rit également lorsque le bonhomme se fait enlever par des activistes anti-tabac qui lui recouvre le corps de patch à la nicotine, ou quand il se rend à Hollywood pour convaincre les magnats du cinéma de refaire fumer les « gentils » dans les films.
Car, plus que la cigarette en elle-même, c’est l’art de convaincre qui est au centre du film, où comment vendre un produit sans en faire l’apologie.
Le film est largement porté par le jeu d’Aaron Eckhart qui endosse à merveille le rôle du lobbysite,quadra hyperactif, trop impliqué dans son travail pour pouvoir s’en défaire. La dépendance à un boulot peut valorisant aux yeux des consommateurs et des citoyens est ici dépeinte avec plus de force que l’addiction à la cigarette.
Le film brosse le portrait d’un employé ordinaire qui fait tout pour que son métier le reste.
Et curieusement, on finit par ressentir de la sympathie pour cet homme animé par la foi commerciale, adroit en affaire, maladroit en amour et plein de tendresse pour son petit garçon. Sans le juger, on en arrive à le comprendre, pire, en sortant de la salle, on aurait presque envie d’en griller une.
Gaël Bocandé
De la salle de classe de son propre fils aux producteurs d’Hollywood, en passant par les plateaux télés, infatigable, il tente par tous les moyens de convaincre qu’il vend un produit comme un autre. Au final, le film de Jason Reitman, n’est ni trop cynique, ni trop moralisateur. Il ne s’agit pas ici de dénoncer un puissant lobby ni d’en décortiquer les rouages machiavéliques. Le réalisateur nous invite à suivre le quotidien, très banal au demeurant, d’un des pions de cette grosse machine
Le résultat est plutôt réussit, avec son lot de situations cocasses, comme lorsque Nick Naylors, le personnage principal réussit à convaincre, moyennant finance, le fameux cow-boy Marlboro atteint d’un cancer des poumons, de renoncer à un procès contre l’industrie du tabac. On rit également lorsque le bonhomme se fait enlever par des activistes anti-tabac qui lui recouvre le corps de patch à la nicotine, ou quand il se rend à Hollywood pour convaincre les magnats du cinéma de refaire fumer les « gentils » dans les films.
Car, plus que la cigarette en elle-même, c’est l’art de convaincre qui est au centre du film, où comment vendre un produit sans en faire l’apologie.
Le film est largement porté par le jeu d’Aaron Eckhart qui endosse à merveille le rôle du lobbysite,quadra hyperactif, trop impliqué dans son travail pour pouvoir s’en défaire. La dépendance à un boulot peut valorisant aux yeux des consommateurs et des citoyens est ici dépeinte avec plus de force que l’addiction à la cigarette.
Le film brosse le portrait d’un employé ordinaire qui fait tout pour que son métier le reste.
Et curieusement, on finit par ressentir de la sympathie pour cet homme animé par la foi commerciale, adroit en affaire, maladroit en amour et plein de tendresse pour son petit garçon. Sans le juger, on en arrive à le comprendre, pire, en sortant de la salle, on aurait presque envie d’en griller une.
Gaël Bocandé