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La sortie en librairie d’Hollywood blues de Kim Newman est l’occasion de revenir sur son premier roman : Anno Dracula. Ce dandy anglais est un grand maître du fantastique et de la science fiction - au cinéma comme en littérature - ainsi qu'un romancier de talent.
Anno Dracula est le premier volet d’une trilogie dans laquelle Newman nous raconte sa suite du célèbre roman de Bram Stoker. Le célèbre comte transylvanien apprécie beaucoup l’Angleterre ainsi que ses habitantes. Après Mina Harker et Lucy Westrena c’est sur leur reine (Victoria) qu’il jette son dévolu. Cette union, à la fois vampirique et maritale, est hautement symbolique mais cela ne suffit pas au prince consort qui retrousse ses canines et se met au travail. Objectif : la vampirisation de la société anglaise, préalable à celle du monde. Comme toute entreprise mégalomane, cela prend du temps et si de nombreux britanniques ont reçu « le baiser des ténèbres » d’autres s’y refusent. Le roman débute dans cette Londres où la tension entre les « non-morts » - les vampires - et les « sangs-chauds » - les mortels - est à son comble. Une affaire de meurtre en série met le feu aux poudres et durant tout le livre une seule question obsède les Londoniens : Qui est ce mystérieux « scalpel d’argent » qui éviscère des prostituées vampires de White Chapel ? Les deux personnages principaux sont, par le plus grand des hasards, un « sang-chaud » et une « non-morte », tous deux enquêtant bien entendu sur l’affaire des meurtres. Charles Beauregard travaille pour le Diogene’s club, mystérieuse organisation liée aux services secrets de Sa Majesté, et Geneviève, bénévole dans un hôpital, est appelée par Scotland Yard en tant qu’experte des vampires (quoi de plus normal lorsqu’on l’est depuis plus de 450 longues années ?). Autour d’eux gravitent de nombreux autres personnages. Là encore, Newman est allé faire son marché dans l’histoire et dans les œuvres d’illustres prédécesseurs ; on croise par exemple Oscar Wilde, Bram Stoker himself, mais également le docteur Jeckyll et un certain Mr Watson. Certains s’égareront peut-être dans ce casting de rêve mais nombreux sont ceux qui retrouveront avec plaisir ces « visages connus », Newman le sait et les intègre admirablement à son histoire. Ce roman est à la fois historique, fantastique, policier mais également psychologique. Anne Rice a - magistralement - ouvert la voie à la psychologie du vampire mais Kim Newman a le mérite d’innover en ne cédant pas au schéma classique du vampire seul perdu au milieu d’un monde qui l’ignore. Il crée une société mixte qui implique une cohabitation parfois houleuse et, pour les mortels, un choix crucial évoque plus haut. Ce cruel dilemme identitaire qui a également une dimension politique car lorsque la reine et le prince consort sont des vampires et que l’on veut se faire une place au soleil, mieux vaut avoir les dents longues ! Cet apport rend le roman encore plus original et passionnant à lire. Pour ceux que cette critique a convaincu et pour les autres, sachez qu’Anno Dracula est épuisé et qu’aucune réédition n’est prévue. Avec un peu de chance vous le dénicherez en occasion ou dans un bibliothèque, mais ne vous en faites pas pour la littérature : la biographie Loana est éditée en poche et on vendra bientôt les bouquins de Sarkozy-Royal chez les garagistes. Moralité : pour être publié rien ne sert d’avoir du talent, il faut passer dans gala. |
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La sortie en librairie d’Hollywood blues de Kim Newman est l’occasion de revenir sur son premier roman : Anno Dracula. Ce dandy anglais est un grand maître du fantastique et de la science fiction - au cinéma comme en littérature - ainsi qu'un romancier de talent.
Anno Dracula est le premier volet d’une trilogie dans laquelle Newman nous raconte sa suite du célèbre roman de Bram Stoker. Le célèbre comte transylvanien apprécie beaucoup l’Angleterre ainsi que ses habitantes. Après Mina Harker et Lucy Westrena c’est sur leur reine (Victoria) qu’il jette son dévolu. Cette union, à la fois vampirique et maritale, est hautement symbolique mais cela ne suffit pas au prince consort qui retrousse ses canines et se met au travail. Objectif : la vampirisation de la société anglaise, préalable à celle du monde. Comme toute entreprise mégalomane, cela prend du temps et si de nombreux britanniques ont reçu « le baiser des ténèbres » d’autres s’y refusent. Le roman débute dans cette Londres où la tension entre les « non-morts » - les vampires - et les « sangs-chauds » - les mortels - est à son comble. Une affaire de meurtre en série met le feu aux poudres et durant tout le livre une seule question obsède les Londoniens : Qui est ce mystérieux « scalpel d’argent » qui éviscère des prostituées vampires de White Chapel ? Les deux personnages principaux sont, par le plus grand des hasards, un « sang-chaud » et une « non-morte », tous deux enquêtant bien entendu sur l’affaire des meurtres. Charles Beauregard travaille pour le Diogene’s club, mystérieuse organisation liée aux services secrets de Sa Majesté, et Geneviève, bénévole dans un hôpital, est appelée par Scotland Yard en tant qu’experte des vampires (quoi de plus normal lorsqu’on l’est depuis plus de 450 longues années ?). Autour d’eux gravitent de nombreux autres personnages. Là encore, Newman est allé faire son marché dans l’histoire et dans les œuvres d’illustres prédécesseurs ; on croise par exemple Oscar Wilde, Bram Stoker himself, mais également le docteur Jeckyll et un certain Mr Watson. Certains s’égareront peut-être dans ce casting de rêve mais nombreux sont ceux qui retrouveront avec plaisir ces « visages connus », Newman le sait et les intègre admirablement à son histoire. Ce roman est à la fois historique, fantastique, policier mais également psychologique. Anne Rice a - magistralement - ouvert la voie à la psychologie du vampire mais Kim Newman a le mérite d’innover en ne cédant pas au schéma classique du vampire seul perdu au milieu d’un monde qui l’ignore. Il crée une société mixte qui implique une cohabitation parfois houleuse et, pour les mortels, un choix crucial évoque plus haut. Ce cruel dilemme identitaire qui a également une dimension politique car lorsque la reine et le prince consort sont des vampires et que l’on veut se faire une place au soleil, mieux vaut avoir les dents longues ! Cet apport rend le roman encore plus original et passionnant à lire. Pour ceux que cette critique a convaincu et pour les autres, sachez qu’Anno Dracula est épuisé et qu’aucune réédition n’est prévue. Seule solution pour découvrir cette référence de la littérature fantastique : courrir les occasions ou trouver une bonne bibliothèque. Hélas. |
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Pas français. sinon c'est bon et tu peux le publier en ligne. Regarde quels sont tes centres d'intéret principaux : il faut que tu t'entraines à travailler sur l'actualité. un livre qui est sur le point de sortir par exemple.
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