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Superman returns:
Superman – Bryan Singer Une icône du comics filmée par celui-là même qui redonna ses lettres de noblesse au genre au cinéma en 2001 en filmant des mutants qui luttaient moins contre un méchant maîtrisant le magnétisme que pour s’accepter et être accepté dans la société. Singer, le réalisateur des faux semblants, créateur de méchants comme des diamants bruts aux multiples facettes, de Keyser Söze à Magneto, semblait annoncer Superman comme l’Elu, le Messie des films de superhéros. Force est de constater qu’ici, c’est le film en lui-même qui est un faux semblant ! A défaut d’être une vision nouvelle d’un superhéros qui décide de revenir dans l’Amérique post-11 septembre, le film n’est rien moins qu’un immense (et vibrant) hommage au premier film de Richard Donner en 1978. De la première image de la forteresse de glace dans son décor immaculé avec la musique captivante de John Williams, jusqu’à la dernière image de l’envol de Superman dans l’espace et son fameux clin d’œil, le film en est le remake, reprenant des lignes de dialogue entières et donnant les même caractéristiques aux personnages (Loïs qui fait des fautes d’orthographes, le « Swell ! » de Clark, Lex qui demande à Miss Kitty, un clone de Miss Teschmacher, ce que lui disait son père sur le commerce de la terre…). Même si Singer a avoué qu’il ne dépasserait jamais le modèle, il filme les mêmes décors, les mêmes personnages, mais avec plus de moyens. La Forteresse de la Solitude n’a jamais été aussi grande, et la ferme de Smallville est toujours aussi belle dans ses couleurs chaudes et ces champs qui s’étendent à perte de vue. Alors, que reste-t-il de personnel au film de Singer ? en brassant tous les moments du film de Donner qui l’ont fait rêver, Singer s’égare un peu partout avec son héros, touchant juste par moments. Après 5 ans d’absence (ce qui remonte à 2001, l’année des attentats si on compte bien), Superman revient dans un monde corrompu et désabusé qui a renié totalement ses valeurs et qui il était. Son désir de reconnaissance encore plus accru, il est bientôt piégé entre cette reconnaissance disproportionnée de la foule qui acclame le « Man of Steel », et cette envie pourtant de n’être vue que par une seule personne : Loïs Lane. Une scène dans un ascenseur voit Clark noyé par la foule qui lit les exploits de son retour, alors qu’il tente désespérément de se faire reconnaître à Loïs à l’autre bout de l’ascenseur. Lors d’un énième vol de nuit « made in Singer » de Loïs et Superman, les deux amants, enveloppés dans une cape rouge, en apesanteur au dessus du monde, sont alors figés dans un éclat de nostalgie délivré par les yeux du réalisateur-enfant. Puis, comme un Superman en plein vol qui traverserait des zones de turbulences du à des trous d’air vides et creux, le film perd pied et s’emballe dans des imperfections : le plan de Lex Luthor ne rime à rien et n’est que purement symbolique, le personnage de l’enfant de Loïs était une bonne idée à plus exploiter, et le film accuse des ruptures de rythme, notamment avec une fin un peu longue qui peine à décider de son dénouement. Mais le superhéros finit par retomber sur ses bottes rouges lors de scènes magnifiques, où Singer filme Superman comme personne, touchant à l’essence même du personnage quand il monte le longs des rayons du soleil pour venir faire la lumière sur la terre. Car au final, Superman reste Superman, et qu’après 68 ans d’existence, le voir à l’écran nous arrache toujours au fond du cœur ce morceau de naïveté émerveillée et d’innocence, cette bouffée d’air frais tel un éclat de cristal pur qu’on croyait oublié mais qu’on ne perdra jamais… |
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Voici mes propres corrections sur cet article, j'ai essayé notamment de plus situer l'histoire et moins tout de suite tomber dans l'analyse du film:
Superman – Bryan Singer Une icône du comics filmée par celui-là même qui redonna ses lettres de noblesse au genre au cinéma en 2001 en filmant des mutants qui luttaient plus pour leur intégrité que contre l’habituel méchant aux superpouvoirs. Singer, le réalisateur des faux semblants, créateur de méchants comme des diamants bruts aux multiples facettes, de Keyser Söze à Magneto, semblait annoncer Superman comme l’Elu, le Messie des films de superhéros. Force est de constater qu’ici, c’est le film en lui-même qui est un faux semblant ! A défaut d’être une vision nouvelle d’un superhéros qui décide de revenir dans l’Amérique post-11 septembre, le film n’est rien moins qu’un immense (et vibrant) hommage au premier film de Richard Donner en 1978. De la première image de la cité de glace de Krypton dans son décor immaculé avec la musique captivante de John Williams, jusqu’à la dernière image de l’envol de Superman dans l’espace et son fameux clin d’œil, le film en est le remake, reprenant des lignes de dialogue entières et donnant les même caractéristiques aux personnages (Loïs qui fait des fautes d’orthographes, le « Swell ! » de Clark, Lex qui demande à Miss Kitty, un clone de Miss Teschmacher, ce que lui disait son père sur le commerce de la terre…). Même si Singer a avoué qu’il ne dépasserait jamais le modèle, il filme les mêmes décors, les mêmes personnages, mais avec plus de moyens. La Forteresse de la Solitude n’a jamais été aussi grande, et la ferme de Smallville est toujours aussi belle dans ses couleurs chaudes et ces champs qui s’étendent à perte de vue. Alors, que reste-t-il de personnel au film de Singer ? en brassant tous les moments du film de Donner qui l’ont fait rêver, Singer s’égare un peu partout avec son héros, touchant juste par moments. Après 5 ans d’absence (ce qui remonte à 2001, l’année des attentats si on compte bien), Superman revient dans un monde corrompu et désabusé qui a renié totalement ses valeurs et qui il était. Clark ne cherche alors plus qu’une chose, la reconnaissance qu’il a perdue pour redonner espoir au monde. Mais pendant ce temps-là, Lex Luthor, libéré de prison, a pris possession des cristaux de la Forteresse de Solitude et s’apprête à bâtir un monde de Ténèbres… Le film oscille donc maladroitement entre l’hommage naïf et émerveillé au film de Donner, tout en en essayant de moderniser el mythe, de lui donner de l’originalité et toutes les caractéristiques qui font maintenant le succès des films de superhéros. Lors d’un énième vol de nuit « made in Singer » de Loïs et Superman, les deux amants, enveloppés dans une cape rouge, en apesanteur au dessus du monde, sont alors figés dans un éclat de nostalgie délivré par les yeux du réalisateur-enfant. Puis, comme un Superman en plein vol qui traverserait des zones de turbulences du à des trous d’air vides et creux, le film perd pied et s’emballe dans des imperfections : le plan de Lex Luthor ne rime à rien et n’est que purement symbolique, le personnage de l’enfant de Loïs était une bonne idée à plus exploiter, et le film accuse des ruptures de rythme, notamment avec une fin un peu longue qui peine à décider de son dénouement. Mais le superhéros finit par retomber sur ses bottes rouges lors de scènes magnifiques, où Singer filme Superman comme personne, touchant à l’essence même du personnage quand il monte le longs des rayons du soleil pour venir faire la lumière sur la terre. Car au final, Superman reste Superman, et qu’après 68 ans d’existence, le voir à l’écran nous arrache toujours au fond du cœur ce morceau de naïveté émerveillée et d’innocence, tel un éclat de cristal pur qu’on croyait oublié mais qu’on ne perdra jamais… |
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De nouvelles corrections où j'ai essayé d'adopter une structure plus "carrée" et synthétique:
Superman – Bryan Singer. Les deux Supermen des temps modernes : d’un côté, une icône du comics qui n’a rien perdu de sa superbe, et de l’autre, un réalisateur fan du personnage qui a redonné ses lettres de noblesse au genre. Leur mariage était prometteur et semblait annoncer Superman returns comme le Messie, l’Elu des films de superhéros qui allait donner une bonne claque à tous les produits commerciaux du genre qu’on nous serinait depuis quelques temps déjà. Mais force est de constater qu’à l’instar de Keyser Söze dans Usual suspects, Singer nous a encore une fois tous dupés ! A défaut d’être une vision nouvelle d’un superhéros qui décide de revenir dans l’Amérique post-11 septembre, le film n’est rien moins qu’un immense (et vibrant) hommage au premier film de Richard Donner en 1978. De la première image de la cité de Krypton dans son décor immaculé avec la musique captivante de John Williams, jusqu’au dernier envol de Superman dans l’espace et son fameux clin d’œil, le film en est le remake, reprenant des lignes de dialogue entières et donnant les même caractéristiques aux personnages (Loïs qui fait des fautes d’orthographes, le « Swell ! » de Clark, un Lex toujours aussi facétieux et qui demande à Miss Kitty, un clone de Miss Teschmacher, ce que lui disait son père sur le commerce de la terre…). Même si Singer a avoué qu’il ne dépasserait jamais le modèle, il filme les mêmes décors, les mêmes personnages, mais avec plus de moyens. La Forteresse de la Solitude n’a jamais été aussi grande, et la ferme de Smallville est toujours aussi belle dans ses couleurs chaudes et ces champs qui s’étendent à perte de vue. Singer nous fait son Star Wars lors d’un générique intersidéral et même son Smallville en reprenant les traits de la série au début du film Lors de la scène de vol entre Loïs et Superman, le réalisateur-enfant filme ces deux amants enveloppés dans une cape rouge, en apesanteur au dessus du monde, comme figés dans un éclat de nostalgie. C’est bien là toute l’intention du film : délivrer un dernier souffle d’émerveillement et de naïveté dans cette époque trop noire et pessimiste. Alors, que reste-t-il de vraiment personnel au film de Singer ? En revendiquant ce film comme étant la suite directe des deux premiers Superman, Singer veut moderniser le mythe et lui apporter de la nouveauté. Mais c’est justement la partie où il est le moins pertinent. Comme un Superman qui traverserait des zones de turbulences du à des trous d’airs vides et creux, le film perd parfois pied et s’emballe dans des imperfections. On sent bien la volonté du réalisateur de rendre Superman plus humain, de le rendre plus « Clark Kent » en le confrontant à la vision d’une Loïs mariée et mère de famille et à ce qu’il aurait pu vivre en tant que terrien. Mais l’ensemble est un peu faible, et n’est pas soutenu par le plan diabolique de Lex Luthor qui ne rime pas à grand-chose et qui se veut purement symbolique. D’autres idées comme celle de l’enfant de Loïs se perdent en route et restent inexploitées, et la fin peine à décider de son dénouement. Mais le superhéros finit par retomber sur ses bottes rouges lors de scènes magnifiques. Par intermittences, Singer filme Superman comme personne, touchant à l’essence même du personnage quand il monte le long des rayons du soleil pour venir faire la lumière sur la terre. Car au final, Superman reste Superman, et qu’après 68 ans d’existence, le voir voler à l’écran nous arrache toujours au fond du cœur ce morceau de naïveté émerveillée et d’innocence, tel un éclat de cristal pur qu’on croyait oublié au fond de nous mais qu’on ne perdra jamais… |
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