|
|
|||||||
| S'inscrire | Blogs | FAQ | Membres | Calendrier | Recherche | Messages du jour | Marquer les forums comme lus |
| LinkBack | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
|||
|
TROIS VIES ET UNE SEULE MORT de RAOUL RUIZ – 1996
Raoul Ruiz aborde une nouvelle fois les obscurs aspects de la personnalité et de la psychologie dans Trois vies et une seule mort. Il traite de la personnalité multiple au travers de quatre histoires extraordinaires et surréalistes narrées par la voix familière de Pierre Bellemare. L’instauration d’une voix off permet les transitions entre les différents récits et sème le trouble quand au point de vue du réalisateur. Raoul Ruiz filme quatre histoires en apparence distincte qui vont se mêler et s’entrechoquer : la première histoire est celle d’un homme, Matéo, qui quitte le domicile familiale pour habiter en face de chez lui. Il reste vingt ans dans cet appartement, puis décide de tuer le nouveau mari de son ex-femme et de rentrer au domicile conjugal, sans explication, comme si rien ne s’était passé. La seconde histoire raconte comment un homme, Georges Vickers, professeur à la Sorbonne, s’égare et devient mendiant. La troisième histoire parle d’un jeune couple dans la misère qui reçoit soudain en héritage une fortune d’un inconnu et doit supporter les fantaisies du majordome La Cloche, de leur nouvelle magnifique propriété. Enfin, l’histoire d’un homme d’affaires, Luc Allamand, qui pour justifier certaines opérations, s’invente une famille imaginaire qui débarque dans sa vie. Le principal point commun entre ces récits est la présence de l’acteur Marcello Mastroianni comme protagoniste de chaque histoire (mendiant, majordome, professeur, amant, mari, père). Il interprète les héros des quatre histoires en abordant chaque personnage avec sa propre gestuelle. Le travail qu’il effectue est remarquable, tantôt triste, tantôt fou. Mastroianni s’amuse à être plusieurs et son plaisir est communicatif. La mise en scène de Raoul Ruiz dissimule les indices de son intrigue dès la première séquence du film. Les histoires ne cesseront de se recouper, ainsi que leurs personnages, objets (la cloche), animaux (poussins et serpent), lieux (le café), etc, qu’il réunira dans la dernière séquence du film pour un démêler de toutes les histoires et une confrontation de tous les personnages. Ruiz joue aussi avec le temps : souvenirs, flash-back, boucle du temps, dialogues répétitifs. L’imaginaire et la rêverie prennent une grande place dans son récit : suivant l’humeur des personnages, les décors, les effets de transparences, les couleurs, jeu de prise de vues (caméra renversée). Il mêle ainsi par des effets de styles ses thèmes récurrents : amour, adultère, peur et crime. L’absurde aussi possède, bien entendu, toute sa place (séquence du crime du mari de son ex-femme). Le thème central reste néanmoins, le faux-semblant : cet homme qui trompe son monde et dont Ruiz donne raison par sa mise en scène fantastique. Il aborde le sujet d’une multiplicité de vies dans chaque être. Son héros ne fait pas de choix entre ses vies, il choisit au contraire de les vivre toutes. C’est ce que Ruiz qualifiera de système de compression, puisque les hommes de chaque histoires racontées ne font qu’un. N’oublions pas la partition musicale de Jorge Arriagada, qui comme la voix de Pierre Bellemare sert de transition et alterne entre légèreté et sonorités inquiétantes pour densifier les ambiances du film. Le scénario de Trois vies et une seule mort scelle la collaboration avec Pascal Bonitzer, que Ruiz retrouvera pour décliner les mêmes thèmes dans Généalogies d’un crime. Le DVD comprend une interview de Raoul Ruiz et de Melvil Poupaud, ainsi que des séquences commentées par Frédéric Bonnaud et un court métrage de Ruiz : « Colloques de chiens ». Le film est en version française stéréo, avec sous titres anglais et portugais, à partir de 19,90€. Cécile DUVAL |
|
|||
|
Citation:
|
|
|||
|
J'ai suivi vos indications et modifié la présentation des bonus:
TROIS VIES ET UNE SEULE MORT de RAOUL RUIZ – 1996 Raoul Ruiz aborde une nouvelle fois les obscurs aspects de la personnalité et de la psychologie dans Trois vies et une seule mort. Il traite de la personnalité multiple au travers de quatre histoires extraordinaires et surréalistes narrées par la voix familière de Pierre Bellemare. L’instauration d’une voix off permet les transitions entre les différents récits et sème le trouble quand au point de vue du réalisateur. Raoul Ruiz filme quatre histoires en apparence distincte qui vont se mêler et s’entrechoquer : la première histoire est celle d’un homme, Matéo, qui quitte le domicile familiale pour habiter en face de chez lui. Il reste vingt ans dans cet appartement, puis décide de tuer le nouveau mari de son ex-femme et de rentrer au domicile conjugal, sans explication, comme si rien ne s’était passé. La seconde histoire raconte comment un homme, Georges Vickers, professeur à la Sorbonne, s’égare et devient mendiant. La troisième histoire parle d’un jeune couple dans la misère qui reçoit soudain en héritage une fortune d’un inconnu et doit supporter les fantaisies du majordome La Cloche, de leur nouvelle magnifique propriété. Enfin, l’histoire d’un homme d’affaires, Luc Allamand, qui pour justifier certaines opérations, s’invente une famille imaginaire qui débarque dans sa vie. Le principal point commun entre ces récits est la présence de l’acteur Marcello Mastroianni comme protagoniste de chaque histoire (mendiant, majordome, professeur, amant, mari, père). Il interprète les héros des quatre histoires en abordant chaque personnage avec sa propre gestuelle (frottement des mains du majordome, courbure du dos du mendiant, balancement de Matéo). Le travail qu’il effectue est remarquable, tantôt triste, tantôt fou. Mastroianni s’amuse à être plusieurs et son plaisir est communicatif. La mise en scène de Raoul Ruiz dissimule les indices de son intrigue dès la première séquence du film. Les histoires ne cesseront de se recouper, ainsi que leurs personnages, objets (la cloche), animaux (poussins et serpent), lieux (le café), etc, qu’il réunira dans la dernière séquence du film pour un démêler de toutes les histoires et une confrontation de tous les personnages. Ruiz joue aussi avec le temps : souvenirs, flash-back, boucle du temps, dialogues répétitifs. L’imaginaire et la rêverie prennent une grande place dans son récit : suivant l’humeur des personnages, les décors, les effets de transparences, les couleurs, jeu de prise de vues (caméra renversée). Il mêle ainsi par des effets de styles ses thèmes récurrents : amour, adultère, peur et crime. L’absurde aussi possède, bien entendu, toute sa place (séquence du crime du mari de son ex-femme). Le thème central reste néanmoins, le faux-semblant : cet homme qui trompe son monde et dont Ruiz donne raison par sa mise en scène fantastique. Il aborde le sujet d’une multiplicité de vies dans chaque être. Son héros ne fait pas de choix entre ses vies, il choisit au contraire de les vivre toutes. C’est ce que Ruiz qualifiera de système de compression, puisque les hommes de chaque histoires racontées ne font qu’un. N’oublions pas la partition musicale de Jorge Arriagada, qui comme la voix de Pierre Bellemare sert de transition et alterne entre légèreté et sonorités inquiétantes pour densifier les ambiances du film. Le scénario de Trois vies et une seule mort scelle la collaboration avec Pascal Bonitzer, que Ruiz retrouvera pour décliner les mêmes thèmes dans Généalogies d’un crime. Les suppléments du DVD comprennent une interview de Raoul Ruiz et de Melvil Poupaud, ainsi que des séquences commentées par Frédéric Bonnaud qui offre un autre point de vue au film et de nouvelles pistes de réflexion. On y trouve également un court métrage de Raoul Ruiz : « Colloques de chiens ». DVD Zone 2, PAL, Tous publics, Format 16/9 compatible 4/3, Format respecté 1.66, Film en couleurs, Français Dolby Digital 2.0, Sous-titres : Anglais et Portugais. Disponible à partir de 19,90€. Cécile DUVAL |
|
|||
|
Citation:
|
|
|||
|
J'ai allégé les paragraphes et reformulé certains passages.
TROIS VIES ET UNE SEULE MORT de RAOUL RUIZ – 1996 Raoul Ruiz aborde une nouvelle fois les obscurs aspects de la personnalité et de la psychologie dans "Trois vies et une seule mort". Il traite de la personnalité multiple au travers de quatre histoires extraordinaires et surréalistes narrées par la voix familière de Pierre Bellemare. Raoul Ruiz filme quatre histoires en apparence distincte qui vont se mêler et s’entrechoquer : Celle d’un homme, Matéo, qui quitte le domicile familiale pour habiter en face de chez lui. Celle de Georges Vickers, professeur à la Sorbonne qui devient mendiant. L’histoire d’un jeune couple dans la misère qui reçoit soudain en héritage une fortune et une propriété d’un inconnu et doit supporter les fantaisies du majordome, La Cloche. Enfin, l’histoire d’un homme d’affaires, Luc Allamand, qui pour justifier certaines opérations, s’invente une famille imaginaire qui débarque dans sa vie. L’acteur Marcello Mastroianni est le protagoniste principal des quatre récits : Il est tour à tour, mendiant, majordome, professeur, amant, mari et père. Pour incarner ces différents héros, l’acteur italien a attribué à chaque personnage une gestuelle propre : Frottement des mains du majordome, courbure du dos du mendiant, balancement de Matéo. Le travail qu’il effectue est remarquable, tantôt triste, tantôt fou. Mastroianni s’amuse à être plusieurs et son plaisir est communicatif. Le thème central du film est celui du faux-semblant : Ruiz aborde le sujet d’une multiplicité de vies dans chaque être. Son héros ne fait pas de choix entre ses vies, il choisit au contraire de les vivre toutes. C’est ce que Ruiz qualifiera de système de compression, puisque les hommes de chaque histoires racontées, ne font qu’un. Pour signifier les recoupements entre les récits, Raoul Ruiz dissimule des indices : objets (la cloche), animaux (poussins et serpent), lieux (café) et personnages eux-mêmes. Il n’oublie pas pour autant, les thèmes qui lui tiennent à cœur : amour, adultère, peur et crime, qu’il traite avec des effets de styles caractéristiques de sa mise en scène : effets de transparences, couleurs et jeux de prise de vue (caméra renversée). Tandis que le scénario complexe de Trois vies et une seule mort, scelle sa collaboration avec Pascal Bonitzer, que Ruiz retrouvera pour décliner les mêmes thèmes dans "Généalogies d’un crime". Les suppléments du DVD comprennent une interview de Raoul Ruiz et de Melvil Poupaud, ainsi que des séquences commentées par Frédéric Bonnaud qui offre un autre point de vue au film et de nouvelles pistes de réflexion. On y trouve également un court métrage de Raoul Ruiz : « Colloques de chiens ». « Trois vies et une seule mort », un film de Raoul Ruiz réalisé en 1996, avec Marcello Mastroianni, Anna Galiena, Chiara Mastroianni et Melvil Poupaud. DVD Zone 2, PAL, Tous publics, 123min, Français Dolby Digital 2.0, Sous-titres : Anglais et Portugais, Format 16/9 compatible 4/3, Format respecté 1.66, Film en couleurs. Disponible à partir de 19,90€ aux éditions Gemini Films. Cécile DUVAL |
|
|||
|
Citation:
|
|
|||
|
Modification de la structure et reformulation.
TROIS VIES ET UNE SEULE MORT de RAOUL RUIZ – 1996 Raoul Ruiz aborde une nouvelle fois les obscurs aspects de la personnalité et de la psychologie dans « Trois vies et une seule mort ». Il traite de la personnalité multiple au travers de quatre histoires extraordinaires et surréalistes narrées par la voix familière de Pierre Bellemare. Raoul Ruiz filme quatre récits en apparence distincte qui vont se mêler et s’entrechoquer : Celle d’un homme, Matéo, qui quitte le domicile familiale pour habiter en face de chez lui. Celle de Georges Vickers, professeur à la Sorbonne qui devient mendiant. L’histoire d’un jeune couple dans la misère qui reçoit soudain en héritage une fortune et une propriété d’un inconnu et doit supporter les fantaisies du majordome, La Cloche. Enfin, l’histoire d’un homme d’affaires, Luc Allamand, qui pour justifier certaines opérations, s’invente une famille imaginaire qui débarque dans sa vie. Le thème central du film est celui du faux-semblant : Ruiz aborde le sujet d’une multiplicité de vies dans chaque être. Son héros ne fait pas de choix entre ses vies, il choisit au contraire de les vivre toutes. C’est ce que Ruiz qualifiera de système de compression, puisque les hommes de chaque histoires racontées, ne font qu’un. Cet homme est joué par Marcello Mastroianni : L’acteur est tour à tour, mendiant, majordome, professeur, amant, mari et père. Pour incarner ces différents héros, il a attribué à chaque personnage une gestuelle propre : Frottement des mains du majordome, courbure du dos du mendiant, balancement de Matéo. Le travail qu’il effectue est remarquable, tantôt triste, tantôt fou. Mastroianni s’amuse à être plusieurs et son plaisir est communicatif. Ce héros s’inscrit dans un scénario complexe, écrit en collaboration avec Pascal Bonitzer, que Raoul Ruiz retrouvera dans « Généalogies d’un crime » pour traiter des thèmes qui lui tiennent à cœur : amour, adultère, peur et crime. Tous ces éléments font de « Trois vies est une seule mort » un cocktail très « Ruizien ». Les suppléments du DVD comprennent une interview de Raoul Ruiz et de Melvil Poupaud, ainsi que des séquences commentées par Frédéric Bonnaud qui offre un autre point de vue au film et de nouvelles pistes de réflexion. On y trouve également un court métrage de Raoul Ruiz : « Colloques de chiens ». « Trois vies et une seule mort », un film de Raoul Ruiz réalisé en 1996, avec Marcello Mastroianni, Anna Galiena, Chiara Mastroianni et Melvil Poupaud. DVD Zone 2, PAL, Tous publics, 123min, Français Dolby Digital 2.0, Sous-titres : Anglais et Portugais, Format 16/9 compatible 4/3, Format respecté 1.66, Film en couleurs. Disponible à partir de 19,90€ aux éditions Gemini Films. Cécile DUVAL |
|
|||
|
Ne pas abuser des retour chariot. bon pour publication après correction des maladresses.
Citation:
|
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|
|
||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| Au front, Anne Tristan | Valérie | Articles postés par les membres de l'atelier | 7 | 23/08/2006 17h04 |
| L'imposteur Singer: Superman returns | Tiphrène | Articles postés par les membres de l'atelier | 2 | 25/07/2006 10h11 |