The Gathering - Home
Depuis 1999 et how to measure a planet, The Gathering pratique un métal progressif aérien d’une beauté rare. Chacun de leurs albums est attendu avec impatience et Home ne déroge pas à la règle.
L’entame de shortest day surprend par sa ressemblance avec Garbage, tant musicalement que vocalement, mais comme ne le dit pas l’expression : chassez le batave, il revient au galop ! La charmante Anneke enchante cet album de sa voix cristalline qui se pose sur les mélodies telle une feuille sur une étendue d’eau calme. Elle est portée par les désormais habituelles sonorités électro ainsi que par guitares, basse et batterie qui se font très présents sur certains titres. Cette dose de rock’n roll s’intègre à merveille à l’ensemble, à l’image de noise severe qui prend place entre fatigue, instrumental indus à la Nine Inch Nails, et forgotten, tendre étreinte entre voix et piano.
Bien qu’il ne nous transporte ni à la Havane ni à Bombay – ce serait surprenant pour des Hollandais – le 12ème album de The Gathering est une invitation au voyage. On s’y laisse envelopper comme dans des draps, on s’abandonne au rêve et on explore d’immenses contrées inconnues de notre imaginaire. Home est donc une réussite qui, s’il ne révolutionne pas le style des Néerlandais, le fait progresser en douceur sur le chemin choisi par ce groupe atypique et novateur.
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