Lacuna Coil - Karmacode
Les fans de gothic-metal à l’italienne ont attendu près de 4 longues années la sortie de Karmacode. Pour cette 5ème réalisation Lacuna Coil continue de n’en faire qu’à sa tête dans une scène parfois trop stéréotypée.
La première surprise à la sortie de Karmakode vint de la stratégie de communication choisie pour promouvoir ce nouvel album. Le sticker présent sur le boîtier annonçait « Lacuna Coil, le néo métal au féminin ». Crevons l’abcès dès maintenant : 2 ans après le succès mondial d’Evanescence le groupe a-t-il préféré la rentabilité à l’authenticité artistique ? Le sextuor transalpin ne s’en cache pas, la composition de cet album a été fortement marquée par leur découverte des Etats-Unis, et ça s’entend. Il est toujours délicat de juger de l’évolution d’un artiste, il y a les intégristes de l’immobilisme et ceux qui ne conçoivent pas que deux albums se ressemblent. Ce nouvel opus amorce indéniablement un virage américain avec une guitare rythmique et des lignes de basse faisant parfois penser à Korn, c’est à s’y méprendre sur what I see. Pour le titre suivant c’est le phrasé d’Andrea – la voix masculine – qui flirte avec le rap, caractéristique du néo-metal. On remarque enfin la présence de mélodies orientalisantes du meilleur effet. Malgré ces modifications Lacuna Coil ne vend pas son âme au diable et reste très reconnaissable
S’il est indéniable que le groupe a mis du coca dans son chianti aucune catastrophe n’est à déplorer. Les ficelles sont un peu grosses sur certains titres mais Lacuna Coil ne cesse pas totalement d’inventer et cet album ravira ceux qui attendaient une passerelle entre le gothic-metal européen et la scène américaine.
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