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Diplômée de l'Institut de Langues Orientales en Langue et littérature japonaises Aude Fieschi est une globe-trotteuse, mais de son Sénégal natal à l’Australie en passant par l’Europe de l’Est elle a conservé sa passion pour l’étude de la civilisation japonaise. Après nous avoir dévoilé l’art du kimono, elle s’attaque au masque du samouraï.
Aude Fieschi nous convie au milieu du XIXe siècle pour un aller-retour de 700 ans. Dans les années 1850 le Japon s’ouvre au monde et découvre l’Autre, l’étranger. C’est l’occasion d’une redéfinition de la place du pays et de la qualité de ses habitants par rapport à l’Asie et au reste du monde. En 1905 parait l’ouvrage de Nitobe Inazo intitulé Bushido, the soul of Japan qui explique « l’âme japonaise » par l’étude de la voie du guerrier. L’auteur s’interroge sur la pertinence de cette assimilation entre le peuple japonais et les préceptes d’une élite. Elle se lance donc à la poursuite du samouraï qui, de simple guerrier-paysan au XIIe siècle, s’est changé en soldat d’élite 700 ans plus tard. Il ne suffit pas de porter deux sabres et une armure pour être un samouraï, il faut avant tout faire preuve de courage au combat, être loyal à son seigneur et placer l’honneur en tête de toutes les vertus. Après les valeurs essentielles du guerrier l’auteur dresse un rapide panorama de l’histoire du Japon médiéval, avant de s’intéresser à ses attributs et à son éducation. Ce chapitrage est révélateur du principal défaut du livre : il est un peu trop scolaire. Si on apprend beaucoup, l’analyse est très discrète pour ce genre littéraire. La lecture du masque du samouraï se révèle tout de même plaisante et on appréciera la qualité de l’édition. Le papier légèrement écru illumine le texte et repose l’œil, le texte est aéré et enrichi d’illustrations de très bonne facture. Enfin les paragraphes sont séparés par de superbes dessins sphériques tous différents. Ce beau livre plein de promesses oscille entre pédagogie et analyse, ce qui le rend intéressant et relativement accessible mais parfois décevant. |
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Diplômée de l'Institut de Langues Orientales en Langue et littérature japonaises Aude Fieschi est une globe-trotteuse, mais de son Sénégal natal à l’Australie en passant par l’Europe de l’Est elle a conservé sa passion pour l’étude de la civilisation japonaise. Après nous avoir dévoilé l’art du kimono, elle s’attaque au masque du samouraï.
Aude Fieschi nous convie au milieu du XIXe siècle pour un aller-retour de 700 ans. Dans les années 1850 le Japon s’ouvre au monde et découvre l’Autre, l’étranger. C’est l’occasion d’une redéfinition de la place du pays et de la qualité de ses habitants par rapport à l’Asie et au reste du monde. En 1905 parait l’ouvrage de Nitobe Inazo intitulé Bushido, the soul of Japan qui explique « l’âme japonaise » par l’étude de la voie du guerrier. L’auteur s’interroge sur la pertinence de cette assimilation entre le peuple japonais et les préceptes d’une élite. Elle se lance donc à la poursuite du samouraï qui, de simple guerrier-paysan au XIIe siècle, s’est changé en soldat d’élite 700 ans plus tard. Il ne suffit pas de porter deux sabres et une armure pour être un samouraï, il faut avant tout faire preuve de courage au combat, être loyal à son seigneur et placer l’honneur en tête de toutes les vertus. Après les valeurs essentielles du guerrier l’auteur dresse un rapide panorama de l’histoire du Japon médiéval, avant de s’intéresser à ses attributs et à son éducation. Ce chapitrage est révélateur du principal défaut du livre : il est un peu trop scolaire. Certes on apprend beaucoup mais on attend d’un essai une analyse plus originale. La lecture du masque du samouraï se révèle tout de même plaisante et on appréciera la qualité de l’édition. Le papier légèrement écru illumine le texte et repose l’œil, le texte est aéré et enrichi d’illustrations de très bonne facture. Enfin les paragraphes sont séparés par de superbes dessins sphériques tous différents. Ce beau livre plein de promesses oscille entre pédagogie et analyse, ce qui le rend intéressant et relativement accessible mais parfois décevant. |
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| Trois exemplaires de Karoo boy | Francis Rozange | Les Jeux Concours de La Factory | 17 | 01/12/2006 11h37 |