Les Fatals Picards - Pamplemousse mécanique
Quelle aubaine pour le prochain spot du conseil régional de Picardie : au moment où le phénomène Marly-Gaumont décline un peu, Kamini est relayé par les Fatals Picards ! Leurs chansons humoristiques séduisent de plus en plus : après avoir été signés par la Warner ils ont été choisis pour représenter la France à l’Eurovision.
L’amour à la française, qui aura la lourde tâche de faire oublier l’oiseau et l’enfant le 12 mai, ne figure pas sur Pamplemousse mécanique et sera incorporé à une seconde version de l’album prévue pour le 23 avril. Il complètera les 16 titres de la première mouture de ce délire bigarré. La recette de base est toujours la même : de la variété française, un peu de rock légèrement mâtiné de punk et des textes hilarants. Les fatals Picards maîtrisent aussi la parodie et le montrent sur monter le pantalon à la sauce Zebda ou sur Cure toujours, drôlissime cri de douleur new wave d’un gothique qui a du mal à rester triste. L’album comprend également une reprise rock de Partenaire particulier hélas trop proche de l’original. C’est l’un des rares moments où on est déçu par le manque d’originalité et il faut dire qu’ils placent la barre haut en consacrant une chanson à Bernard Lavilliers, au monde désespérément parfait d’Amélie Poulain ou à un groupe de reggae composé de dictateurs. L’ultime pitrerie du groupe dure 27 minutes et rassemble des sketches et des chansons courtes.
En bref Pamplemousse mécanique est drôle, très drôle même parfois trop. Les Fatals Picards veulent faire rire à tout prix et ils y parviennent mais un titre comme française des jeux, à la fois amusant et tendre, est hélas trop isolé dans cette débauche de fantaisie. Les meilleures friandises peuvent parfois écoeurer.
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