Tout sur Ségo - BD
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vie de Ségolène Royal avec des images, de l’humour et sans photo d’elle faisant du monokini sur la plage. Plutôt drôle et pas racoleur, voilà qui n’est pas banal en ce moment. Qui n’a pas son petit Royal illustré ?
Comme le montre la couverture le dessin est dans la lignée des BD les profs, les pompiers, etc … ces caricatures réalistes n’ont rien de révolutionnaire sur le plan technique mais remplissent leur rôle. L’histoire qui nous est comptée est celle de Marie-Ségolène, fille de militaire conservateur – pléonasme ? – qui fut élevée dans la foi et l’amour de la patrie avec ses 7 frères et sœurs. Une fois son bac en poche, alors qu’on la voit devenir une mère attentionnée, soumise à son mari et bonne cuisinière, elle part en fac de sciences éco, c’est le début de la rébellion. . On est d’emblée attendri par la fille coincée affublée d’une robe rose et d’un serre-tête qui découvre un amphi d’université à travers d’immenses lunettes-hublot. Elle perd sa naïveté sur les bancs de sciences po, puis de l’E.N.A. où elle rencontre François Hollande. Trop brillante en politique s’attire les foudres des ténors du parti, estomaqués de la voir, sous les traits de Jeanne d’Arc, conquérir la région Poitou-Charentes en 2004. Pour la première fois depuis le début de l’album le dessin se transforme ; oubliées les lunettes et les tenues ridicules, Ségolène est belle, souriante et toujours vêtue de ses désormais classiques tailleurs. La suite vous la connaissez, elle cloue sur place les éléphants du P.S. – et n’hésite pas à les doubler par la droite – jusqu’à la consécration du 17 novembre 2006 et la victoire aux primaires. Tout sur Ségo pourrait être sous-titré « tout pour Ségo ». Des dessins au scénario elle est attachante, séduisante et surtout méritante. Mis à part Mitterrand tous les hommes qu’elle croise lui mettent des bâtons dans les roues mais ils sont tournés en ridicule, de son père aux éléphants du P.S. en passant par François Hollande représenté petit, rond et totalement dominé. En politique comme à la maison c’est elle qui porte la culotte et non sans l’avoir gagnée.
La BD se veut humoristique et elle l’est mais elle pêche par son manque d’originalité. Il est vrai qu’en restant classique sur un tel sujet il est difficile de ne pas reprendre les mécanismes comiques des caricaturistes de presse ou de télévision. Sans mourir de rire on apprend – ou on se remémore – des choses sur elle ou sur l’actualité politique de ces 40 dernières années tout en passant un bon moment.
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