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Voici la chronique du très bon Boondocks - tome 5 de Aaron McGruder
The Boondocks: ma femme est blanche et elle me déteste Derrière ce titre étrange, mais qui ne laisse pas indifférent se cache les dernières aventures des personnages inventés par Aaron McGruder. Moins connue en France, mais véritable carton aux Etats-Unis au point d’être adapté en dessin animé, The Boondocks raconte l’histoire d’une galerie de personnages de communauté noire fustigeant les luttes et les engagements politiques américains le long de comics-strip. Les comics-strip sont ces petites histoires de BD déclinées sur trois ou quatre cases, qu’on trouve généralement publiées à la fin des journaux, et qui se finissent par un bon gag. Beaucoup de BD se sont d’ailleurs essayées au genre sans vraiment réussir à faire rire et en essayant juste d’amuser ou de tirer un sourire avec l’aspect « cartoon » de leurs personnages. Mais ici, dans la « banlieue ennuyeuse » (signification du mot « Boondocks »), au contraire, vous êtes sûrs d’y trouver votre compte. Sur seulement trois cases, qui fonctionnent souvent avec le même dessin, McGruder déploie un humour intelligent et très fin avec à peine quelques lignes de dialogues efficaces et qui font mouche, ne tombant jamais dans le gag facile, et créant toujours la surprise. Ecrits à la suite de l’élection de Bush en Novembre 2000 contre le démocrate Al Gore, ces strips se doublent d’un regard acidulé sur cette période, baignant la BD d’un ton politique très marqué. Des évènements qui pourraient rendre l’humour de ces cases un peu daté, mais dont on s’aperçoit avec délice et horreur combien elles sont toujours d’actualité. Avec cet humour frondeur qui émane de pratiquement chaque personnage, McGruder joue avec notre mémoire collective et les évènements qui ont émaillé cette époque, des émissions à scandale d’Oprah Winfrey ou Jerry Springer à l’acquittement de Puff Daddy, pour en parler directement et démontrer les absurdités et les contradictions de la politique américaine. Certains strips au ton très provocateurs se voient même censurés et barrés de noir. Et à la réponse de l’auteur qui explique qu’ils ne représentent aucunement ces idées personnelles, sonne alors encore plus fort le triste constat que nous vivons dans une époque où la liberté d’expression reste encore restreinte. Du voisin Mr Dunois qui se fait virer de chez lui par sa femme pour divergence idéologique au papy qui réclame souvent son cadeau d’anniversaire, c’est comme d’habitude les frères Huey et Riley Freeman (un nom pertinent pour des gens qui revendiquent la liberté d’opinion) qui remportent les honneurs, véritables mascottes de cette BD. A la fois engagés dans la lutte pour les droits civils, le respect des croyances de leur communauté et le droit d’obtenir enfin ce qu’ils désirent de la part du Père Noël, ces deux chenapans, dignes héritiers de Calvin et Hobbes, nous font mourir de rire de leur machiavélisme et de leur mordante ironie, représentant parfaitement le vieil adage : « La vérité sort de la bouche des enfants ». Alors, si en plus elle fait rire, il serait dommage de se priver de les adopter. |
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Voici mes correctiosn sur le tome 5 de Boondocks
Véritable carton aux Etats-Unis au point d’être une série animée, The Boondocks raconte l’histoire d’une communauté noire qui fustige à eux seul les luttes et les engagements politiques américains. Ce tome rassemble notamment tous les comics-strips, ces petites cases de BD qui font rire à la fin des journaux, écrits en novembre 2000, suite à l’élection de Bush contre le démocrate Al Gore, se doublant alors d’un ton politique marqué. Entre Mr Dunois qui se fait virer de chez lui parce qu’il accuse sa femme de le « tromper » avec le candidat à la présidence Ralph Nader, Papy Freeman qui essaye d’accueillir ce noir qui s’est fait virer par sa femme blanche et les deux frères Huey et Riley qui veulent rétablir la fête religieuse afro-américaine Kwanzaa, l’humour fin de McGruder se déchaîne le long de références à cette période toujours bien actuelle. Un humour acide et provocateur qui met en valeur au fil des pages l’absurdité et les contradictions de la politique américaine. Ou comment le Gouvernement verrouille tout site à caractère pornographique mais autorise les enfants à regarder des documents sur la politique économique et environnementale de Bush tout aussi choquant ! Certains strips se voient même barrés de noirs et censurés (de peur de froisser « nos amis les grands patrons » dixit l’auteur) comme ceux sur le code DECSS qui permet de casser toute protection des DVD. A la réponse de l’auteur qui explique qu’ils ne représentent aucunement ces idées personnelles, sonne alors encore plus fort le triste constat que nous vivons dans une société hypocrite et où la liberté d’expression reste encore restreinte. Parmi toutes ces mises en situation et ces galeries de personnages truculents, c’est encore Huey et Riley Freeman qui remportent tous les honneurs. Dignes héritiers de Calvin et Hobbes, ces deux frères sont si fiers de leurs origines qu’ils poussent le vice à adopter des noms de gangsters pour effrayer et faire chanter le Père Noël ! Leur mordante ironie et leur machiavélisme illustrent parfaitement le vieil adage bien connu que « la vérité sort de la bouche des enfants ». Alors, si en plus elle fait rire, il serait dommage de se priver de les adopter. |
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C'est bien meilleur, presque impeccable
Citation:
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Voici mes nouvelles corrections:
Véritable carton aux Etats-Unis au point d’être une série animée, The Boondocks raconte l’histoire d’une communauté noire qui rassemblent à eux seuls tous les clichés qu’on peut leur attribuer pour mieux nous en faire rire. Ce tome rassemble notamment tous les comics-strips, ces petites cases humoristiques comme Dilbert, écrits en novembre 2000, suite à l’élection de Bush contre le démocrate Al Gore, leur donnant un ton encore plus acide sur l’actualité. Entre Mr Dunois qui se fait virer de chez lui parce qu’il accuse sa femme de le « tromper » avec Ralph Nader, Papy Freeman qui accueille ce noir qui s’est fait virer par sa femme blanche et les deux frères Huey et Riley qui veulent rétablir la fête religieuse afro-américaine Kwanzaa, l’humour fin de McGruder se déchaîne le long de références à cette période toujours bien actuelle. Un humour acide et provocateur qui met en valeur au fil des pages l’absurdité et les contradictions de la politique américaine. Une case voit Huey surpris qu’on lui interdise tout site à caractère pornographique mais qu’on lui laisse voir des documents sur la politique économique et environnementale de Bush tout aussi choquant ! Certains strips se voient même barrés de noirs et censurés (de peur de froisser « nos amis les grands patrons » dixit l’auteur) comme ceux sur le code DECSS qui permet de casser toute protection des DVD. En expliquant que ses cases ne représentent aucunement ses idées personnelles, l’auteur appuie encore plus sonne le fait que nous vivons dans une société hypocrite et où la liberté d’expression reste encore restreinte. Parmi toutes ces mises en situation et ces galeries de personnages truculents, c’est encore Huey et Riley Freeman qui remportent tous les honneurs. Les voir si fiers de leurs origines qu’ils en poussent le vice à adopter des noms de gangster pour faire chanter le Père Noël est à mourir de rire. Dignes héritiers de Calvin et Hobbes, ces deux frères illustrent parfaitement par leur machiavélisme et leur mordante ironie le vieil adage bien connu : « la vérité sort de la bouche des enfants ». Alors, si en plus elle fait rire, il serait dommage de se priver de les adopter. |
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Mes nouvelles corrections:
Véritable carton aux Etats-Unis au point d’être une série animée, The Boondocks raconte l’histoire d’une communauté noire qui fustigent leur propres engagements et revendications. Ce cinquième tome rassemble notamment des comics-strips à l’humour encore plus acide, car ils ont été écrits en réaction à l’élection de Bush en Novembre 2000. Entre Mr Dunois qui se fait virer de chez lui parce qu’il accuse sa femme de le « tromper » avec le candidat Ralph Nader, Papy Freeman qui essaye d’accueillir ce noir qui s’est fait virer par sa femme blanche, et les deux frères Huey et Riley qui veulent rétablir la fête religieuse Kwanzaa, McGruder émaille ces histoires de références à cette période toujours bien actuelle. Ces strips provocateurs mettent en valeur au fil des pages l’absurdité et les contradictions de la politique américaine. Ou comment le Gouvernement verrouille tout site à caractère pornographique mais autorise les enfants à lire des documents sur la politique économique et environnementale de Bush tout aussi choquant ! Certains strips se voient même barrés de noirs et censurés (de peur de froisser « nos amis les grands patrons » dixit l’auteur) comme ceux sur le code DECSS qui permet de casser toute protection des DVD. A la réponse de l’auteur qui explique qu’ils ne représentent pourtant aucunement ces idées personnelles, sonne alors encore plus fort le triste constat que nous vivons dans une société hypocrite à la liberté d’expression assez restreinte. Parmi tous ces personnages truculents mis en situations, c’est encore Huey et Riley Freeman qui remportent tous les honneurs. Dignes héritiers de Calvin et Hobbes, ces deux frères redoublent de machiavélisme pour faire chanter le Père Noël et avoir enfin ce qu’ils désirent. Leur regard cynique sur le monde illustre parfaitement l’adage bien connu de la vérité qui sort de la bouche des enfants. Alors si en plus elle fait rire, il serait dommage de ne pas les adopter… |
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Merci de me dégager le plan de l'article, (idée introduction, idée 1, transition, idée2, etc.)
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Pour la première phrase, j'ai comme d'habitude du mal à définir le concept de la BD. Pour moi, ce sont des noirs qui caricaturent à l'extrème les clichés qu'on leur attribue (Huey et Riley qui veulent jouer les racailles pour "racketter" le Père Noël, le mari noir qui se fait virer par sa femme blanche pour divergence idéologique et qui se réconcilie avec elle lors d'un débat politique qui a des allures de retrouvailles romantiques...)
Voilà pour le plan: INTRO : Véritable carton aux Etats-Unis au point d’être une série animée, The Boondocks raconte l’histoire d’une communauté noire qui fustigent leur propres engagements et revendications. Ce cinquième tome rassemble notamment des comics-strips à l’humour encore plus acide, car ils ont été écrits en réaction à l’élection de Bush en Novembre 2000. HISTOIRE : des histoires croisées en lien avec l’actualité Entre Mr Dunois qui se fait virer de chez lui parce qu’il accuse sa femme de le « tromper » avec le candidat Ralph Nader, Papy Freeman qui essaye d’accueillir ce noir qui s’est fait virer par sa femme blanche, et les deux frères Huey et Riley qui veulent rétablir la fête religieuse Kwanzaa, McGruder émaille ces histoires de références à cette période toujours bien actuelle. IDEE I : des strips provocateurs Ces strips provocateurs mettent en valeur au fil des pages l’absurdité et les contradictions de la politique américaine. Ou comment le Gouvernement verrouille tout site à caractère pornographique mais autorise les enfants à lire des documents sur la politique économique et environnementale de Bush tout aussi choquant ! Certains strips se voient même barrés de noirs et censurés (de peur de froisser « nos amis les grands patrons » dixit l’auteur) comme ceux sur le code DECSS qui permet de casser toute protection des DVD. A la réponse de l’auteur qui explique qu’ils ne représentent pourtant aucunement ces idées personnelles, sonne alors encore plus fort le triste constat que nous vivons dans une société hypocrite à la liberté d’expression assez restreinte. IDEE II : des personnages attachants Parmi tous ces personnages truculents mis en situations, c’est encore Huey et Riley Freeman qui remportent tous les honneurs. Dignes héritiers de Calvin et Hobbes, ces deux frères redoublent de machiavélisme pour faire chanter le Père Noël et avoir enfin ce qu’ils désirent. Leur regard cynique sur le monde illustre parfaitement l’adage bien connu de la vérité qui sort de la bouche des enfants. CONCLUSION : Alors si en plus elle fait rire, il serait dommage de ne pas les adopter… |
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Voici mon article. environ 3h30, le gros du travail étant de relire la bd pour en retirer des citations pertinentes et vérifier quelques informations en ligne. Vous êtes bien entendu invité à commenter le résultat final.
---------------- Créé en 1997 pour une revue étudiante, puis publiée dans des centaines de quotidiens et adaptée en dessin animé, le Dilbert de la communauté afro-américaine fait rire jaune d’un humour très noir. Sous-titré par l’éditeur « ma femme est blanche et elle me déteste » ce cinquième tome de Boondocks renvoie à un problème fondamental de la société américaine : le refus de la mixité tant chez les blancs que chez les noirs, qui voient souvent dans ces mésalliances une trahison, ou pire encore un signe de snobisme : la « femme blanche » en tant que symbole de la réussite sociale, au même titre que la Rolex ou la BMW. Mais au lendemain de l’élection de Bush en novembre 2000, Tom quitte sa jolie blonde, l’accusant d’avoir fait perdre Gore en votant Nader : Comme quoi là-bas aussi se pose la question du « vote utile »… Tom, déconfit, se réfugie donc chez ses voisins, où il hérite du cliché ingrat de « nègre blanc ». Le papy, maitre de maison excédé, lui interdit de chanter du Boy George : « pas de soupe de petit blanc chez moi ! ». Dans cette banlieue blanche de Woodcrest dans le Maryland, au sud des Etats-Unis, il élève ses deux petits fils d’une dizaine d’années, Huey et Riley. Et papy a beau être fier de sa négritude, il juge un peu excessif l’activisme de Huey, tandis que Riley rêve davantage de gourmettes en or et d’argent facile. L’humour et la finesse du dessin forcent l’admiration, tout comme le militantisme d’Aaron Mc Gruder dans la ligne de Michael Moore qu’il remercie chaleureusement en introduction de l’ouvrage. C’est que l’auteur ne se contente pas de fustiger Bush et se moque volontiers des travers de sa communauté : tout le monde en prend pour son grade. Riley, écrivant sur son ordinateur sa lettre au père noël pour obtenir sa playstation, précise doctement « on constate une diminution de 25% du nombre de gamins que j’ai cognés par rapport à l’année dernière… ». Quant à Huey, au sujet de Puff Daddy accusé de corruption et de détention d’armes : « pour une fois qu’on voulait qu’un noir aille en prison ». Huey encore, qui s’emporte contre le cryptage des dvd ou les condamnations pour téléchargement illégaux de musique. Enfin, lassé par la présence de Tom qui met son nom sur ses packs de jus d’orange, il décide de réconcilier le couple. Sarah jure de ne jamais manifester contre l’O.M.C et Tom soulagé, à ces mots d’amour poignants : « J’ai complètement perdu la tête. J’ai cru que tu étais devenue une des espèces de malades socialistes végétariennes militantes… une psychopathe ! ». En France, il suffirait de remplacer Ralph Nader par José Bové… toutes les bonnes histoires sont universelles. Blanc, noir, maghrébin ou pire encore, écologiste, chacun se retrouvera dans ces chroniques familiales. Tout le monde, même les amateurs de BMW. |
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