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En 1987, Anne Tristan s’est rendue au front, pour enquêter et pour témoigner, en sa qualité de journaliste, sur les dessous du FN français.
« A Sarcelles-sous-mistral, on courbe les épaules sous les barres de béton, l’horizon est bouché par le chômage. D’année en année, le champ des espoirs se rétrécit. La gauche au pouvoir, pas plus que la droite, n’a éclaircit l’avenir. » Anne G., chômeuse, habite Marseille, dans les quartiers nord. Le 12 janvier 1987, à 17h30, elle se rend rue de Rome. A peine visible, entre deux devantures de magasins, une entrée discrète. Celle de la section centrale du front national. Aigreur, désespérance, peur de l’avenir… Autant de mot qui sonnent et résonnent dans le local du 15ème. La faute à qui? Aux arabes bien sûr! Aux juifs, aux noirs. A tous ces étrangers qui nous envahissent. « Rallumer les fours, c’est la seule solution », ne cesse de répéter l’un des adhérents. « Comment dois-je procéder pour adhérer ?» Très facile, un formulaire à remplir, pour le reste il suffit de choisir son prix. Cette fois, ça y est… Anne G., de son vrai nom Anne Tristan, devient militante active du front. Anne Tristan écrit son histoire, celle d’une journaliste qui endosse le rôle d’une militante du front national français. Anne G. est un personnage fictif, une identité créée de toute pièce par la journaliste pour infiltrer le front sans être repérée. Rien, au demeurant, ne rapproche les deux femmes. Les informations glanées ici ne seraient jamais sorties du cercle FN si Anne Tristan s’était présentée en tant que journaliste. La démarche est audacieuse, mais efficace. Changer sa vie pour vivre au milieu d’eux, se faire passer pour l’un des leurs, les écouter, peut-être même comprendre. Mais comprendre quoi? Le succès grandissant d’un Le Pen toujours plus charismatique? Ou le désarroi qui conduit, encore aujourd’hui, des hommes à se haïr pour la couleur de leur peau, leur origine ou leur culture? « Ce n’est pas ce qu’ils veulent nous donner à voir qui m’intrigue mais ce qu’ils sont entre eux, dans leur quotidien .» Des préjugés s‘effritent. Les lepénistes sont aussi des jeunes. Et ce sont des Hommes, comme les autres, avec leurs sensibilités, leurs défauts, leurs qualités, leurs manies qui font d‘eux ce qu‘ils sont et qui font qu‘on les apprécie, comme nos semblables. Des gens normaux, unis, apparemment toujours prêts à rendre service: « Mon monde s’ébranle: je suis chez l’ennemi et l’ennemi est gentil ». Au fil de l’œuvre, la journaliste perd de la distance. Anne Tristan et Anne G. ne font bientôt plus qu’un. A se demander parfois qui, de la journaliste ou de la militante, est l'écrivain. Non pas que la journaliste commence à adhérer aux idées du front, non… Son sens critique, lui, reste intact. Apparaît simplement au cours de l’enquête un facteur humain peut-être sous-estimé au départ, qui dévoile l‘essentiel, et qui permet de comprendre, un peu, les motivations des militants du front. Anne Tristan nous raconte ici une histoire vécue, qui effraie par son authenticité et par son humanité inattendue. Donnant à réfléchir aussi sur les pièges du reportage de terrain, sur son engagement personnel, elle donne à chacun, journaliste ou non, les outils pour comprendre l'inconcevable. |
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Bonjour Valérie, c'est un bon article et l'on se rend compte immédiatement que tu as suivi une formation de journaliste : courte introduction allant droit à l'essentiel, pas un mot de trop, puis une citation pour ouvrir et angler le sujet.... c'est du travail de pro. Voyons donc ce que l'on pourrait éventuellement améliorer en pinaillant un peu ....
Citation:
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En 1987, Anne Tristan s’est rendue au front, pour enquêter et pour témoigner, en sa qualité de journaliste, sur les dessous du FN français.
« A Sarcelles-sous-mistral, on courbe les épaules sous les barres de béton, l’horizon est bouché par le chômage. D’année en année, le champ des espoirs se rétrécit. La gauche au pouvoir, pas plus que la droite, n’a éclaircit l’avenir. » Anne G., chômeuse, habite Marseille, dans les quartiers nord. Le 12 janvier 1987, à 17h30, elle se rend rue de Rome. A peine visible, entre deux devantures de magasins, une entrée discrète. Celle de la section centrale du front national. Aigreur, désespérance, peur de l’avenir… Autant de mot qui sonnent et résonnent dans le local du 15ème. La faute à qui? Aux arabes bien sûr! Aux juifs, aux noirs. A tous ces étrangers qui nous envahissent. « Rallumer les fours, c’est la seule solution », ne cesse de répéter l’un des adhérents. « Comment dois-je procéder pour adhérer ?» Très facile, un formulaire à remplir, pour le reste il suffit de choisir son prix. Cette fois, ça y est… Anne G., de son vrai nom Anne Tristan, devient militante active du front. Anne Tristan écrit son histoire, celle d’une journaliste qui endosse le rôle d’une militante du front national français. Anne G. est un personnage fictif, une identité créée de toute pièce par la journaliste pour infiltrer le front sans être repérée. En effet, les informations glanées ici ne seraient jamais sorties du cercle FN si Anne Tristan s’était présentée en tant que journaliste. La démarche est audacieuse, mais efficace. Changer sa vie pour vivre au milieu d’eux, se faire passer pour l’un des leurs, les écouter, peut-être même comprendre. Mais comprendre quoi? Le succès grandissant d’un Le Pen toujours plus charismatique? Ou le désarroi qui conduit des hommes à se haïr pour la couleur de leur peau, leur origine ou leur culture? « Ce n’est pas ce qu’ils veulent nous donner à voir qui m’intrigue mais ce qu’ils sont entre eux, dans leur quotidien .» Des préjugés s‘effritent. Les lepénistes sont aussi des jeunes. Et ce sont des Hommes, comme les autres, avec leurs sensibilités, leurs défauts, leurs qualités, leurs manies qui font d‘eux ce qu‘ils sont et qui font qu‘on les apprécie, comme nos semblables. Des gens normaux, unis, apparemment toujours prêts à rendre service: « Mon monde s’ébranle: je suis chez l’ennemi et l’ennemi est gentil ». Rien, au demeurant, ne rapproche les deux femmes. Au fil de l’œuvre, pourtant, la journaliste perd de la distance. Non pas que la journaliste se mette à adhérer aux idées du front, non… Son sens critique, lui, reste intact. Apparaît simplement au cours de l’enquête un facteur humain peut-être sous-estimé au départ, qui dévoile l‘essentiel, et qui permet de comprendre, un peu, les motivations des militants du front. L'enquête d'AnneTristan n'est pas étrangère à la situation politique de l'époque. Dès les années 1980, le FN prend une place de plus en plus importante dans la vie politique française. Le 16 mars 1986, le parti entre à l'Assemblée Nationale, obtenant 35 sièges. Aujourd'hui encore, la journaliste, membre active du réseau de lutte antifasciste Ras L'front, évoque la montée en puissance du front en France. Le récit effraie par son authenticité et par son humanité inattendue. Donnant à réfléchir aussi sur les pièges du reportage de terrain, sur son engagement personnel, elle donne à chacun, journaliste ou non, les outils pour comprendre l'inconcevable. |
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Retour de vacances... j'ai enfin pris le temps d'effectuer les corrections de mon article.
N'ayant plus le livre chez moi, je n'ai pas su améliorer le passage qui nécessite plus d'exemples.... Mais j'en prends bonne note! Pour l'article suivant! Merci pour tes bonnes remarques! Valérie |
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Oki... j'ai bien essayé de le publier, mais g comme l'impression qu'il y a un problème avec le site... Je ne parviens pas à remplir les blancs, ni à cliquer sur les boutons.... J'ai essayé sur deux ordis, ça ne fonctionne pas, et les autres sites internet fonctionnent... Est-ce normal???
Sinon, la photo du livre n'est pas disponible sur amazon.... bonne journée |
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Pascale a eu le même problème. Je t'ai attribué un éditeur moins sophistiqué. Réessaye. pour la couverture, tu dois pouvoir la trouver sur le net.
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