|
|
|||||||
| S'inscrire | Blogs | FAQ | Membres | Calendrier | Recherche | Messages du jour | Marquer les forums comme lus |
| LinkBack | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
|||
|
HEIMAT 1 - une chronique allemande (1919 – 1982) de Edgar Reitz
Heimat 1, une chronique allemande est une fresque grandiose sur l’Allemagne, s’étendant de 1919 à 1982 et qui évoque l’entre-deux guerres et le nazisme. Edgar Reitz choisit de raconter l’histoire de l’Allemagne au sein d’une famille de trois générations, les Simon, dans un petit village, Schabbach, encore épargné par la guerre. De l’union des grands parents, Katharina et Mathias, le forgeron du village, naît trois enfants, Eduard, Pauline et Paul qui eux même engendrent les petits enfants de la famille. L’histoire se recentre surtout autour du personnage de Maria Wiegand, la belle fille de Mathias, épouse abandonnée de leur fils Paul. Cette jeune mère a eu deux enfants de son mariage, Anton et Ernst, puis un fils illégitime, Hermann, né d’une liaison amoureuse avec un ingénieur de passage, Otto. Le destin de ces trois frères est ainsi mis en avant pour montrer l’héritage des valeurs morales et familiales qui d’écoule de ces liens. Leur réussite sociale est vécu comme un accomplissement : Anton dirige une usine d’optique, Ernst est entrepreneur et Hermann, le plus idéaliste devient compositeur. Edgar Reitz arrive à créer une proximité avec les protagonistes. Il introduit ses 11 films par la voix d’un narrateur, Glasisch, parent de la famille Simon (c’est le cousin de Pauline, Eduard et Paul). Ce dernier commente avec nostalgie des photographies de la famille et de leurs amis. Il nous plonge dans leur intimité, et on se retrouve à partager les joies et les malheurs de la famille. On assiste successivement aux mariages, aux naissances et aux enterrements. Au fil des films, on suit l’évolution des personnages mais aussi l’évolution d’une société. Edgar Reitz n’oublie pas l’aspect documentaire de son récit puisqu’il retrace les événements sociaux, économiques et politiques de l’époque, avec le point de vue de villageois. On atteint alors une intensité dramatique par les réactions et les incidences que ces événements provoquent sur la famille Simon. Le cinéaste évoque les jeunesses Hitlérienne, les exterminations de juifs, la lecture de Main Kampf, le marché noir, les travaux de grandes envergures, comme la construction d’une route, utiles à l’envahissement de l’Europe. Il n’oublie pas les années difficiles, où le rationnement et l’effort de guerre sont au cœur des préoccupations. Mais surtout, le départ des enfants Simon pour le front qui marque les années noires de la famille. Les événements historiques deviennent des dates familiales (l’arrivée des américains au village survient le jour de la mort de Mathias et le départ de Paul, revenu brièvement d’Amérique après y avoir fait fortune, marque le jour de la mort de sa mère, Katharina). Mais après, la guerre et le retour des fils de Maria, c’est l’espoir d’un renouveau qui s’éveille. L’Allemagne se reconstruit et son économie s’épanouie dans les industries de pointe (l’usine d’optique d’Anton, le fils aîné). Les familles s’agrandissent et les jours de fêtes recommencent, sans oublier pour autant les êtres chers qui sont partis. Le cinéaste choisit d’alterner entre la couleur et le noir et blanc et les différents types de pellicules pour favoriser les moments de nostalgies et de souvenirs. L’œuvre achevée constitue une fresque émouvante et détaillée sur l’Europe du 20ème siècle, une réalisation unique à garder précieusement. Heimat 1 réalisé à partir de 1979 par Edgar Reitz, avec Marita Breuer, Peter Harting, Michael Kausch, Matthias Kniesbeck. Le coffret de Heimat 1 comporte 6 DVD Zone 2, PAL, Tous publics, 940min, Allemand Dolby Digital 2.0 Mono, sous-titré Français. Format 4/3, Format cinéma respecté 1.33, Film en Couleurs & Noir et Blanc. Disponible à partir de 39€ chez Diaphana. Cécile DUVAL |
|
|||
|
progrès sensibles, bravo ! après correction bon pour publication
Citation:
|
|
|||
|
HEIMAT 1 - une chronique allemande (1919 – 1982) de Edgar Reitz
Heimat 1, une chronique allemande est une fresque grandiose sur l’Allemagne, s’étendant de 1919 à 1982 et qui évoque l’entre-deux guerres et le nazisme. Edgar Reitz choisit de raconter l’histoire de l’Allemagne au sein d’une famille de trois générations, les Simon, dans un petit village, Schabbach, encore épargné par la guerre. De l’union des grands parents, Katharina et Mathias, le forgeron du village, naît trois enfants, Eduard, Pauline et Paul qui eux même engendrent les petits enfants de la famille. L’histoire se recentre surtout autour du personnage de Maria Wiegand, la belle fille de Mathias, épouse abandonnée de leur fils Paul. Cette jeune mère a eu deux enfants de son mariage, Anton et Ernst, puis un fils illégitime, Hermann, né d’une liaison amoureuse avec un ingénieur de passage, Otto. Le destin de ces trois frères est ainsi mis en avant pour montrer l’héritage des valeurs morales et familiales qui d’écoule de ces liens. Leur réussite sociale est vécu comme un accomplissement : Anton dirige une usine d’optique, Ernst est entrepreneur et Hermann, le plus idéaliste devient compositeur. Edgar Reitz arrive à créer une proximité avec les protagonistes. Il introduit ses 11 films, réalisés en noir et blanc et couleurs, par la voix d’un narrateur, Glasisch, parent de la famille Simon (c’est le cousin de Pauline, Eduard et Paul). Ce dernier commente avec nostalgie des photographies de la famille et de leurs amis. Il nous plonge dans leur intimité, et on se retrouve à partager les joies et les malheurs de la famille. On assiste successivement aux mariages, aux naissances et aux enterrements. Au fil des films, on suit l’évolution des personnages mais aussi l’évolution d’une société. Edgar Reitz n’oublie pas l’aspect documentaire de son récit puisqu’il retrace les événements sociaux, économiques et politiques de l’époque, avec le point de vue de villageois. On atteint alors une intensité dramatique par les réactions et les incidences que ces événements provoquent sur la famille Simon. Le cinéaste évoque les jeunesses Hitlérienne, les exterminations de juifs, la lecture de Main Kampf, le marché noir, les travaux de grandes envergures, comme la construction d’une route, utiles à l’envahissement de l’Europe. Il n’oublie pas les années difficiles, où le rationnement et l’effort de guerre sont au cœur des préoccupations. Mais surtout, le départ des enfants Simon pour le front qui marque les années noires de la famille. Les événements historiques deviennent des dates familiales (l’arrivée des américains au village survient le jour de la mort de Mathias et le départ de Paul, revenu brièvement d’Amérique après y avoir fait fortune, marque le jour de la mort de sa mère, Katharina). Mais après, la guerre et le retour des fils de Maria, c’est l’espoir d’un renouveau qui s’éveille. L’Allemagne se reconstruit et son économie s’épanouie dans les industries de pointe (l’usine d’optique d’Anton, le fils aîné). Les familles s’agrandissent et les jours de fêtes recommencent, sans oublier pour autant les êtres chers qui sont partis. L’œuvre achevée constitue une fresque émouvante et détaillée sur l’Europe du 20ème siècle, une réalisation unique à garder précieusement. Heimat 1 réalisé à partir de 1979 par Edgar Reitz, avec Marita Breuer, Peter Harting, Michael Kausch, Matthias Kniesbeck. Le coffret de Heimat 1 comporte 6 DVD Zone 2, PAL, Tous publics, 940min, Allemand Dolby Digital 2.0 Mono, sous-titré Français. Format 4/3, Format cinéma respecté 1.33, Film en Couleurs & Noir et Blanc. Disponible à partir de 44,99€ chez Diaphana edition video. Cécile DUVAL |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|
|
||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| Tool : 10.000 days | JP DELTOUR | Articles postés par les membres de l'atelier | 3 | 09/08/2006 19h01 |