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MUTAFUKAZ: DARK MEAT CITY by RUN
Issu de l’imagination débridée d’un auteur répondant au pseudonyme de Run, Mutafukaz (« Motherfuckers » en argot hispanique américain) est une BD totalement déjantée qui vous entraîne dans un univers dont il est difficile d’en ressortir indemne… Mutafukaz prend place dans Dark Meat City, une ville post-apocalyptique, fruit de toutes les dégénérescences humaines : victime d’un tremblement de terre, et recouverte par la pollution, ses rues sont de véritables repères pour les gangs organisés et les rats. Au milieu de ces quartiers mal famés, Angelino et Vinz, deux gamins dont l’un a une boule noire à la place de la tête et l’autre un crâne enflammé, passent leur temps sur leur canapé à regarder la télévision et à élever les cafards de leur appartement. Mais leur routine va être perturbée le jour où, après un douloureux accident de scooter, Angelino croit soudain apercevoir des extraterrestres dans les rues de la ville. Pris en chasse par une organisation secrète qui veut supprimer ce témoin gênant, il entame avec Vinz une cavale improbable qui les emmènera jusqu’au bout de l’Enfer… ce qui ne va pas totalement les dépayser… Des rues bondées de Dark Meat City au ghetto de Palm Hill où les racailles utilisent les cabines téléphoniques pour les fracasser et récupérer la monnaie, nos deux héros parcourent des décors au graphisme immédiatement accrocheur. Une ambiance poisseuse se dégage de ces lieux aux couleurs chiadées entre le jaune et l’orange, qui rappellent les grandes jungles urbaines du sud américain comme Los Angeles ou Ciudad de Juarez. Une ambiance étouffante et sulfureuse qui donne l’impression d’être enfermé dans un four prêt à exploser. Puis quand l’explosion vient, c’est pour nous offrir une véritable tuerie décomplexée et jubilatoire. Deux morceaux de bravoure constituent le régal de ce premier tome : l’attaque du commando de la Z7, des unités de forces spéciales mi-guerriers Kabuki, mi-Swat Team, dans l’appartement d’Angelino et le massacre de Palm Hill où tous las gangs sortent les armes pour transformer la rue en bain de sang. Deux scènes d’actions parfaitement cadrées et très bien rythmées propices à toutes les folies visuelles. L’assaut du commando a d’ailleurs fait l’objet d’un excellent court métrage de l’auteur disponible sur son site*. Les scènes lorgnent notamment du côté du manga, avec ces mouvements flous et ces énormes éclaboussures de sang, et du côté du comics lorsqu’Angelino se transforme inexplicablement, et juste pour le plaisir des yeux, en superhéros indestructible capable de courir sur les murs et d’effectuer des pirouettes spectaculaires sur des voitures. Une richesse des références qui se retrouve dans le traitement même de la BD qui alterne couleurs et noir et blanc, rêves psychédéliques et coupures de journaux, ainsi que documentaires sur la vie des cafards et sur la Lucha Libre, le catch mexicain. Un cahier graphique ferme d’ailleurs ce tome pour nous confirmer toute la densité et le foisonnement de cet univers si particulier. « Mucho Caliente ! » commente d’ailleurs la couverture à l’encontre du héros. Phrase que l’on pourrait adresser aussi envers l’auteur tant Mutafukaz est un cocktail explosif assaisonné à la tequila qu’il est conseillé de boire sans modération. *www.mutafukaz.com |
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Je n'ai pas relevé toutes les maladresses de style. Globalement intéressant, à retravailler en éliminant les lourdeurs (lisez votre article à voix haute).
Citation:
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Issu de l’imagination débridée d’un auteur répondant au pseudonyme de Run, Mutafukaz (« Motherfuckers » en argot hispanique américain) est un concentré d’action purement jouissif.
Suite à un énorme tremblent de terre, le monde s’est rassemblé en une seule ville : Dark Meat City. Une ville-monstre, recouverte par la pollution, et dont les rues sont infestées par les rats et les criminels. Au milieu de ces quartiers mal famés, Angelino et Vinz, deux gamins dont l’un a une boule noire à la place de la tête et l’autre un crâne enflammé, passent leur temps à regarder la télévision et à élever les cafards de leur appartement. Une routine rapidement perturbée le jour où, après un douloureux accident de scooter, Angelino croit apercevoir des extraterrestres dans la ville. Vinz et lui sont alors pris en chasse par une organisation secrète et s’embarquent dans un voyage jusqu’au bout de l’Enfer… Des rues bondées de Dark Meat City au ghetto de Palm Hill où les racailles utilisent les cabines téléphoniques pour les fracasser, nos deux héros parcourent des décors au graphisme immédiatement accrocheur. Dans des couleurs chiadées tirant vers le sépia, une ambiance poisseuse se dégage de ces villes enfiévrées qui rappellent les grandes jungles urbaines du sud américain comme Los Angeles ou Ciudad de Juarez. Une ambiance sulfureuse et étouffante qui ne tarde pas à exploser. Et quand l’explosion vient, c’est dans un déchaînement de violence complètement décomplexé et jubilatoire. Deux morceaux de bravoure constituent le régal de ce premier tome : l’attaque du commando de la Z7, des unités de forces spéciales mi-guerriers Kabuki, mi-Swat Team, et le massacre de Palm Hill où tous les gangs sortent les armes pour s’entretuer. Deux scènes d’actions parfaitement cadrées et très bien rythmées, propices à toutes les folies visuelles. L’assaut du commando a d’ailleurs fait l’objet d’un excellent court métrage de l’auteur disponible sur son site. Ces scènes lorgnent notamment du côté du manga, avec ces mouvements flous et ces énormes éclaboussures de sang, et du côté du comics lorsqu’Angelino se transforme inexplicablement, et juste pour le plaisir des yeux, en superhéros indestructible capable de courir sur les murs et d’effectuer des pirouettes spectaculaires sur des voitures. Une richesse des références qui se retrouve dans le traitement même de la BD qui alterne couleurs et noir et blanc, rêves psychédéliques et coupures de journaux. Un cahier graphique ferme d’ailleurs ce tome pour nous confirmer toute la densité et le foisonnement de cet univers. « Mucho Caliente ! » commente d’ailleurs la couverture à l’encontre du héros. Commentaire que l’on pourrait aussi adresser à l’auteur tant Mutafukaz est un cocktail explosif assaisonné à la tequila qu’il est conseillé de boire sans modération. |
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Citation:
bon pour publication. |
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Issu de l’imagination débridée d’un auteur répondant au pseudonyme de Run, Mutafukaz (« Motherfuckers » en argot hispanique américain) est un concentré d’action purement jouissif.
Suite à un énorme tremblent de terre, le monde s’est rassemblé en une seule ville : Dark Meat City. Une ville-monstre, recouverte par la pollution, et dont les rues sont infestées par les rats et les criminels. Au milieu de ces quartiers mal famés, Angelino et Vinz, deux gamins dont l’un a une boule noire à la place de la tête et l’autre un crâne enflammé, passent leur temps à regarder la télévision et à élever les cafards de leur appartement. Une routine rapidement perturbée le jour où, après un douloureux accident de scooter, Angelino croit apercevoir des extraterrestres dans la ville. Ils sont alors pris en chasse par une organisation secrète et s’embarquent dans un voyage jusqu’au bout de l’Enfer… Des rues bondées de Dark Meat City au ghetto de Palm Hill où les racailles utilisent les cabines téléphoniques pour les fracasser, nos deux héros parcourent des décors au graphisme immédiatement accrocheur. Dans des couleurs chiadées tirant vers le sépia, une ambiance poisseuse se dégage de ces villes enfiévrées qui rappellent les grandes jungles urbaines du sud américain comme Los Angeles ou Ciudad de Juarez. Une ambiance sulfureuse et étouffante qui ne tarde pas à exploser. Et quand l’explosion vient, c’est dans un déchaînement de violence complètement décomplexé et jubilatoire. Deux morceaux de bravoure constituent le régal de ce premier tome : l’attaque du commando de la Z7, des unités de forces spéciales mi-guerriers Kabuki, mi-Swat Team, et le massacre de Palm Hill où tous les gangs sortent les armes pour s’entretuer. Deux scènes d’actions parfaitement cadrées et très bien rythmées, propices à toutes les folies visuelles. L’assaut du commando a d’ailleurs fait l’objet d’un excellent court métrage de l’auteur disponible sur son site. Ces scènes lorgnent notamment du côté du manga, avec ces mouvements flous et ces énormes éclaboussures de sang, et du côté du comics lorsqu’Angelino se transforme inexplicablement, et juste pour le plaisir des yeux, en superhéros indestructible capable de courir sur les murs et d’effectuer des pirouettes spectaculaires sur des voitures. Une richesse des références qui se retrouve dans le traitement même de la BD qui alterne couleurs et noir et blanc, rêves psychédéliques et coupures de journaux. A partir d’une simple histoire simple de science-fiction, Run nous brode un univers riche et foisonnant ou se mêle avec bonheur hip hop, scènes de cinéma hong-kongais, violence à la Tarantino et références a la Marvel, avec une pointe de critique sur la société américaine quand nos deux héros sont pris pour des terroristes. Mutafukaz est donc un cocktail explosif, au doux parfum de culte, et qui procure tellement l’euphorie qu’il est conseillé de le boire sans modération. |
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bon pour publication
Citation:
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J'ai remanié le dernier paragraphe et la conclusion:
Issu de l’imagination débridée d’un auteur répondant au pseudonyme de Run, Mutafukaz (« Motherfuckers » en argot hispanique américain) est un concentré d’action purement jouissif. Suite à un énorme tremblent de terre, le monde s’est rassemblé en une seule ville : Dark Meat City. Une ville-monstre, recouverte par la pollution, et dont les rues sont infestées par les rats et les criminels. Au milieu de ces quartiers mal famés, Angelino et Vinz, deux gamins dont l’un a une boule noire à la place de la tête et l’autre un crâne enflammé, passent leur temps à regarder la télévision et à élever les cafards de leur appartement. Une routine rapidement perturbée le jour où, après un douloureux accident de scooter, Angelino croit apercevoir des extraterrestres dans la ville. Ils sont alors pris en chasse par une organisation secrète et s’embarquent dans un voyage jusqu’au bout de l’Enfer… Des rues bondées de Dark Meat City au ghetto de Palm Hill où les racailles utilisent les cabines téléphoniques pour les fracasser, nos deux héros parcourent des décors au graphisme immédiatement accrocheur. Dans des couleurs chiadées tirant vers le sépia, une ambiance poisseuse se dégage de ces villes enfiévrées qui rappellent les grandes jungles urbaines du sud américain comme Los Angeles ou Ciudad de Juarez. Une ambiance sulfureuse et étouffante qui ne tarde pas à exploser. Et quand l’explosion vient, c’est dans un déchaînement de violence complètement décomplexé et jubilatoire. Deux morceaux de bravoure constituent le régal de ce premier tome : l’attaque du commando de la Z7, des unités de forces spéciales mi-guerriers Kabuki, mi-Swat Team, et le massacre de Palm Hill où les gangs sortent les armes pour s’entretuer. Deux scènes d’actions parfaitement cadrées et très bien rythmées, propices à toutes les folies visuelles. L’assaut du commando a d’ailleurs fait l’objet d’un excellent court métrage de l’auteur disponible sur son site. Ces scènes lorgnent notamment du côté du manga, avec ces mouvements flous et ces énormes éclaboussures de sang, et du côté du comics lorsqu’Angelino se transforme inexplicablement en superhéros indestructible capable de courir sur les murs et d’effectuer des pirouettes spectaculaires. A partir d’une simple histoire simple de science-fiction, Run nous brode donc un univers riche et foisonnant ou se mêle avec bonheur hip hop, scènes de cinéma d’action hong-kongais, violence à la Tarantino, clin d’oeils a la Marvel, et une pointe de critique sur la société américaine quand nos deux héros sont pris pour des terroristes. Cette richesse des références se retrouve dans le traitement même de la BD qui alterne couleurs et noir et blanc, rêves psychédéliques et coupures de journaux. Avec ce doux parfum d’œuvre culte, Mutafukaz est un cocktail euphorique, qu’il est conseillé de boire sans modération. |
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