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Deuxième film commenté:
LES SS FRAPPENT LA NUIT Robert Siodmak, réalisateur émigré d’Allemagne, réalise en 1957, un film post-nazi, dans la lignée de ses grands films noirs, Les SS frappent la nuit. Il est un cinéaste reconnu pour s’être illustré dans les films noirs avec talents : La Proie (1948), Les Tueurs (1946), Les Mains qui tuent (1944). Dans Les SS frappent la nuit, le cinéaste raconte l’histoire, inspirée d’une affaire réelle, d’un psychopathe qui assassine des jeunes femmes pendant l’occupation des nazis à Hambourg. Le film se déroule comme beaucoup de film policier réaliste de l’époque : un enquêteur est sur la trace d’un tueur de masse. On suit en parallèle l’enquête et les agissements du tueur. Mais, outre cette histoire traitée comme un classique du film noir, Siodmak y ajoute une dimension politique déterminante dans la perception de l’intrigue. Les crimes ont lieux dans l’Allemagne fédérale des années 50, sous l’occupation nazis, et le meurtrier recherché est en réalité un homme de la classe ouvrière, simple d’esprit. Les meurtres de cet homme ne sont pas justifiés, et Siodmak fait un triste constat en mettant en parallèle ses meurtres à ceux des nazis. Il fait de ce récit, un film engagé qui dénonce les déportations de juifs et révèle leurs conditions de vies. Par cet habile parallèle, le cinéaste dénonce un thème tabou sous le régime nazis : les meurtres de masse. La force du film réside dans les personnages : on a bien sûr une admirable interprétation du tueur simplet, presque attendrissant, joué par l’acteur Mario Adorf, qui franchit la limite entre le bien et le mal sous nos yeux. Le personnage de l’enquêteur Kersten, tenu par l’acteur Claus Holm, reste ambigu. Il manipule le tueur, Bruno Luedke pour le faire avouer de ses crimes, mais est obligé de collaborer avec les nazis qui s’occupent du procès d’un de leur officier, accusé à tort d’un meurtre commis en réalité par Luedke. Le suspense du film s’accentue lors de l’arrestation de Bruno Luedke, car les enquêteurs doivent désormais prouver sa culpabilité pour faire éclater la vérité et assurer la justice. Mais les nazis sont pris dans leur propre système, ils craignent leurs partisans et leurs règles. L’erreur n’est pas acceptable sous le régime du Führer et Siodmak le dénonce à la fin du film en condamnant un innocent à la mort (l’officier nazi). L’étouffement de l’affaire devient le thème central du film. C’est peut-être cette dénonciation qui a offert au film un succès en Allemagne mais aussi une reconnaissance dans le monde. Le film de genre du tueur en série est devenu un classique à l’âge d’or des films noirs. Beaucoup de réalisateurs se sont attaqués à ce monstre qui fascine les foules : on pense à Fritz Lang avec M. Le Maudit ou encore à John Huston avec Le Malin, mais aujourd’hui encore, ce genre cinématographique remporte du succès. Cette fascination pour ce personnage vient de l’aspect humain qu’il dégage. Le fait qu’il soit proche de nous, le rend plus fascinant aux yeux du spectateur. Pour accentuer le jeu entre le Bien et le Mal, Robert Siodmak utilise des éclairages expressionnistes allemand. Le clair-obscur dévoile la violence des séquences d’actions et rend compte de l’horreur dans l’horreur (séquence du premier meurtre lors d’un bombardement des alliés). Il place les personnages dans un décor réaliste et proche de nous. L’enjeu du film pour Siodmak était de révéler l’assassin parmi les assassins. Son talent permet au film de trouver différentes dimensions et différentes pistes de réflexions, qui sont mises en relief dans les suppléments du DVD, par le film « Le Diable à deux têtes » par Bernard Eisenschitz. Il analyse l’intrigue, la place de l’histoire dans l’Histoire, la limite entre le Bien et le Mal et surtout souligne l’envie de justice et de vérité du cinéaste au travers de ses personnages. Ce film inclassable, reste brillant par la modernité de sa mise en scène et la façon dont l’intrigue est traitée. Je recommande l’achat de ce DVD pour tous les amoureux des films policiers, qui comme moi, sont fascinés par les enquêtes criminelles des tueurs en séries. Ce film révèle un aspect très contemporain de nos thrillers d’aujourd’hui et place cette œuvre au cœur de l’Histoire, comme un écho à l’horreur qui doit être dévoilée et prise en considération. DVD Zone 2, PAL, Tous publics, aux éditions Les Films de ma vie, en vente à partir de 10, 99 euros dans sa version originale, sous-titrée français. Sortie le 23 Juin 2006. Cécile DUVAL |
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Travail sur les répétitions trop fréquentes, l'orthographe et la syntaxe:
LES SS FRAPPENT LA NUIT de ROBERT SIODMAK - 1957 Robert Siodmak, réalisateur émigré d’Allemagne, réalise en 1957, une œuvre post-nazi, dans la lignée de ses grands films noirs, Les SS frappent la nuit. C’est un cinéaste reconnu pour s’être illustré dans ce genre avec talents : La Proie (1948), Les Tueurs (1946), Les Mains qui tuent (1944). Dans Les SS frappent la nuit, le cinéaste raconte l’histoire, inspirée d’une affaire réelle, d’un psychopathe qui assassine des jeunes femmes pendant l’occupation des nazis à Hambourg. Le récit se déroule comme beaucoup de films policiers réalistes de l’époque : Un enquêteur est sur la trace d’un tueur de masse. On suit en parallèle l’enquête et les agissements du tueur. Mais, outre cette histoire traitée comme un classique du film noir, Siodmak y ajoute une dimension politique déterminante dans la perception de l’intrigue. Les crimes ont lieux dans l’Allemagne fédérale des années 50, sous l’occupation nazie, et le meurtrier recherché est en réalité un homme de la classe ouvrière, simple d’esprit. Les meurtres de cet homme ne sont pas justifiés, et Siodmak fait un triste constat en mettant en parallèle ses meurtres à ceux des nazis. Il fait de ce scénario, un film engagé qui dénonce les déportations de juifs et révèle leurs conditions de vies. Par cet habile parallèle, le cinéaste dénonce un thème tabou sous le régime nazi : les meurtres de masse. La force de la réalisation réside dans les personnages : on a bien sûr une admirable interprétation du tueur simplet, presque attendrissante, joué par l’acteur Mario Adorf, qui franchit la limite entre le bien et le mal sous nos yeux. Le personnage de l’enquêteur Kersten, tenu par l’acteur Claus Holm, reste ambigu. Il manipule le tueur Bruno Luedke pour le faire avouer de ces crimes, mais est obligé de collaborer avec les nazis qui s’occupent du procès d’un de leurs officiers, accusé à tort d’un meurtre commis en réalité par Luedke. Le suspense s’accentue lors de l’arrestation de Bruno Luedke, car les enquêteurs doivent désormais prouver sa culpabilité pour faire éclater la vérité et assurer la justice. Mais les nazis sont pris dans leur propre système, ils craignent leurs partisans et leurs règles. L’erreur n’est pas acceptable sous le régime du Führer et Siodmak le dénonce lors de la séquence finale, en condamnant un innocent à la mort (l’officier nazi). L’étouffement de l’affaire devient le thème central du film. C’est peut-être cette dénonciation qui lui a offert un succès en Allemagne mais aussi une reconnaissance dans le monde. Le genre du tueur en série est devenu un classique à l’âge d’or des films noirs. Beaucoup de réalisateurs se sont attaqués à ce monstre qui fascine les foules : on pense à Fritz Lang avec M. Le Maudit ou encore à John Huston avec Le Malin, mais aujourd’hui encore, ce genre cinématographique remporte du succès. Cette fascination pour ce personnage vient de l’aspect humain qu’il dégage. Le fait qu’il soit proche de nous, le rend plus captivant aux yeux du spectateur. Pour accentuer le jeu entre le Bien et le Mal, Robert Siodmak utilise des éclairages expressionnistes allemands. Le clair-obscur dévoile la violence des séquences d’actions et rend compte de l’horreur dans l’horreur (séquence du premier meurtre lors d’un bombardement des alliés). Il place les personnages dans un décor réaliste et proche de nous. L’enjeu pour Siodmak était de révéler l’assassin parmi les assassins. Son talent permet à l’œuvre de trouver différentes dimensions et différentes pistes de réflexions, qui sont mises en relief dans les suppléments du DVD, par le documentaire « Le Diable à deux têtes » par Bernard Eisenschitz. Il analyse l’intrigue, la place de l’histoire dans l’Histoire, la limite entre le Bien et le Mal et surtout souligne l’envie de justice et de vérité du cinéaste au travers de ses personnages. Ce film inclassable, reste brillant par la modernité de sa mise en scène et la façon dont l’intrigue est traitée. Je recommande l’achat de ce DVD pour tous les amoureux de films policiers, qui comme moi, sont fascinés par les enquêtes criminelles des tueurs en séries. Il révèle un aspect très contemporain de nos thrillers d’aujourd’hui et place cette œuvre au cœur de l’Histoire, comme un écho à l’horreur qui doit être dévoilée et prise en considération. DVD Zone 2, PAL, Tous publics, aux éditions Les Films de ma vie, en vente à partir de 10, 99 € dans sa version originale, sous-titrée français. Sortie le 23 Juin 2006. Cécile DUVAL |
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J’ai réduit le résumé du film pour recentrer sur l’engagement du cinéaste et l’aspect thriller.
LES SS FRAPPENT LA NUIT de ROBERT SIODMAK - 1957 Robert Siodmak, réalisateur émigré d’Allemagne, réalise en 1957, une œuvre post-nazi, dans la lignée de ses grands films noirs, Les SS frappent la nuit. C’est un cinéaste reconnu pour s’être illustré dans ce genre avec talents : La Proie (1948), Les Tueurs (1946), Les Mains qui tuent (1944). Dans Les SS frappent la nuit, le cinéaste raconte l’histoire, inspirée d’une affaire réelle, d’un psychopathe qui assassine des jeunes femmes pendant l’occupation des nazis à Hambourg. En plus de l’enquête, Siodmak ajoute une dimension politique déterminante dans la perception de l’intrigue. Le cinéaste établit un triste en constat en mettant en parallèle les meurtres du tueur à ceux des nazis et dénonce un thème tabou dans l’Allemagne fédéral des années 50 : les meurtres de masse. La force de la réalisation réside dans les personnages : on a bien sûr une admirable interprétation du tueur simplet, presque attendrissante, joué par l’acteur Mario Adorf, qui franchit la limite entre le bien et le mal sous nos yeux. Le personnage de l’enquêteur Kersten, tenu par l’acteur Claus Holm, reste ambigu. Il manipule le tueur Bruno Luedke pour le faire avouer de ces crimes, mais est obligé de collaborer avec les nazis qui s’occupent du procès d’un de leurs officiers, accusé à tort d’un meurtre commis en réalité par Luedke. Le suspense s’accentue lors de l’arrestation de Bruno Luedke, car les enquêteurs doivent désormais prouver sa culpabilité pour faire éclater la vérité et assurer la justice. Mais les nazis sont pris dans leur propre système, ils craignent leurs partisans et leurs règles. L’erreur n’est pas acceptable sous le régime du Führer et Siodmak le dénonce lors de la séquence finale, en condamnant un innocent à la mort (l’officier nazi). L’étouffement de l’affaire devient le thème central du film. C’est peut-être cette dénonciation qui lui a offert un succès en Allemagne mais aussi une reconnaissance dans le monde. Le genre du tueur en série est devenu un classique à l’âge d’or des films noirs. Beaucoup de réalisateurs se sont attaqués à ce monstre qui fascine les foules : on pense à Fritz Lang avec M. Le Maudit ou encore à John Huston avec Le Malin, mais aujourd’hui encore, ce genre cinématographique remporte du succès. Cette fascination pour ce personnage vient de l’aspect humain qu’il dégage. Le fait qu’il soit proche de nous, le rend plus captivant aux yeux du spectateur. Pour accentuer le jeu entre le Bien et le Mal, Robert Siodmak utilise des éclairages expressionnistes allemands. Le clair-obscur dévoile la violence des séquences d’actions et rend compte de l’horreur dans l’horreur (séquence du premier meurtre lors d’un bombardement des alliés). Il place les personnages dans un décor réaliste et proche de nous. L’enjeu pour Siodmak était de révéler l’assassin parmi les assassins. Son talent permet à l’œuvre de trouver différentes dimensions et différentes pistes de réflexions, qui sont mises en relief dans les suppléments du DVD, par le documentaire « Le Diable à deux têtes » par Bernard Eisenschitz. Il analyse l’intrigue, la place de l’histoire dans l’Histoire, la limite entre le Bien et le Mal et surtout souligne l’envie de justice et de vérité du cinéaste au travers de ses personnages. Ce film inclassable, reste brillant par la modernité de sa mise en scène et la façon dont l’intrigue est traitée. Je recommande l’achat de ce DVD pour tous les amoureux de films policiers, qui comme moi, sont fascinés par les enquêtes criminelles des tueurs en séries. Il révèle un aspect très contemporain de nos thrillers d’aujourd’hui et place cette œuvre au cœur de l’Histoire, comme un écho à l’horreur qui doit être dévoilée et prise en considération. DVD Zone 2, PAL, Tous publics, aux éditions Les Films de ma vie, en vente à partir de 10, 99 € dans sa version originale, sous-titrée français. Sortie le 23 Juin 2006. Cécile DUVAL |
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Structuration de l'article, modifications de paragraphes.
LES SS FRAPPENT LA NUIT de ROBERT SIODMAK - 1957 Robert Siodmak, réalisateur émigré d’Allemagne, réalise en 1957, une œuvre post-nazi, dans la lignée de ses grands films noirs, « Les SS frappent la nuit ». Dans « Les SS frappent la nuit », le cinéaste raconte l’histoire, inspirée d’une affaire réelle, d’un psychopathe qui assassine des jeunes femmes pendant l’occupation des nazis à Hambourg. En plus de l’enquête, Siodmak ajoute une dimension politique déterminante dans la perception de l’intrigue. Le cinéaste établit un triste constat en mettant en parallèle les meurtres du tueur à ceux des nazis et dénonce un thème tabou dans l’Allemagne fédéral des années 50 : les meurtres de masse. Le genre du tueur en série est devenu un classique à l’âge d’or des films noirs. Beaucoup de réalisateurs se sont attaqués à ce monstre qui fascine les foules : on pense à Fritz Lang avec « M. Le Maudit » ou encore à John Huston avec « Le Malin », mais aujourd’hui encore, ce genre cinématographique remporte du succès. Cette fascination pour ce personnage vient de l’aspect humain qu’il dégage. Le fait qu’il soit proche de nous, le rend plus captivant aux yeux du spectateur. La force de cette réalisation réside donc dans les personnages : on a bien sûr une admirable interprétation du tueur simplet, presque attendrissante, joué par l’acteur Mario Adorf, qui franchit la limite entre le bien et le mal sous nos yeux. Le personnage de l’enquêteur Kersten, tenu par l’acteur Claus Holm, reste ambigu. Il manipule le tueur Bruno Luedke pour le faire avouer de ces crimes, mais est obligé de collaborer avec les nazis qui s’occupent du procès d’un de leurs officiers, accusé à tort d’un meurtre commis en réalité par Luedke. Pour accentuer le jeu entre le Bien et le Mal, Robert Siodmak place les personnages dans un décor réaliste et proche de nous. Il utilise des éclairages expressionnistes allemands et le clair-obscur dévoile la violence des séquences d’actions et rend compte de l’horreur dans l’horreur (séquence du premier meurtre lors d’un bombardement des alliés). L’enjeu pour Siodmak était de révéler l’assassin parmi les assassins. Car les nazis sont pris dans leur propre système, ils craignent leurs partisans et leurs règles. L’erreur n’est pas acceptable sous le régime du Führer et Siodmak le dénonce lors de la séquence finale, en condamnant un innocent à la mort (l’officier nazi). L’étouffement de l’affaire devient le thème central du film. C’est peut-être cette dénonciation qui lui a offert un succès en Allemagne mais aussi une reconnaissance dans le monde. Cette œuvre se place au cœur de l’Histoire, comme un écho à l’horreur qui doit être dévoilée et prise en considération. Le talent de Siodmak permet à l’œuvre de trouver différentes dimensions et différentes pistes de réflexions, qui sont mises en relief dans les suppléments du DVD, par le documentaire « Le Diable à deux têtes » par Bernard Eisenschitz. Il analyse l’intrigue, la place de l’histoire dans l’Histoire, la limite entre le Bien et le Mal et surtout souligne l’envie de justice et de vérité du cinéaste au travers de ses personnages. « Les SS frappent la nuit » réalisé par Robert Siodmak en 1957, avec Claus Holm, Annemarie Düringer, Mario Adorf. DVD Zone 2, PAL, Tous publics, 100 min, Allemand Dolby Digital 2.0 Mono, sous-titré Français. Format 4/3, Format cinéma respecté 1.33, Film en Noir et Blanc. Disponible à partir de 14,50€ aux éditions Les Films de ma vie. Sortie le 23 Juin. Cécile DUVAL |
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Dernières modifications (les répétitions):
LES SS FRAPPENT LA NUIT de ROBERT SIODMAK - 1957 Robert Siodmak, réalisateur émigré d’Allemagne, réalise en 1957, une œuvre post-nazi, dans la lignée de ses grands films noirs, « Les SS frappent la nuit ». Dans « Les SS frappent la nuit », le cinéaste raconte l’histoire, inspirée d’une affaire réelle, d’un psychopathe qui assassine des jeunes femmes pendant l’occupation des nazis à Hambourg. En plus de l’enquête, Siodmak ajoute une dimension politique déterminante dans la perception de l’intrigue. Le cinéaste établit un triste constat en mettant en parallèle les meurtres du tueur à ceux des nazis et dénonce un thème tabou dans l’Allemagne fédéral des années 50 : les meurtres de masse. Le genre du tueur en série est devenu un classique à l’âge d’or des films noirs. Beaucoup de réalisateurs se sont attaqués à ce monstre qui fascine les foules : on pense à Fritz Lang avec « M. Le Maudit » ou encore à John Huston avec « Le Malin », mais aujourd’hui encore, ce genre cinématographique remporte du succès. Cette fascination pour le « serial killer » vient de l’aspect humain qu’il dégage. Le fait qu’il soit proche de nous, le rend plus captivant aux yeux du spectateur. La force de cette réalisation réside donc dans les personnages : on a bien sûr une admirable interprétation du tueur simplet, presque attendrissante, joué par l’acteur Mario Adorf, qui franchit la limite entre le bien et le mal sous nos yeux. Le personnage de l’enquêteur Kersten, tenu par l’acteur Claus Holm, reste ambigu. Il manipule le tueur Bruno Luedke pour le faire avouer de ces crimes, mais est obligé de collaborer avec les nazis qui s’occupent du procès d’un de leurs officiers, accusé à tort d’un meurtre commis en réalité par Luedke. Pour accentuer le jeu entre le Bien et le Mal, Robert Siodmak place les protagonistes dans un décor réaliste et proche de nous. Il utilise des éclairages expressionnistes allemands et le clair-obscur dévoile la violence des séquences d’actions et rend compte de l’horreur dans l’horreur (séquence du premier meurtre lors d’un bombardement des alliés). L’enjeu pour Siodmak était de révéler l’assassin parmi les assassins. Car les nazis sont pris dans leur propre système, ils craignent leurs partisans et leurs règles. L’erreur n’est pas acceptable sous le régime du Führer et Siodmak le dénonce lors de la séquence finale, en condamnant un innocent à la mort (l’officier nazi). L’étouffement de l’affaire devient le thème central du film. C’est peut-être cette dénonciation qui lui a offert un succès en Allemagne mais aussi une reconnaissance dans le monde. Cette œuvre se place au cœur de l’Histoire, comme un écho à l’horreur qui doit être dévoilée et prise en considération. Le talent de Siodmak permet à l’œuvre de trouver différentes dimensions et différentes pistes de réflexions, qui sont mises en relief dans les suppléments du DVD, par le documentaire « Le Diable à deux têtes » par Bernard Eisenschitz. Il analyse l’intrigue, la place de l’histoire dans l’Histoire, la limite entre le Bien et le Mal et surtout souligne l’envie de justice et de vérité du cinéaste au travers de ses personnages. « Les SS frappent la nuit » réalisé par Robert Siodmak en 1957, avec Claus Holm, Annemarie Düringer, Mario Adorf. DVD Zone 2, PAL, Tous publics, 100 min, Allemand Dolby Digital 2.0 Mono, sous-titré Français. Format 4/3, Format cinéma respecté 1.33, Film en Noir et Blanc. Disponible à partir de 14,50€ aux éditions Les Films de ma vie. Sortie le 23 Juin. Cécile DUVAL |
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Bon pour publication.
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