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Synthèse : les sans-papiers dans l’actualité
Le premier jeune sans-papier scolarisé a été expulsé vendredi matin. Abdallah Bourjaf, 19 ans, marocain, est arrivé sur le sol français à l’âge de 14 ans, et n’entrait donc pas dans les personnes concernées par la circulaire du 13 juin 2006 qui concerne les jeunes arrivés avant l’âge de 13 ans, scolarisés à la rentrée 2005 et dont l’un des parents vit en France depuis au moins deux ans. La réaction des associations de défense des sans-papiers a été vive, critiquant, à travers cette expulsion, les conditions générales de rétention des sans-papiers et de traitement de leurs demandes de régularisation, et dénonçant la mise en place d’une véritable « chasse à l’enfant ». Par ailleurs c’est la méthode de considération des dossiers des sans-papiers, au cas par cas, qui est sévèrement critiquée. Les associations demandent une régularisation collective, alors que la mission de Arno Klarsfeld, médiateur national choisi par Nicolas Sarkozy pour traiter les dossiers, est d’instruire selon des critères sociaux, familiaux et culturels, c’est-à-dire juger du degré d’attache à la France des individus concernés, mais en aucun cas il est question de régulariser toutes les familles. Les critères étant de l’ordre du subjectif, il sera compliqué d’expliquer à certains pourquoi ils ne seront pas régularisés alors que d’autres le seront. Les circulaires des 13 et 14 juin définissant aux préfets les critères et la démarche à suivre dans l’octroi des documents de régularisation apparaissent plutôt vagues. C’est ce que dénoncent les associations, alors que le réseau éducation sans frontière (RESF) souligne que résident en France plus de 50 000 familles sans papiers ayant au moins un enfants scolarisé, familles qui sont par conséquent concernées par les circulaires des 13 et 14 juin. Le projet de loi de Nicolas Sarkozy visant à substituer une « immigration choisie » à une « immigration subie » a été définitivement adoptée par le parlement le 30 juin dernier. La nouvelle loi prévoit la suppression de la régularisation automatique des sans-papiers après 10 ans. L’objectif est clair : dissuader les clandestins de venir tenter leur chance en France. Cette mesure a été vivement critiquée dans les rangs de la gauche. On peut par exemple citer Laurent Fabius qui y voit un facteur inévitable d’augmentation du nombre des clandestins puisqu’il considère cette mesure sans effet dissuasif. Enfin, le gouvernement, à travers le ministre de l’intérieur, a décidé de favoriser la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux clandestins. Ainsi, la première conférence interministérielle euroafricaine pour la migration et le développement a eu lieu le week-end dernier à Rabat. Lors de ce sommet, Nicolas Sarkozy a défini l’immigration clandestine comme « une atteinte à l’ordre public des Etats européens et à la stabilité de leur pacte social. Par ailleurs, il a nuancé son concept d’immigration choisie, qui ne doit pas seulement être choisie par le pays destinataire mais aussi par le pays d’origine. |
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le premier paragraphe plante bien l'actualité justifiant cette synthèse, mais il manque une phrase introductive qui permettrait au lecteur de comprendre dès le départ le problème précis traité par le sujet.
Au niveau de l'écriture, les phrases sont beaucoup trop longues. De nombreuses virgules peuvent être remplacées par des points. Il manque une conclusion Il faut expliquer tout ce qui n'est pas évident. Exemple: qu'est-ce qu'une immigration choisie à la fois par le pays d'origine et par le pays d'accueil |
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Synthèse : les sans-papiers dans l’actualité
Au cœur de la polémique qui touche les familles de sans-papiers ayant un enfant scolarisé, le ministre de l’intérieur et les associations s’affrontent Le premier jeune sans-papier scolarisé a été expulsé vendredi matin. Abdallah Bourjaf, 19 ans, marocain, est arrivé sur le sol français à l’âge de 14 ans. Il n’entrait donc pas dans l’ensemble des personnes concernées par la circulaire du 13 juin 2006 qui vise les jeunes arrivés avant l’âge de 13 ans, scolarisés à la rentrée 2005 et dont l’un des parents vit en France depuis au moins deux ans. La réaction des associations de défense des sans-papiers a été vive. Il critiquent, à travers cette expulsion, les conditions générales de rétention des sans-papiers et de traitement de leurs demandes de régularisation, et dénonçant la mise en place d’une véritable « chasse à l’enfant ». Par ailleurs c’est la méthode de considération des dossiers des sans-papiers, au cas par cas, qui est sévèrement critiquée. Les associations demandent une régularisation collective, alors que la mission de Arno Klarsfeld, médiateur national choisi par Nicolas Sarkozy pour traiter les dossiers, est d’instruire selon des critères sociaux, familiaux et culturels. En d’autres termes il doit juger du degré d’attachement à la France des individus concernés, mais en aucun cas il est question de régulariser toutes les familles. Les critères étant de l’ordre du subjectif, il sera compliqué d’expliquer à certains pourquoi ils ne seront pas régularisés alors que d’autres le seront. Les circulaires des 13 et 14 juin définissant aux préfets les critères et la démarche à suivre dans l’octroi des documents de régularisation apparaissent plutôt vagues. C’est ce que dénoncent les associations, alors que le réseau éducation sans frontière (RESF) souligne que résident en France plus de 50 000 familles sans papiers ayant au moins un enfants scolarisé, familles qui sont par conséquent concernées par les circulaires des 13 et 14 juin. A cette demande de régularisation collective, Sarkozy a voulu répondre par le réalisme et la lucidité. Le « cas par cas » s’impose, selon les mots du ministre de l’intérieur, pour éviter la création d’une « nouvelle filière d’immigration ». En effet, la scolarité étant de droit en France, il serait insoutenable de régulariser toutes les familles qui inscrivent un enfant à l’école. Le projet de loi de Nicolas Sarkozy visant à substituer une « immigration choisie » à une « immigration subie » a été définitivement adoptée par le parlement le 30 juin dernier. La nouvelle loi prévoit la suppression de la régularisation automatique des sans-papiers après 10 ans. L’objectif est clair : dissuader les clandestins de venir tenter leur chance en France. Cette mesure a été vivement critiquée dans les rangs de la gauche. On peut par exemple citer Laurent Fabius qui y voit un facteur inévitable d’augmentation du nombre des clandestins puisqu’il considère cette mesure sans effet dissuasif. Enfin, le gouvernement, à travers le ministre de l’intérieur, a décidé de favoriser la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux clandestins. Ainsi, la première conférence interministérielle euroafricaine pour la migration et le développement a eu lieu le week-end dernier à Rabat. Lors de ce sommet, Nicolas Sarkozy a défini l’immigration clandestine comme « une atteinte à l’ordre public des Etats européens et à la stabilité de leur pacte social ». Par ailleurs, il a nuancé son concept d’immigration choisie, qui ne doit pas seulement être choisie par le pays destinataire mais aussi par le pays d’origine. Ces mots du ministre d’Etat, destinés à rassurer les plus inquiets quant à un durcissement significatif de la politique d’immigration en France, sont difficiles à comprendre. Comment les mouvements migratoires peuvent-ils être à la fois choisis par le pays d’accueil et le pays d’origine ? S’agit-il d’un simple contrôle des flux ? Une chose est sûre : il semble peu évident que les pays d’origine des flux laissent partir les plus qualifiés de leurs candidats à l’émigration en France, alors que la France, par ce concept d’immigration choisie, n’acceptera que les plus qualifiés. En réaffirmant les principes qui conduisent sa propre action, tel que le concept indispensable d’attache à la France pour pouvoir y rester, le ministre Sarkozy présente les grandes lignes du programme de politique migratoire du candidat Sarkozy pour 2007. |
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Synthèse : les sans-papiers dans l’actualité
Au cœur de la polémique qui touche les familles de sans-papiers ayant un enfant scolarisé, le ministre de l’intérieur et les associations s’affrontent Le premier jeune sans-papier scolarisé a été expulsé vendredi matin. Abdallah Bourjaf, 19 ans, marocain, est arrivé sur le sol français à l’âge de 14 ans. Il n’entrait donc pas dans l’ensemble des personnes concernées par la circulaire du 13 juin 2006 qui vise les jeunes arrivés avant l’âge de 13 ans, scolarisés à la rentrée 2005 et dont l’un des parents vit en France depuis au moins deux ans. La réaction des associations de défense des sans-papiers a été vive. Il critiquent, à travers cette expulsion, les conditions générales de rétention des sans-papiers et de traitement de leurs demandes de régularisation, et dénonçant la mise en place d’une véritable « chasse à l’enfant ». Par ailleurs c’est la méthode de considération des dossiers des sans-papiers, au cas par cas, qui est sévèrement critiquée. Les associations demandent une régularisation collective, alors que la mission de Arno Klarsfeld, médiateur national choisi par Nicolas Sarkozy pour traiter les dossiers, est d’instruire selon des critères sociaux, familiaux et culturels. En d’autres termes il doit juger du degré d’attachement à la France des individus concernés, mais en aucun cas il est question de régulariser toutes les familles. Les critères étant de l’ordre du subjectif, il sera compliqué d’expliquer à certains pourquoi ils ne seront pas régularisés alors que d’autres le seront. Les circulaires des 13 et 14 juin définissant aux préfets les critères et la démarche à suivre dans l’octroi des documents de régularisation apparaissent plutôt vagues. C’est ce que dénoncent les associations, alors que le réseau éducation sans frontière (RESF) souligne que résident en France plus de 50 000 familles sans papiers ayant au moins un enfants scolarisé, familles qui sont par conséquent concernées par les circulaires des 13 et 14 juin. De son côté, Yolande Besnier, de la Coordination française pour le droit des immigrés à vivre en famille, s'indigne: "si on examine les prises en compte des dossiers de demande par département, on s'aperçoit que certaines préfectures ont considéré les conditions de régularisation comme cumulatives alors que d'autres non." La situation a cependant été clarifiée le lundi 24 juillet par le ministre de l'intérieur qui a affirmé que les conditions sont cumulatives. A cette demande de régularisation collective, Sarkozy a voulu répondre par le réalisme et la lucidité. Le « cas par cas » s’impose, selon les mots du ministre de l’intérieur, pour éviter la création d’une « nouvelle filière d’immigration ». En effet, la scolarité étant de droit en France, il serait insoutenable de régulariser toutes les familles qui inscrivent un enfant à l’école. Le projet de loi de Nicolas Sarkozy visant à substituer une « immigration choisie » à une « immigration subie » a été définitivement adoptée par le parlement le 30 juin dernier. La nouvelle loi prévoit la suppression de la régularisation automatique des sans-papiers après 10 ans. L’objectif est clair : dissuader les clandestins de venir tenter leur chance en France. Cette mesure a été vivement critiquée dans les rangs de la gauche. On peut par exemple citer Laurent Fabius qui y voit un facteur inévitable d’augmentation du nombre des clandestins puisqu’il considère cette mesure sans effet dissuasif. Enfin, le gouvernement, à travers le ministre de l’intérieur, a décidé de favoriser la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux clandestins. Ainsi, la première conférence interministérielle euroafricaine pour la migration et le développement a eu lieu le week-end dernier à Rabat. Lors de ce sommet, Nicolas Sarkozy a défini l’immigration clandestine comme « une atteinte à l’ordre public des Etats européens et à la stabilité de leur pacte social ». Par ailleurs, il a nuancé son concept d’immigration choisie, qui ne doit pas seulement être choisie par le pays destinataire mais aussi par le pays d’origine. Ces mots du ministre d’Etat, destinés à rassurer les plus inquiets quant à un durcissement significatif de la politique d’immigration en France, sont difficiles à comprendre. Comment les mouvements migratoires peuvent-ils être à la fois choisis par le pays d’accueil et le pays d’origine ? S’agit-il d’un simple contrôle des flux ? Une chose est sûre : il semble peu évident que les pays d’origine des flux laissent partir les plus qualifiés de leurs candidats à l’émigration en France, alors que la France, par ce concept d’immigration choisie, n’acceptera que les plus qualifiés. En réaffirmant les principes qui conduisent sa propre action, tel que le concept indispensable d’attache à la France pour pouvoir y rester, le ministre Sarkozy présente les grandes lignes du programme de politique migratoire du candidat Sarkozy pour 2007. |
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