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Vieux 01/08/2006, 16h58
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Par défaut synthèse de l'actualité semaine du 24 au 30 juillet

Synthèse d’actualités semaine du 24 au 30 juillet


Dans une interview parue dans le quotidien Le Monde du jeudi 27 juillet, le Président de la République a expliqué la position française sur le conflit engagé par Israël contre le Hezbollah, en résumant la solution préconisée par la diplomatie française, en étroite collaboration avec la communauté internationale, et en revenant sur sa vision du contexte régional. Jacques Chirac a appelé au cessez-le-feu immédiat, mettant en valeur que la solution militaire est un échec : « Il n’y a pas de solution militaire à ce problème. Et s’il en était besoin, le drame que vient de vivre la Finul [des observateurs de la Finul ont été tués par des tirs israéliens mardi 25 juillet] démontre que la situation empire sur le terrain. » Devant ce constat d’échec de Tsahal, le chef de l’Etat propose une solution en trois temps. D’abord, il est impératif d’obtenir le cessez-le-feu, pour mettre fin aux bombardements israéliens et aux tirs de roquette du Hezbollah, qui font de nombreuses victimes de part et d’autre, et pour préparer le terrain à un accord politique, seconde étape du plan préconisé par le Président.
« Cet accord politique, qui suppose un cessez-le-feu, doit être négocié, d’une part, entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et, d’autre part, entre la communauté internationale, Israël et le Liban ». Cette solution politique est lourde de sens : elle suppose en effet la reconnaissance politique du Hezbollah, ce qui ne va pas de soi pour un interlocuteur tel qu’Israël. Le chef de l’Etat réaffirme plus loin cette idée : « On peut très bien imaginer, en tous cas souhaiter, que le Hezbollah tire les conséquences de sa présence au sein même du gouvernement, et qu’il se transforme en force politique. » Il s’agit donc de mener le Hezbollah au désarmement en lui donnant la reconnaissance internationale qu’engendrerait un accord politique pour une organisation qui a déjà des liens avec le gouvernement libanais. Dans un tel contexte, on comprend que Jacques Chirac refuse de qualifier le Hezbollah d’organisation terroriste.
Si un accord se concrétise, la communauté internationale pourra alors envoyer une force pour assurer la sécurité sur les frontières israélo-libanaise et syro-libanaise. Mais cette force ne doit pas être formée et dirigée par l’OTAN, qui est, selon le chef de l’Etat, « perçue […] comme le bras armé de l’Occident dans ces régions ». A l’OTAN, le Président préfère « une autre expression de la communauté internationale, c’est-à-dire des nations qui sont volontaires pour constituer une force internationale de cette nature. »
La force internationale aurait pour mission principale de permettre « le recouvrement par le gouvernement libanais légal de la totalité de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire » dans le but de permettre « aux forces libanaises, restructurées et aidées, de se déployer sur l’ensemble du Liban, et d’assurer la sécurité du pays. » Enfin, la seconde mission sera « d’assurer qu’aucun tir de roquettes, quelle que soit leur nature, ne puisse être effectué sur Israël. » Ainsi, le Chef de l’Etat souligne l’objectif à atteindre à la sortie de conflit : la stabilité régionale qui passe par là sécurité et surtout la conscience d’être en sécurité pour chacune des parties. Il a tenu à rappeler l’impartialité de la France dans ce conflit en parlant de « responsabilités partagées » de chacun des protagonistes, même s’il estime la méthode israélienne « disproportionnée ». De plus, il se pose en acteur potentiel dans ce conflit en soulignant que « la France a toujours assumé ses responsabilités au Liban.
Interrogé sur le contexte régional, le Président de la République a abordé la question de l’Iran. « L’Iran est une vieille civilisation, un grand pays. Sa préoccupation de compter dans la région est légitime. » Il semble donc logique, selon Jacques Chirac, que l’Iran tente de s’imposer politiquement au Moyen-Orient. Cependant, la question nucléaire est toute autre : « un accord conforme aux règles de la communauté internationale, c’est-à-dire à la non-prolifération, est dans l’intérêt de tout le monde, et dans son intérêt. » Ainsi, la France et le reste de la communauté internationale sont prêts à engager une coopération complète économique et énergétique si l’Iran coopère, mais la poursuite de recherches pour enrichir l’uranium sera sanctionnée par l’ONU.
Enfin, lorsqu’on demande à Jacques Chirac si Téhéran est impliqué dans le déclenchement de la crise le 12 juillet dernier, il répond laconiquement : « J’ai le sentiment que aussi bien le Hamas que le Hezbollah n’ont pas pris ces initiatives irresponsables simplement de leur propre chef. Voilà mon impression. »




Arnaud Montebourg a officialisé son soutien à Ségolène Royal pour sa candidature à l’investiture du parti socialiste lundi 24 juillet. Après lui avoir lancée une invitation la semaine passée à la fête de la Rose qui aura lieu le 20 août, le leader de « Rénover maintenant » a officialisé son soutien dans une lettre ouverte intitulée « le choix de l’alliance » publiée par le quotidien Libération, dans laquelle il explique son « pas, personnel mais déterminé sur le terrain difficile du choix ». Il choisit donc le compromis pour permettre à certaines de ses idées d’occuper une place dans l’agenda politique de « l’après victoire », alors que sa candidature « aurait ajouté une division supplémentaire dans la fracturation déjà multiple du parti ». Il conclut en soulignant que « pour infliger une cruelle défaite à la candidature Sarkozy, il est impérieux de réussir à se mobiliser ».
La décision du député de Saône et Loire peut apparaître étonnante puisqu’il a toujours fait parti des voix les plus virulentes de son parti, souvent opposant aux majorités internes du parti socialiste, allant même jusqu’à critiquer certains choix du gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. Il avait ensuite fondé le courant Nouveau Parti Socialiste en 2002 avec Julien Dray et Vincent Peillon, et le quitte en 2005 en refusant le rassemblement du congrès du Mans et la synthèse qui en découle, qui ne reprend pas son projet de 6ème politique.
Après un tel parcours, il semble étonnant que Montebourg offre son soutien à une candidate qui reprend des idées, notamment sur le thème de la sécurité, déjà émises à droite, et qui fait partie des éléphants du parti que le co-fondateur de NPS a tellement combattu. Arnaud Montebourg briguerait-il un poste de ministre ?


Lundi 24 juillet, le ministre de l’intérieur a reçu les préfets place Beauvau pour déterminer une première approximation du nombre de dossiers qui aboutiront à la délivrance de papiers. Nicolas Sarkozy a annoncé qu’entre 6000 et 7000 jeunes sans papiers et leurs familles seront régularisés, c’est-à-dire environ 30% des dossiers de demande déposés. Les critiques fusent de tous côtés dans le monde politique et associatif, la gauche reprochant au ministre d’avancer des chiffres irréalistes et peu informés alors que Philippe De Villiers l’accuse de céder « aux ordres du politiquement correct » réclamés par la gauche. Le patron du MPF a rappelé son « opposition à la régularisation massive des sans-papiers ». Au contraire, la gauche estime que c’est la seule solution juste, équitable et réaliste. Jack Lang parle d’un « bricolage chiffré qui ne tient pas debout », et avance le nombre de « 20 000 jeunes qui doivent être régularisés ».
Richard Moyon, porte-parole du réseau éducation sans frontière, a témoigné son indignation quant à la méthode employée par le ministre de l’intérieur : « Il y a deux mois, on nous disait zéro régulation, en juin, pendant la circulaire, on parlait de 720 familles et aujourd’hui nous en sommes à six mille régularisations ». Tout comme l’ensemble de la classe politique à gauche, RESF juge « peu crédible » ce nombre, d’autant plus que la date ultime de dépôt des dossiers est arrêtée au 13 août. Dans ces conditions, comment savoir à l’avance combien de familles seront régularisées ? C’est cette pratique qui est sévèrement critiquée par le réseau associatif : monsieur Sarkozy ne cherche pas à faire du cas par cas mais à atteindre un objectif numérique.




Dans une tribune parue dans le Monde du 29 juillet, dix responsables du PS ont appelé le parti à débattre d’une éventuelle candidature de Lionel Jospin aux élections présidentielles de 2007. Les dix signataires, parmi lesquels on compte sept secrétaires nationaux, le député de l’Essonne, le vice président du conseil général de l’Essonne et le chef de file des députés socialistes au parlement européen, considèrent comme une « bonne nouvelle » le fait que Lionel Jospin fasse part de sa « disponibilité » pour le parti socialiste. Ils soulignent « sa stature incontestée d’homme d’Etat, son expérience reconnue des affaires nationales comme internationales et sa vision lucide de la crise que traverse notre pays ». Ils demandent par ailleurs à ce qu’un véritable débat soit engagé au sein du parti socialiste pour déterminer le type de président que va proposer le parti socialiste à l’ensemble du corps électoral français.
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Vieux 02/08/2006, 17h14
Francis Rozange
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Par défaut Re: synthèse de l'actualité semaine du 24 au 30 juillet

Parfait, tu commences à prendre le pli pour les citations afin d'illustrer ton propos. A présent un autre grand classique du journalisme : il faut des titres et des intertitres ! ils doivent être courts, pertinents, si possible sous forme de jeu de mots pour attirer l'oeil du lecteur.
en outre, il faut ajouter un chapô : environs trois lignes chapeautant littéralement la synthèse afin d'avoir une idée immédiate des thèmes abordés.


Citation:
Envoyé par yoann
Synthèse d’actualités semaine du 24 au 30 juillet


Dans une interview parue dans le quotidien Le Monde du jeudi 27 juillet, le Président de la République a expliqué la position française sur le conflit engagé par Israël contre le Hezbollah, en résumant la solution préconisée par la diplomatie française, en étroite collaboration avec la communauté internationale, et en revenant sur sa vision du contexte régional. Jacques Chirac a appelé au cessez-le-feu immédiat, mettant en valeur que la solution militaire est un échec : « Il n’y a pas de solution militaire à ce problème. Et s’il en était besoin, le drame que vient de vivre la Finul [des observateurs de la Finul ont été tués par des tirs israéliens mardi 25 juillet] démontre que la situation empire sur le terrain. » Devant ce constat d’échec de Tsahal, le chef de l’Etat propose une solution en trois temps. D’abord, il est impératif d’obtenir le cessez-le-feu, pour mettre fin aux bombardements israéliens et aux tirs de roquette du Hezbollah, qui font de nombreuses victimes de part et d’autre, et pour préparer le terrain à un accord politique, seconde étape du plan préconisé par le Président.
« Cet accord politique, qui suppose un cessez-le-feu, doit être négocié, d’une part, entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et, d’autre part, entre la communauté internationale, Israël et le Liban ». Cette solution politique est lourde de sens : elle suppose en effet la reconnaissance politique du Hezbollah, ce qui ne va pas de soi pour un interlocuteur tel qu’Israël. Le chef de l’Etat réaffirme plus loin cette idée : « On peut très bien imaginer, en tous cas souhaiter, que le Hezbollah tire les conséquences de sa présence au sein même du gouvernement, et qu’il se transforme en force politique. » Il s’agit donc de mener le Hezbollah au désarmement en lui donnant la reconnaissance internationale qu’engendrerait un accord politique pour une organisation qui a déjà des liens avec le gouvernement libanais. Dans un tel contexte, on comprend que Jacques Chirac refuse de qualifier le Hezbollah d’organisation terroriste.
Si un accord se concrétise, la communauté internationale pourra alors envoyer une force pour assurer la sécurité sur les frontières israélo-libanaise et syro-libanaise. Mais cette force ne doit pas être formée et dirigée par l’OTAN, qui est, selon le chef de l’Etat, « perçue […] comme le bras armé de l’Occident dans ces régions ». A l’OTAN, le Président préfère « une autre expression de la communauté internationale, c’est-à-dire des nations qui sont volontaires pour constituer une force internationale de cette nature. »
La force internationale aurait pour mission principale de permettre « le recouvrement par le gouvernement libanais légal de la totalité de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire » dans le but de permettre « aux forces libanaises, restructurées et aidées, de se déployer sur l’ensemble du Liban, et d’assurer la sécurité du pays. » Enfin, la seconde mission sera « d’assurer qu’aucun tir de roquettes, quelle que soit leur nature, ne puisse être effectué sur Israël. » Ainsi, le Chef de l’Etat souligne l’objectif à atteindre à la sortie de conflit : la stabilité régionale qui passe par là sécurité et surtout la conscience d’être en sécurité pour chacune des parties. Il a tenu à rappeler l’impartialité de la France dans ce conflit en parlant de « responsabilités partagées » de chacun des protagonistes, même s’il estime la méthode israélienne « disproportionnée ». De plus, il se pose en acteur potentiel dans ce conflit en soulignant que « la France a toujours assumé ses responsabilités au Liban.
Interrogé sur le contexte régional, le Président de la République a abordé la question de l’Iran. « L’Iran est une vieille civilisation, un grand pays. Sa préoccupation de compter dans la région est légitime. » Il semble donc logique, selon Jacques Chirac, que l’Iran tente de s’imposer politiquement au Moyen-Orient. Cependant, la question nucléaire est toute autre : « un accord conforme aux règles de la communauté internationale, c’est-à-dire à la non-prolifération, est dans l’intérêt de tout le monde, et dans son intérêt. » Ainsi, la France et le reste de la communauté internationale sont prêts à engager une coopération complète économique et énergétique si l’Iran coopère, mais la poursuite de recherches pour enrichir l’uranium sera sanctionnée par l’ONU.
Enfin, lorsqu’on demande à Jacques Chirac si Téhéran est impliqué dans le déclenchement de la crise le 12 juillet dernier, il répond laconiquement : « J’ai le sentiment que aussi bien le Hamas que le Hezbollah n’ont pas pris ces initiatives irresponsables simplement de leur propre chef. Voilà mon impression. »




Arnaud Montebourg a officialisé son soutien à Ségolène Royal pour sa candidature à l’investiture du parti socialiste lundi 24 juillet. Après lui avoir lancée une invitation la semaine passée à la fête de la Rose qui aura lieu le 20 août, le leader de « Rénover maintenant » a officialisé son soutien dans une lettre ouverte intitulée « le choix de l’alliance » publiée par le quotidien Libération, dans laquelle il explique son « pas, personnel mais déterminé sur le terrain difficile du choix ». Il choisit donc le compromis pour permettre à certaines de ses idées d’occuper une place dans l’agenda politique de « l’après victoire », alors que sa candidature « aurait ajouté une division supplémentaire dans la fracturation déjà multiple du parti ». Il conclut en soulignant que « pour infliger une cruelle défaite à la candidature Sarkozy, il est impérieux de réussir à se mobiliser ».
La décision du député de Saône et Loire peut apparaître étonnante puisqu’il a toujours fait parti des voix les plus virulentes de son parti, souvent opposant aux majorités internes du parti socialiste, allant même jusqu’à critiquer certains choix du gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. Il avait ensuite fondé le courant Nouveau Parti Socialiste en 2002 avec Julien Dray et Vincent Peillon, et le quitte en 2005 en refusant le rassemblement du congrès du Mans et la synthèse qui en découle, qui ne reprend pas son projet de 6ème politique.
Après un tel parcours, il semble étonnant que Montebourg offre son soutien à une candidate qui reprend des idées, notamment sur le thème de la sécurité, déjà émises à droite, et qui fait partie des éléphants du parti que le co-fondateur de NPS a tellement combattu. Arnaud Montebourg briguerait-il un poste de ministre ?


Lundi 24 juillet, le ministre de l’intérieur a reçu les préfets place Beauvau pour déterminer une première approximation du nombre de dossiers qui aboutiront à la délivrance de papiers. Nicolas Sarkozy a annoncé qu’entre 6000 et 7000 jeunes sans papiers et leurs familles seront régularisés, c’est-à-dire environ 30% des dossiers de demande déposés. Les critiques fusent de tous côtés dans le monde politique et associatif, la gauche reprochant au ministre d’avancer des chiffres irréalistes et peu informés alors que Philippe De Villiers l’accuse de céder « aux ordres du politiquement correct » réclamés par la gauche. Le patron du MPF a rappelé son « opposition à la régularisation massive des sans-papiers ». Au contraire, la gauche estime que c’est la seule solution juste, équitable et réaliste. Jack Lang parle d’un « bricolage chiffré qui ne tient pas debout », et avance le nombre de « 20 000 jeunes qui doivent être régularisés ».
Richard Moyon, porte-parole du réseau éducation sans frontière, a témoigné son indignation quant à la méthode employée par le ministre de l’intérieur : « Il y a deux mois, on nous disait zéro régulation, en juin, pendant la circulaire, on parlait de 720 familles et aujourd’hui nous en sommes à six mille régularisations ». Tout comme l’ensemble de la classe politique à gauche, RESF juge « peu crédible » ce nombre, d’autant plus que la date ultime de dépôt des dossiers est arrêtée au 13 août. Dans ces conditions, comment savoir à l’avance combien de familles seront régularisées ? C’est cette pratique qui est sévèrement critiquée par le réseau associatif : monsieur Sarkozy ne cherche pas à faire du cas par cas mais à atteindre un objectif numérique.




Dans une tribune parue dans le Monde du 29 juillet, dix responsables du PS ont appelé le parti à débattre d’une éventuelle candidature de Lionel Jospin aux élections présidentielles de 2007. Les dix signataires, parmi lesquels on compte sept secrétaires nationaux, le député de l’Essonne, le vice président du conseil général de l’Essonne et le chef de file des députés socialistes au parlement européen, considèrent comme une « bonne nouvelle » le fait que Lionel Jospin fasse part de sa « disponibilité » pour le parti socialiste. Ils soulignent « sa stature incontestée d’homme d’Etat, son expérience reconnue des affaires nationales comme internationales et sa vision lucide de la crise que traverse notre pays ». Ils demandent par ailleurs à ce qu’un véritable débat soit engagé au sein du parti socialiste pour déterminer le type de président que va proposer le parti socialiste à l’ensemble du corps électoral français.
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Vieux 07/08/2006, 14h06
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Synthèse d’actualités semaine du 24 au 30 juillet

Alors que les grandes puissances travaillent à une sortie rapide du conflit au Liban, en France, Nicolas Sarkozy présente ses objectifs de régularisation des sans-papiers et le parti socialiste s'organise autour de ses candidats à l'investiture.



Conflit au Liban: la France veut un accord politique avant une intervention multinationale

Dans une interview parue dans le quotidien Le Monde du jeudi 27 juillet, le Président de la République a expliqué la position française sur le conflit engagé par Israël contre le Hezbollah, en résumant la solution préconisée par la diplomatie française, en étroite collaboration avec la communauté internationale, et en revenant sur sa vision du contexte régional. Jacques Chirac a appelé au cessez-le-feu immédiat, mettant en valeur que la solution militaire est un échec : « Il n’y a pas de solution militaire à ce problème. Et s’il en était besoin, le drame que vient de vivre la Finul [des observateurs de la Finul ont été tués par des tirs israéliens mardi 25 juillet] démontre que la situation empire sur le terrain. » Devant ce constat d’échec de Tsahal, le chef de l’Etat propose une solution en trois temps. D’abord, il est impératif d’obtenir le cessez-le-feu, pour mettre fin aux bombardements israéliens et aux tirs de roquette du Hezbollah, qui font de nombreuses victimes de part et d’autre, et pour préparer le terrain à un accord politique, seconde étape du plan préconisé par le Président.

Le désarmement par la reconnaissance politique
« Cet accord politique, qui suppose un cessez-le-feu, doit être négocié, d’une part, entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et, d’autre part, entre la communauté internationale, Israël et le Liban ». Cette solution politique est lourde de sens : elle suppose en effet la reconnaissance politique du Hezbollah, ce qui ne va pas de soi pour un interlocuteur tel qu’Israël. Le chef de l’Etat réaffirme plus loin cette idée : « On peut très bien imaginer, en tous cas souhaiter, que le Hezbollah tire les conséquences de sa présence au sein même du gouvernement, et qu’il se transforme en force politique. » Il s’agit donc de mener le Hezbollah au désarmement en lui donnant la reconnaissance internationale qu’engendrerait un accord politique pour une organisation qui a déjà des liens avec le gouvernement libanais. Dans un tel contexte, on comprend que Jacques Chirac refuse de qualifier le Hezbollah d’organisation terroriste.

Une force internationale, mais pas l'OTAN
Si un accord se concrétise, la communauté internationale pourra alors envoyer une force pour assurer la sécurité sur les frontières israélo-libanaise et syro-libanaise. Mais cette force ne doit pas être formée et dirigée par l’OTAN, qui est, selon le chef de l’Etat, « perçue […] comme le bras armé de l’Occident dans ces régions ». A l’OTAN, le Président préfère « une autre expression de la communauté internationale, c’est-à-dire des nations qui sont volontaires pour constituer une force internationale de cette nature. »
La force internationale aurait pour mission principale de permettre « le recouvrement par le gouvernement libanais légal de la totalité de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire » dans le but de permettre « aux forces libanaises, restructurées et aidées, de se déployer sur l’ensemble du Liban, et d’assurer la sécurité du pays. » Enfin, la seconde mission sera « d’assurer qu’aucun tir de roquettes, quelle que soit leur nature, ne puisse être effectué sur Israël. » Ainsi, le Chef de l’Etat souligne l’objectif à atteindre à la sortie de conflit : la stabilité régionale qui passe par là sécurité et surtout la conscience d’être en sécurité pour chacune des parties. Il a tenu à rappeler l’impartialité de la France dans ce conflit en parlant de « responsabilités partagées » de chacun des protagonistes, même s’il estime la méthode israélienne « disproportionnée ». De plus, il se pose en acteur potentiel dans ce conflit en soulignant que « la France a toujours assumé ses responsabilités au Liban.

L'Iran, puissance régionale
Interrogé sur le contexte régional, le Président de la République a abordé la question de l’Iran. « L’Iran est une vieille civilisation, un grand pays. Sa préoccupation de compter dans la région est légitime. » Il semble donc logique, selon Jacques Chirac, que l’Iran tente de s’imposer politiquement au Moyen-Orient. Cependant, la question nucléaire est toute autre : « un accord conforme aux règles de la communauté internationale, c’est-à-dire à la non-prolifération, est dans l’intérêt de tout le monde, et dans son intérêt. » Ainsi, la France et le reste de la communauté internationale sont prêts à engager une coopération complète économique et énergétique si l’Iran coopère, mais la poursuite de recherches pour enrichir l’uranium sera sanctionnée par l’ONU.
Enfin, lorsqu’on demande à Jacques Chirac si Téhéran est impliqué dans le déclenchement de la crise le 12 juillet dernier, il répond laconiquement : « J’ai le sentiment que aussi bien le Hamas que le Hezbollah n’ont pas pris ces initiatives irresponsables simplement de leur propre chef. Voilà mon impression. »



Arnaud Montebourg soutient Ségolène Royal

Arnaud Montebourg a officialisé son soutien à Ségolène Royal pour sa candidature à l’investiture du parti socialiste lundi 24 juillet. Après lui avoir lancée une invitation la semaine passée à la fête de la Rose qui aura lieu le 20 août, le leader de « Rénover maintenant » a officialisé son soutien dans une lettre ouverte intitulée « le choix de l’alliance » publiée par le quotidien Libération, dans laquelle il explique son « pas, personnel mais déterminé sur le terrain difficile du choix ». Il choisit donc le compromis pour permettre à certaines de ses idées d’occuper une place dans l’agenda politique de « l’après victoire », alors que sa candidature « aurait ajouté une division supplémentaire dans la fracturation déjà multiple du parti ». Il conclut en soulignant que « pour infliger une cruelle défaite à la candidature Sarkozy, il est impérieux de réussir à se mobiliser ».
La décision du député de Saône et Loire peut apparaître étonnante puisqu’il a toujours fait parti des voix les plus virulentes de son parti, souvent opposant aux majorités internes du parti socialiste, allant même jusqu’à critiquer certains choix du gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. Il avait ensuite fondé le courant Nouveau Parti Socialiste en 2002 avec Julien Dray et Vincent Peillon, et le quitte en 2005 en refusant le rassemblement du congrès du Mans et la synthèse qui en découle, qui ne reprend pas son projet de 6ème politique.
Après un tel parcours, il semble étonnant que Montebourg offre son soutien à une candidate qui reprend des idées, notamment sur le thème de la sécurité, déjà émises à droite, et qui fait partie des éléphants du parti que le co-fondateur de NPS a tellement combattu. Arnaud Montebourg briguerait-il un poste de ministre ?



Nicolas Sarkozy annonce 7000 régularisations

Lundi 24 juillet, le ministre de l’intérieur a reçu les préfets place Beauvau pour déterminer une première approximation du nombre de dossiers qui aboutiront à la délivrance de papiers. Nicolas Sarkozy a annoncé qu’entre 6000 et 7000 jeunes sans papiers et leurs familles seront régularisés, c’est-à-dire environ 30% des dossiers de demande déposés. Les critiques fusent de tous côtés dans le monde politique et associatif, la gauche reprochant au ministre d’avancer des chiffres irréalistes et peu informés alors que Philippe De Villiers l’accuse de céder « aux ordres du politiquement correct » réclamés par la gauche. Le patron du MPF a rappelé son « opposition à la régularisation massive des sans-papiers ». Au contraire, la gauche estime que c’est la seule solution juste, équitable et réaliste. Jack Lang parle d’un « bricolage chiffré qui ne tient pas debout », et avance le nombre de « 20 000 jeunes qui doivent être régularisés ».
Richard Moyon, porte-parole du réseau éducation sans frontière, a témoigné son indignation quant à la méthode employée par le ministre de l’intérieur : « Il y a deux mois, on nous disait zéro régulation, en juin, pendant la circulaire, on parlait de 720 familles et aujourd’hui nous en sommes à six mille régularisations ». Tout comme l’ensemble de la classe politique à gauche, RESF juge « peu crédible » ce nombre, d’autant plus que la date ultime de dépôt des dossiers est arrêtée au 13 août. Dans ces conditions, comment savoir à l’avance combien de familles seront régularisées ? C’est cette pratique qui est sévèrement critiquée par le réseau associatif : monsieur Sarkozy ne cherche pas à faire du cas par cas mais à atteindre un objectif numérique.




"Lionel, reviens!"

Dans une tribune parue dans le Monde du 29 juillet, dix responsables du PS ont appelé le parti à débattre d’une éventuelle candidature de Lionel Jospin aux élections présidentielles de 2007. Les dix signataires, parmi lesquels on compte sept secrétaires nationaux, le député de l’Essonne, le vice président du conseil général de l’Essonne et le chef de file des députés socialistes au parlement européen, considèrent comme une « bonne nouvelle » le fait que Lionel Jospin fasse part de sa « disponibilité » pour le parti socialiste. Ils soulignent « sa stature incontestée d’homme d’Etat, son expérience reconnue des affaires nationales comme internationales et sa vision lucide de la crise que traverse notre pays ». Ils demandent par ailleurs à ce qu’un véritable débat soit engagé au sein du parti socialiste pour déterminer le type de président que va proposer le parti socialiste à l’ensemble du corps électoral français.
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