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Vieux 31/08/2006, 17h41
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Date d'inscription: juillet 2006
Messages: 42
Par défaut couverture médiatique française au proche orient

Analyse de la couverture médiatique et du vocabulaire utilisé sur le conflit au Proche Orient

Cet article, visant à expliquer des termes utilisés par les journalistes et à révéler les problèmes auxquels ils sont confrontés pour traiter le conflit, montre que les média français, dans l’ensemble, respectent une certaine neutralité.



Guerre au Liban ou contre le Liban ?

Quelle la nature de ce conflit ? L’ensemble des média, après une courte hésitation de quelques jours, ont rapidement qualifié le conflit entre Israël et le Hezbollah de guerre. L’utilisation du mot semble tout à fait justifiée au sens du droit international puisqu’une guerre est « une lutte armée entre un ensemble d’acteurs issus de camps différents », cette définition étant la plus générale et large que l’on puisse trouver. Il faut cependant souligner que la qualification de guerre relève plus de l’analyse que du constat puisqu’il n’y a pas eu de déclaration juridique de guerre entre les deux belligérants

Le premier point qui pose problème est justement de déterminer les acteurs de cette guerre. D’un côté, et ici il n’y a pas matière à débat, se trouve Israël, Etat souverain qui a fait intervenir Tsahal, son armée régulière dirigée par un Etat major. Mais de l’autre, doit-on se limiter à considérer le seul belligérant, la résistance islamique du Hezbollah, ou doit-on donner un rôle plus important au Liban dans son ensemble ? Ceci dépend de la manière dont on va traiter l’action israélienne. Les média français, dans leur ensemble, se sont bornés à considérer le Liban comme une victime passive, hors des considérations militaires de Tsahal, ce qui est revenu à qualifier toute action contre l’Etat libanais, ou sa population civile, de dommage collatéral, ou de conséquence inévitable. Pour résumer cette idée, les média français non communautaires (c’est-à-dire qui ne se réclament d’aucune des deux parties prenantes au conflit) ont dans leur ensemble choisi de parler de « conflit au Liban », expression qui se distingue par sa neutralité, plutôt que de « conflit contre le Liban », expression qui semble plus réaliste mais qui risquerait de remettre en cause la bonne foi de l’une des parties au conflit, à savoir Israël, qui a toujours clamé que son action se dirige contre le Hezbollah et non contre l’Etat libanais. Nous disons réaliste car il est évident que l’action militaire israélienne a fait entrer comme acteur passif, et contre sa propre volonté, l’Etat libanais. En effet, force est de constater qu’Israël a non seulement imposé au Liban un triple blocus (aérien, maritime et terrestre) mais a aussi délibérément bombardé des infrastructures militaires de l’armée libanaise ( casernes et positions), ainsi que des infrastructures civiles (centrales électriques, puits de pétrole, routes, ponts). Ce faisant, Israël a objectivement attaqué l’Etat libanais. Le problème de savoir si Israël assume ou non la portée de ces attaques est différent.



Problème pour le journaliste : asymétrie des belligérants

La difficulté principale pour les média de maintenir une couverture autant que faire se peut équilibrée tient principalement à la nature asymétrique du conflit. Tsahal, en tant qu’armée régulière soumise à une hiérarchie de commandement, mène un conflit ouvert, et se doit donc de conduire une action transparente face aux observateurs israéliens comme internationaux et de se doter d’une stratégie de communication élaborée. A l’inverse, le Hezbollah, entré dans une tactique de guérilla, surtout urbaine, a tout intérêt à se confiner dans le secret le plus profond. Il est par conséquent plus difficile pour les journalistes d’obtenir le point de vue et des informations sur la « résistance islamique », puisqu’il est impossible de la suivre lors de ses opérations. Ainsi, on retrouve dans la presse des expressions telles que « l’armée des ombres » pour qualifier la milice, puisque le combattant ne se distingue pas du simple civil. On apprend bien peu de choses sur les plans de la milice, sur son organisation. Les média se limitent à rapporter les différentes déclarations du premier secrétaire du Hezbollah, Hassan Nasrallah.



Surcharge émotionnelle

Pour compenser, en tentant de conserver une certaine égalité quantitative entre point de vue israélien et point de vue libanais, les sujets sur les populations civiles et destructions d’infrastructures libanaises sont beaucoup plus nombreux que le même type de sujet concernant Israël, où les articles et reportages à propos de Tsahal occupent une place importante. Ce faisant, la surcharge émotionnelle est accentuée sur le Liban. Ainsi, l’événement de Cana a été longuement traité, et d’une manière qui faisait appel aux sentiments du lecteur/auditeur/téléspectateur plus qu’à sa raison. La presse écrite, par exemple, a plus volontiers titré le « massacre de Cana » plutôt que la « tragédie » de Cana, terme moins chargé émotionnellement, ou encore le « drame de Cana », qui est bien plus neutre. En effet, le terme même de massacre pose un problème d’objectivité puisqu’il sous-entend la volonté assumée de tuer de la part de celui qui massacre. Or, il est peu probable que Tsahal, s’il avait eu connaissance du fait que seuls des civils occupaient l’immeuble et qu’aucun combattant ne s’y trouvait, aurait décidé de bombarder l’édifice.

Plus largement, les sujets qui concernent les destructions du côté libanais, à Beyrouth comme sur le front, se lancent dans des descriptions détaillées, parlant de « chaos », certains allant même jusqu’à tenter des comparaisons avec l’enfer, ce qui grandit l’émotion ressentie par le lecteur. Pour le côté humain, il faut cependant noter que les média français se refusent à toute description macabre de populations tuées, mais se focalisent sur les témoignages de ceux qui ont perdu un proche, en suivant des enterrements par exemple.

Enfin, une impression de fatalité se dégage de certains articles, ce qui engage parfois à mettre en retrait la responsabilité israélienne, sans évidemment la nier, ou au contraire à l’accentuer. Ainsi, un article du monde s’intitulait « de Cana à Bint Jbeil, la mort s’est abattue sur le Liban Sud ». Ici, la personnification de la mort ajoute au côté tragique des évènements et conduit à une assimilation de la mort à Israël, ce qui peut se comprendre comme un parti pris de l’auteur de l’article. Ceci est bien sûr sous entendu et dépend de l’analyse que le lecteur fait de l’article. Un autre papier du Monde débutait avec cette phrase : « dix jours après que deux missiles israéliens se sont écrasés sur un bâtiment de Cana… » Dans ce cas, l’accent mis sur les missiles met en retrait ceux qui les ont tirés. De plus, il se dégage cette même impression de fatalité qui conduit à penser que ce genre de drame est inévitable.

Cependant, explicitement, les média français restent tout à fait neutre dans la qualification des opérations menées par Tsahal en reprenant les termes utilisés par les acteurs et observateurs politiques du conflit. C’est pourquoi le seul terme qui ressort loin devant tous les autres est « disproportion », qu’on a pu lire ou entendre partout.




Qu’est-ce que le Hezbollah ?

Le second problème majeur des journalistes est de qualifier le Hezbollah. Dans un souci d’objectivité, les termes de « terrorisme » ou « résistance », s’ils ne rapportent pas les propos d’un intervenant, sont peu ou pas utilisés. Les journalistes s’en tiennent à l’expression neutre de « milice armée ». Le point problématique réside dans la qualification de la nature même du Hezbollah. Les médias se bornent à utiliser la traduction du terme, « parti de Dieu », ou à faire référence à son organe militaire en parlant de « milice armée ».

Cependant, on peut relever que ces deux dernières expressions, qui se remplacent aisément l’une par l’autre dans les articles, conduisent à une certaine confusion entre le parti politique et la milice. En ressort l’impression que le Hezbollah a pour finalité politique de s’imposer par la force au Liban, ou même que son action se résume à faire la guerre. D’une part on sort de l’objectivité attendue du journaliste, d’autre part le raisonnement est tout à fait faux puisque le Hezbollah est à la fois l’une des principales forces politiques libanaises démocratiquement élues, un réseau social depuis longtemps ancré dans le sud du Liban et une milice armée. Or il est important de faire la part des choses et de ne pas laisser l’une de ces réalités effacer les deux autres. En d’autres termes, on trouve dans la presse : « le Hezbollah, milice armée,… » mais on ne lit jamais « la milice armée du Hezbollah… », ce qui mettrait en évidence le Hezbollah comme parti politique et la milice comme l’un de ses organes. Le détail méritait d’être signalé.

Enfin, les média ont parfois pu parler au sujet du Hezbollah de « formation chiite libanaise », ce qui est imparable du point de vue de l’objectivité, mais au final n’apprend pas grand chose.

Quant aux liens entre la milice armée du Hezbollah et l’Iran, la presse a dans l’ensemble su prendre du recul tout en rapportant les faits communément admis. Ainsi on pouvait lire : « il est néanmoins de notoriété publique que le plus important financier du parti de Dieu est la République islamique d’Iran » ou encore « il est généralement admis que la République Islamique d’Iran est le principal pourvoyeur de fonds du parti de Dieu ». La portée de telles expressions est cependant ambiguë. En effet, même si le journaliste respecte le principe d’objectivité en se dégageant de ces affirmations, il n’en reste pas moins que l’affirmation va fortement influencer celui qui n’a aucune idée à propos de la question abordée. Or, si l’information n’est pas avérée, c’est-à-dire si elle n’est pas confirmée par l’Iran, le Hezbollah ou un organisme indépendant du conflit, vaut-elle la peine d’être soulignée au risque de méprendre le lecteur ? Au contraire, si l’information est prouvée, pourquoi prendre autant de précaution ?



Des media français plutôt neutres

« Mais pour ce qui relève des média français en général, il faut constater que le traitement qu’ils ont voulu objectif de ce conflit israélo-libanais a finalement été conforme à une tendance qu’ils ont volontairement développée ces dernières années, à défaut de mieux, à savoir : alterner les points de vue, opter tantôt pour une vision du conflit côté libanais, et tant autre pour une description de la situation côté israélien. » C’est le point de vue de Barah Mikaïl, chercheur spécialisé sur le Moyen Orient à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques. Il semble en effet que les média français gardent la tête froide, en tentant de couvrir les événements de manière équitable, c’est-à-dire en présentant la situation dans chaque camp. Certains choix, qui peuvent apparaître critiquables, tiennent surtout à la difficulté de traiter un conflit complexe, où les acteurs sont multiples et très différents, mais ne révèlent pas un parti pris volontaire et assumé pour l’un ou l’autre des camps.
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Vieux 03/09/2006, 14h02
Francis Rozange
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Tout ceci n'a rien à voir avec du journalisme. Je rappelle le sujet demandé (il y a de cela trois bonnes semaines...) : analyse dans les médias de l'utilisation des termes guerre, guerilla, terrorisme sans contrainte de signes: vous pouviez en faire mille avec un sens plutot que dix milles...
C'est très mauvais. délayage, et aucune illustration : vous ne citez aucun article paru dans la presse alors qu'il s'agissait d'analyser ceux-ci ! seulement "les journalistes", "l'ensemble des médias", "les médias français" etc.


Citation:
Envoyé par yoann Voir le message
Cet article, visant à expliquer des termes utilisés par les journalistes et à révéler les problèmes auxquels ils sont confrontés pour traiter le conflit, montre que les média français, dans l’ensemble, respectent une certaine neutralité.
Ce n'est pas ainsi que l'on rédige un chapô : vous devez être percutant, donner envie de lire la suite, introduire et conclure dans une même phrase, à quoi bon écrire la suite dans ces conditions ?


Guerre au Liban ou contre le Liban ?

Quelle la nature de ce conflit ? L’ensemble des média, après une courte hésitation de quelques jours, ont rapidement qualifié le conflit entre Israël et le Hezbollah de guerre. L’utilisation du mot semble tout à fait justifiée au sens du droit international puisqu’une guerre est « une lutte armée entre un ensemble d’acteurs issus de camps différents », cette définition étant la plus générale et large que l’on puisse trouver. Il faut cependant souligner que la qualification de guerre relève plus de l’analyse que du constat puisqu’il n’y a pas eu de déclaration juridique de guerre entre les deux belligérants
On pourrait réduire tout cela à deux lignes, vous délayez et c'est un défaut récurrent.

Le premier point qui pose problème est justement de déterminer les acteurs de cette guerre. D’un côté, et ici il n’y a pas matière à débat, se trouve Israël, Etat souverain qui a fait intervenir Tsahal, son armée régulière dirigée par un Etat major. Mais de l’autre, doit-on se limiter à considérer le seul belligérant, la résistance islamique du Hezbollah, ou doit-on donner un rôle plus important au Liban dans son ensemble ? Ceci dépend de la manière dont on va traiter l’action israélienne. Les média français, dans leur ensemble, se sont bornés à considérer le Liban comme une victime passive, hors des considérations militaires de Tsahal, ce qui est revenu à qualifier toute action contre l’Etat libanais, ou sa population civile, de dommage collatéral, ou de conséquence inévitable.
blah blah blah... Il n'y a pas une seule idée dans ce pourtant fort long paragraphe

Pour résumer cette idée, les média français non communautaires (c’est-à-dire qui ne se réclament d’aucune des deux parties prenantes au conflit) ont dans leur ensemble choisi de parler de
Idem

« conflit au Liban », expression qui se distingue par sa neutralité, plutôt que de « conflit contre le Liban », expression qui semble plus réaliste
Enfin une idée, il était temps...

mais qui risquerait de remettre en cause la bonne foi de l’une des parties au conflit, à savoir Israël, qui a toujours clamé que son action se dirige contre le Hezbollah et non contre l’Etat libanais. Nous disons réaliste car il est évident que l’action militaire israélienne
Voilà, vous avez perdu un lecteur. Je ne peux pas lire la suite. Trop long, trop lent, trop de "pas de matière à débat" et autres "il est évident que". pas de structure, de hiérarchisation, on ne sait pas où vous voulez en venir et vous allez quelque part, ce n'est pas manifement pas à une vitesse supersonique.
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