L'organiseur
Cet nouvelle version introduit enfin un
explorateur à l'intérieur même du programme, et pas n'importe comment, regardez
bien cette pellicule de photos, juste en-dessous de l'image
principale : même présentation que dans Elements. Mais l'on peut aussi
passer en mode « palette » où l'explorateur, baptisé
« organiseur » occupe alors tout l'espace disponible. Et c'est un
organiseur somme toute assez banal : on y trouve une fonction de recherche
par calendrier, géniale invention de Adobe que tout le monde a copiée, mais le
calendrier s'ouvre dans une fenêtre séparée, ce qui est bien moins pratique qu'un clic souris dans la
fenêtre principale pour un accès immédiat à toutes les photos prises à une date
donnée.
De manière générale, l'interface n'a pas suffisamment progressé. Alors que Elements, bien que proposant moins de fonctions, offre de nombreux modes d'affichage, à commencer par débutant ou expérimenter, Corel en est resté aux menus déroulants à rallonge et des termes techniques hérités de son orientation semi-pro, mais qui rebuteront le grand public. C'est d'autant plus dommage que Corel a encore ajouté des fonctions supplémentaires : ainsi cette étonnante chronologie, certes un peu gadget, qui permet de simuler la manière dont un cliché aurait été pris en fonction des techniques de développement historiques, au total sept styles différents parmi lesquels le très fameux daguerréotype, ancêtre de la photographie où la très chic Platinotypie qui nécessitait un alliage en platine...
Autre fonction destinée au grand public, le lissage de peau, mais les versions précédentes permettaient bien entendu de parvenir au même résultat quoique de manière moins pilotée... et cela marchait très bien. Un peu dans le même esprit, l'apparition de l'outil « recoloration » qui permet de changer la couleur d'une zone de l'image, mais en tenant compte des effets d'ombrage. Par exemple pour changer la couleur d'un vêtement : plutôt qu'obtenir un à-plat grossier, on conserve les jeux d'ombre qui donnent leur relief au vêtement. Efficace, même si là encore une combinaison d'outils comprenant la baguette magique permettait de parvenir au même résultat.
Paint Shop Pro reste donc Paint Shop Pro : impossible
de le conseiller au profane, contrairement à Elements, mais d'indéniables
progrès ont été accomplis et pour le photographe en herbe fauché, il s'agit de
la seule alternative à Photoshop, pour une somme plus qu'abordable :
dérisoire compte-tenu ses peformances techniques.
Corel paint Shop Pro XI. Environ 100€