Samedi, Juillet 04, 2009
   
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Le portrait de Petite Cosette

Cultures - DVD Mangas

Le portrait de Petite CosetteOubliez les Misérables : la Cosette de ces trois OAV n’a rien à voir avec l’héroïne de Victor Hugo. En fait, Le portrait de Petite Cosette ne ressemble tout simplement à rien de connu. Ce roman gothique nous entraîne dans un voyage onirique, surréaliste, à la limite de l’incompréhensible, mais d’une beauté et d’une originalité telles qu’il fascine de bout en bout.
L’histoire commence pourtant de manière assez classique : Eiri, un jeune lycéen timide qui s’occupe du magasin d’antiquités de son père, mène une vie normale, entouré d’amis qui ne pensent qu’aux filles, et de filles qui essaient vainement d’attirer son attention.
Seulement voilà : Eiri est déjà amoureux de Cosette, une petite blonde enfermée dans un verre vénitien. Le réalisateur nous emmène alors dans les hallucinations d’Eiri, qui découvre que Cosette a été assassinée. Elle ne sera libérée du verre que lorsque son meurtrier aura été puni. Commence alors pour Eiri une descente aux enfers, entre masochisme et amour fou, pour tirer Cosette de sa solitude et lui offrir enfin le repos.

Dès les premières images, la réalisation surprend par ses cadrages dignes du cinéma d’art et d’essai : comme Eiri qui regarde Cosette dans un verre multicolore, nous observons Eiri à travers des vitres déformantes ou dans le reflet de lunettes noires. Les cadres qui enferment Eiri répondent au cadre du portrait de Cosette et au verre dont elle est prisonnière. Et ce n’est qu’un des multiples symboles développés tout au long de ces trois OAV : vitraux, mosaïques, crânes, yeux, chaînes, horloges arrêtées, décors qui s’adaptent aux états d’âme des personnages… Le portrait de Petite Cosette est une de ces œuvres dont les images sont plus éloquentes que les mots. Chaque plan ressemble à une peinture en mouvement, aux couleurs éclatantes, mais où finissent par dominer le noir et le rouge.

Car ces OAV ne sont guère réjouissantes : le sang coule à flots, Eiri subit une véritable torture, et Cosette possède une part d’ombre qui la rend inquiétante et vénéneuse. L’ambiance est donc glauque à souhait, ce que vient souligner la musique de Yuki Kajiura, qui enchantait déjà nos oreilles avec les bandes originales de Noir et de .hack//SIGN. Les trois climax (un à la fin de chaque OAV) sont ainsi portés par des envolées musicales qui renforcent la folie qui se dégage des images.

Le portrait de Petite Cosette n’est donc pas à mettre entre toutes les mains : déroutant, sombre, sanglant et complètement barré, ce petit bijou de l’animation japonaise nous emmène dans un univers qui croise les influences de David Lynch, Mamoru Oshii et Salvador Dali. Dans les moments les plus étranges, on pense aussi à la fin d’Evangelion, qui avait en son temps laissé pas mal de spectateurs perplexes. Si vous aimez les œuvres qui nécessitent plusieurs visions pour en saisir toute la richesse, n’hésitez plus !

Bonus :
Le packaging est le même que celui utilisé pour le coffret du film Max et Compagnie : un beau fourreau en deux parties, contenant le coffret, quatre illustrations sur papier cartonné, et un livret de 28 pages avec les interviews du producteur, du réalisateur, de la doubleuse du héros, du character designer, du production designer et de la compositrice de la musique, ainsi qu’une critique des OAV par un journaliste japonais.

Le DVD de bonus contient des bandes annonces de séries éditées par Kaze, une galerie d’images, deux making-of, une comparaison storyboard / produit fini sur deux extraits, trois scènes commentées (une par OAV) et deux clips (le clip de la chanson de fin et un clip promotionnel). Le premier making of, d’une vingtaine de minutes, est un montage d’interviews de l’équipe (doubleurs compris) pendant la réalisation des OAV. Le deuxième, d’un peu plus de huit minutes, s’intéresse au doublage français.

Cependant, le supplément le plus intéressant ne se trouve pas sur le DVD bonus : le coffret contient également le CD audio de la bande originale du film, composée par Yuki Kajiura, à qui l’on doit quelques unes des plus envoûtantes musiques de l’animation japonaise. Kaze, 42 euros.

INFORMATIONS TECHNIQUES
:
 VERSION : Français (5.1) - Japonais (2.0)
 SOUS-TITRES : Français - Neerlandais
 FORMAT : 2 DVD - 3 OAV - 16/9 - PAL
 DUREE : 120 minutes environ
 DATE DE SORTIE : 27/04/2005
 ANNEE : 2004
 REFERENCE : DVD362
 COPYRIGHTS : © 2004 COSSETTE HOUSE / ANIPLEX

CREDITS
:
 Réalisateur : AKIYUKI SHINBO
 Character Designer : HIROFUMI SUZUKI
 Compositeur : YUKI KAJIURA
 Directeur Artistique : EASTER HIMEGUMI
 Scenario : MAYORI SEKIJIMA
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gaeline   |15-02-2006 12:20:28
Il me semble que d'apr
Francis Rozange   |29-07-2005 19:27:54
j'ai le num
Visiteur   |29-07-2005 19:20:17
anime magnifique et je suis l'heureux possesseur d'un coffret collector num

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