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Vanessa Paradis - Divinidylle |
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Écrit par Abécé
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20-09-2007 |
Ça commence comme une basse à la "Johnny And Mary"… Quelques notes accrocheuses du début de "Divine Idylle" qui invitent à s'arrêter sur cet album.
Quand le tapage médiatique se volatilise, enfin…
Et en parlant de s'arrêter… je n'ai plus bougé avant la fin de l'album. Le titre en question, que j'avais trouvé "banal" (shame on me) à la première écoute, s'avère riche en nuances, en détails que je continue à découvrir à chaque écoute, façon mille feuilles… Sur le premier couplet de "Chet Baker", la façon avec laquelle Vanessa interprète le titre n'est pas sans rappeler certains titres de Zazie. Le titre de Jean Fauque tombe parfaitement sur cette rythmique bien huilée, ponctuée de claps et de chœurs. Thomas Fersen a signé les paroles et les musiques du titre "Les piles" sur lequel Vanessa Paradis a invité M à chanter en duo. M, faut-il encore le signaler, est omniprésent sur cet album, notamment dans son écriture, comme sur la tournée qu'elle partagera avec lui. Je n'ai pas été sensible (mais ce n'est QUE mon point de vue…) à la chanson "Dès que j'te vois" malgré des jeux de rythmes construits d'une façon absolument intelligente. Je me suis régalé avec plus de plaisir sur la mélodie "Les revenants" que Vanessa Paradis a signé elle-même, en épousant un texte de Franck Monnet.
Je ne peux pas m'empêcher de repenser à "Bliss", ce dernier et somptueux album, à la fois intimiste et plein de générosité qui n'avait pourtant pas rencontré son public dans la même mesure que ses prédécesseurs. Je suis ravi d'apprendre que l'album "Divinidylle" soit un succès.
À l'écoute de "Junior Suite", des mots de Didier Golemanas, des notes d'Alain Chamfort, on retrouve, dès les premières mesures, des sonorités, dans le timbre de Vanessa, qui rappellent à la fois certains titres de "Bliss" mais aussi de l'interprétation de "Manolo Manolette", à une hauteur et une fluidité qu'elle avait un peu délaissées. C'est LE titre de l'album que je retiendrai. Sûrement celui qui ne passera jamais en radio, soit dit en passant.
"L'incendie" est transcendé par les guitares de M (je ne regarde pas les crédits… cela ne fait aucun doute). Là encore, Vanessa s'impose avec charisme et joue avec les notes. Chaque phrase répond à la précédente, comme si elle faisait un duo avec elle-même. Les arrangements de ce titre ont une dimension exceptionnelle. Le titre habite la pièce dans laquelle on l'écoute.
Brigitte Fontaine a signé les paroles d'"Irresistiblement", que Vanessa chante sur une musique de M. "La bataille", signée Franck Monnet et composée par Vanessa Paradis s'emballe, et le son des orgues d'Albin de la Simone, sont le théâtre d'un jeu très intéressant liant la contrebasse, le banjo et une flopée de voix de gentils fantômes.
Après le reggae intitulé "La mélodie", l'album se referme comme un livre de sublimes images, par "Jackadi", un titre dont le petit Jack (le petit frère de Lily-Rose) chante l'introduction. C'est un titre personnel, écrit et composé par Vanessa Paradis (je l'ai vérifié, mais on le devine aisément…) Son cadeau, histoire d'être quitte après la "Ballade de Lily-Rose", qui était présente sur "Bliss".
Dédié à feu Franck Langolff et Étienne Roda-Gil, ses auteurs compositeurs des toutes premières heures, cet album n'est pas qu'une grande réussite. Il est aussi un savoureux mélange d'énergie et de sentiments. La musique dépasse largement le tapage médiatique fait autour de ce disque. La musique est là. Peu importe le reste.
Merci, Vanessa. Merci.
Album "Divinidylle" actuellement disponible dans les bacs.
www.vanessaparadis.fr
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