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23Mai2012

la Factory

La langue de bois dont on fait les matraques

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Les flops de l'informatique

Introduction

Le problème avec les échecs, c’est que l’on oublie bien souvent jusqu’à l’existence du produit initial. Certes, il existes quelques incurables nostalgiques pour vous parler durant des heures de la machine développée sous nexstep, société fondée par un certain Steve Jobs et qui fut un échec retentissant. Plus récemment, Jean-loup Gassée, autre transfuge d’apple, tenta une aventure similaire avec la bebox, et échoua pour des raisons identiques. Chez apple, vous vous souvenez peut-être du newton, un assistant de poche qui fut abandonné alors que le marché était en pleine explosion. Toujours chez apple, nous pouvons aussi vous citer le Lisa, développé parallèlement au macintosh, et sorti peu avant lui. Ou encore La console de jeux Pipin. Mais ne croyez pas que nous nous acharnions sur Apple : seuls des professionnels aguerris et passablement agés se rappelleront du PC junior lancé en 1984 par… IBM. Ou encore de la tentative de Microsoft de lancer sur le marché un ordinateur, en collaboration avec les japonais. Ne serait-ce qu’avec les consoles de jeux oubliées presqu’aussi vite qu’elles ont été mises sur le marché, nous pourrions remplir plusieurs dizaine de pages. Citons par exemple la console portable couleur de Atari, alors même que la gameboy faisait un malheur, ou encore la 3Do, lancée par le fondateur d’Electronic Arts. La société se rattrapa aux branches en rachetant l’éditeur des fameux Might and Magic, avec le succès que l’on connaît. 3DO n’est désormais plus que le nom d’un éditeur de jeux vidéo, alors qu’il était censé être celui d’une console révolutionnaire.

En matière de systèmes d’exploitation, nous avons aussi l’embarras du choix : Nextstep bien évidemment, mais aussi OS/2 chez IBM, DR-DOS nous vous avons déjà parlé, ou encore Taligent issu de l’alliance contre-nature d’apple IBM. La France n’est pas en reste, avec le thomson TO7 suivi vaillamment d’un MO5, le tout sous respiration artficielle grace au plan « informatique pour tous », qui porta malheureusement fort mal son nom…. Ces boitiers bizarres eurent droit aux honneurs des placards scolaires et l’argent alimenta un temps les caisses de l’entreprise valant « un franc symbolique ». d’autres échecs relèvent moins de la technologie que du marketing. Ainsi, en 1995, le tout puissant Microsoft terrorise ses concurrents en lançant MSN : le Microsoft Network. Le fournisseur d’accès n’est plus aujourd’hui qu’un banal portail. Quant à Infonie, qui lui existe toujours, avait débuté avec un modèle économique étrange : la société vendait un abonnement et un décodeur, c’est à dire en fait un modem propriétaire. Un modèle économique visiblement inspiré de canal plus, mais qui ne rencontra pas le même succès…. La société révisa sa copie en n’imposant plus son propre modem, et même un logiciel « light » permettant de consulter le site Infonie réservé aux abonnés à partir de n’importe quel autre fournisseur Internet. C’est l’histoire de quelques-uns de ces échecs que nous allons à présent vous compter.

Le Newton

Jean-Louis Gassée, dans sa chronique dans Libération du 6 mars 1998, a remarquablement décrit l’aventure du Newton. En 1987, Steve Sakomac, son créateur, désire quitter Apple dont il critique la bureaucratie afin de monter sa société. Son but ? concevoir un ordinateur plat au format A4 qui reconnaitrait l’écriture et sur lequel on écrirait directement avec un stylet et qui serait relié à d’autres machines similaires par ondes radio. Trois ans à peine après l’invention du mac, l’idée était révolutionnaire. Mais il échoua à monter son entreprise et une cellule fut créée au sein d’Apple. Le Newton est lancé en 1993. et abandonné en 1998, alors même que le marché a explosé, comme l’avait Steve Sakomac… mais à ses dépends. Le principal problème ? un projet tout bonnement trop ambitieux. Les technologies de reconnaissance de l’écriture n’étaient pas au point, loin s’en faut. Avec pour conséquence que le Newton confondait les mots inscrits avec d’autres. Les versions successives du produit n’ont pas arrangé les choses et cela seul aurait suffit à discréditer le produit. De fait, l’utilisateur lambda avait franchement tendance à railler le malheureux propriétaire d’un newton, tandis qu’il lorgnait avec envie le Palm Pilot, qui lui requérait l’apprentissage d’un alphabet spécial aisément reconnaissable par l’ordinateur. Plus compliqué, mais efficace. second problème, la synchronisation entre le newton avec un PC ou un MAC fonctionnait mal. Un rien gênant. Troisième problème, sa taille. En définitive plus petit que le A4, mais trop gros pour une poche… après avoir décidé de faire Newton une entité séparée de la maison mère afin de rassurer la bourse alors qu’apple est en pleine tourmente, son arrêt de mort est finalement signé. Il a couté sa place à John Sculley, le pdg d’apple, enfonça le clou en déclarant qu’on n’avait décidément pas fait grand chose pour améliorer le produit en cinq ans. Le Newton représentait 1% des revenus de la société, une misère. En revanche, le cout total était évalué à 300 millions de dollars… développeurs et utilisateurs abandonné, et l’action Apple qui fait des bonds suite à cette bonne nouvelle. Un schéma classique dans le royaume enchanté de la world compagny.

Qu’est-ce que c’est une Bebox ?

Si vous avez sans doute vaguement entendu parler du Newton, nous allons mettre votre culture à rude épreuve en vous parlant de la Bebox. En 1990, Steve Sakomac et Jean-Louis Gassée quittent Apple pour fonder Be Inc. Leur objectif ? créer un ordinateur et un système d’exploitation révolutionnaires. Reconnaissons qu’à une époque où le PC compatible s’était définitivement imposé comme standard de l’informatique personnelle, aux dépends du Mac, l’entreprise semblait pour le moins osé. Voilà bien le problème des passionnés : ils raisonnent avec leur cœur plutot qu’avec leur portefeuille. Parfois ça marche. Mais l’époque des machines conçues dans un garage est définitivement révolue, Be Inc doit affronter des géants, et l’échec fut cinglant.

La Bebox fut présentée en octobre 1995, donc peu après un certain… Windows 95. du coup, le système d’exploitation BeOs demeurait certes extraordinairement novateur par rapport à un Windows 3.1, mais nettement moins révolutionnaire si on le comparait à son successeur, certes loin d’être parfait, mais suffisamment moderne pour s’imposer avec le succès que l’on sait. Mais Bebox attaquait également de front les station de travail conçues notamment par sun, en se targuant de ses hautes capacités en matière de 3D, montage vidéo ou retouche d’image… l’ordinateur fut initialement lancé dans une version à 66Mhz. Sa principale originalité consistait à s’appuyer non pas sur un, mais deux processeurs. En l’occurrence deux powerpc 603. Elle comportait trois ports PCI, cinq ISA, deux canaux midi, un système sonore 16Bits, trois ports infra-rouges, une interface SCSI, quatre ports série… assurément, des caractéristiques séduisantes. La version 133 Mhz a remplacé le modèle précédent en décembre 1996. le 30 janvier 1997, soit à peine deux mois plus tard, la machine cessait d’être commercialisée. Il s’était vendu environ 1000 66Mhz, et 800 à 133Mhz. Les raisons de cet échec sont multiples. La plus évidente est le choix d’un nouveau système d’exploitation certes performant mais sans bases logicielles. Mais il y a aussi le fait d’avoir formidablement sous-estimé l’évolution foudroyante du Hardware dans le monde de l’informatique personnelle. Be Inc vante la connectivité de sa machine ? mais l’USB pointe le bout de son nez, avec le succès que l’on sait. Ses capacités en matière de Vidéo ? il est dépourvu d’interface Firewire, standard de fait pour les camescopes et le montage numérique, en attendant sans doute de remplacer le SCSI. Cinq slots ISA ? mais l’industrie, une fois qu’elle a tranché pour le PCI, est allée très vite. Résultat ? une machine séduisante et onéreuse en décembre 95 était devenue franchement ringarde et onéreuse début 97. Quant au système d’exploitation BeOS, on tenta de le commercialiser séparément. Il est à présent librement téléchargeable sur le site de l’éditeur : www.be.com

Lisa, mère putative de Nexstep

Steve Jobs est plus ou moins considéré comme un demi-dieu vivant depuis le spectaculaire redressement de la firme qu’il dirige. Mais quel rapport avec Lisa… ? lisa est considéré par certains comme le plus grand flop d’apple, avant même le Newton, Pipin ou l’apple III. Retour aux sources : la société avait mené de front deux projets d’ordinateurs basé sur une interface graphique. On connaît le succès du macIntosh, on a oublié le Lisa, sorti à peu près en même temps, et dont le chef de projet n’était autre qu’un certain… Steve Jobs ! Le Lisa sortit en 1983 pour un prix d’environ 10.000$. autant dire une fortune. Bien trop cher pour les entreprises. Et si l’on connaît vaguement le Lisa, le Lisa 2 est quasiment rayé de la mémoire collective. Il fut écrasé par le succès de son petit frère, qu’il tenta vainement d’imiter grace à un émulateur capable de faire tourner le système d’exploitation du Mac. Steve Jobs fut un rien vexé, et surtout rapidement écarté de ses fonctions. Avec seulement 11% des actions d’Apple, il n’avait pas son mot à dire et quitta la société en 1985 après s’être faché avec John Sculley auquel il reprochait, sans doute à juste titre, de ne rien connaître à l’industrie informatique. Il fonda alors Nextstep. Le but, un rien revanchard, consistait à rivaliser de front avec le Mac en créant une nouvelle machine de toutes pièces. Il ne connut pas tout à fait le même fiasco que la Bebox, la concurrence étant moins rude à l’époque, mais le père du Lisa connut malgré tout une nouvelle fois l’échec avec cet ordinateur qui faisait surtout rêver par son design : un superbe bloc de granit noir commercialisé en 1989 : le NextCube. une machine théoriquement destinée aux étudiants, mais deux fois plus chère que prévu : environ 6.000$, et atterrit donc dans les labos fortunés plutot que dans des chambres de bonnes. Et pour cause : il était sorti avec un lecteur magnéto-optique en guise de disquette. Un périphérique onéreux même de nos jours… des versions moins sophistiquées verront heureusement le jour. Il s’en vendit 50.000 exemplaires, autant dire un succès colossal si on le compare à la Bebox. En 1993, Steve Jobs décida de cesser la commercialisation de sonordinateur, Sa société avait déjà englouti 250 millions de dollars… La société Nextstep se concentra sur son système d’exploitation qu’il destinait aux professionnels. cette même année sortit Nextstep 486. Mais Microsoft avait lancé le projet Cairo qui allait conduire à Windows NT, avec le succès que l’on sait. out fini par le mieux puisqu’Apple, au moment de rappeler Steve Jobs, racheta la société Next pour la bagatelle de 400 millions de dollars. Il s’agissait là d’un beau cadeau qui, sur le plan financier, était bien plus avantageuse pour Steve Jobs qu’Apple. A l’heure actuelle, Nextstep, rebaptisé en Next Software Inc, s’est spécialisé dans le développement objet.

Même IBM…

Même IBM est capable de commettre des erreurs de débutant. La preuve ? on se souvient encore du fiasco de OS/2, mais combien connaissent le PC Junior ? preuve, preuve, s’il en fallait, d’un méga-flop. Cet ordinateur est sorti en 1983 et a été commercialisé jusqu’en 1985. il comprenait un clavier sans fil, deux ports pour insérer des cartouches et était basé sur le processeur 8088. On l’aura compris il s’agissait de percer le marché domestique. Les mauvaises langues prétendent que l’échec essuyé par le géant est du au nom de la machine : comment prendre au sérieux un ordinateur s’appelant junior ? mais la vraie raison est plus pragmatique. Le PC junior disposait en effet d’interfaces propriétaires incompatibles avec le reste du marché, en particulier l’IBM PC qu’il avait lui-même inventé ! cette situation absurde était en fait liée au fait que IBM entendait ainsi verrouiller le marché grace à ses multiples brevets pour cette machine, n’ayant guère apprécié de voir son ordinateur cloné par le premier taiwanais venu. Il allait plus tard renouveler son erreur en tentant d’imposer le PS/2, cette fois-ci pour le marché professionnel. Cette machine était dotée d’interfaces propriétaires et, même si elle ne connut pas un échec aussi patent, elle ne sut jamais s’imposer sur le marché qui avait tranché pour un système ouvert, celui que nous connaissons aujourd’hui. Avouez que si le super-géant IBM a échoué a imposé une nouvelle machine bien que fonctionnant sous DOS et ayant donc accès à une immense base de logiciels, on pouvait difficilement miser sur les chances de petites entreprises telles que Nextstep ou Be Inc.

Les flops de Microsoft

Le plus beau flop de Microsoft est assurément le MSX. Retour en 1982 : Il s’agissait de créer un nouveau standard, au même titre que le cd-audio et autres VHS, pour une famille d’ordinateurs basés sur le processeur Z80. ce standard fut défini par la société ASCII en collaboration avec Microsoft fournissant en firmware une version étendu de son célèbre basic : Microsoft eXtended Basic. D’où le nom de ce fameux standard… Les spécifications imposent notamment la présence d’un port pour insérer des cartouches, ce qui en faisait un modèle hybride entre l’ordinateur et la console de jeux.pour être honnête, ce « standard » connu un succès relatif dans les pays asiatiques, et pour cause : on trouvait parmi les constructeurs des intervenants tels que Sony, Panasonic ou Toshiba. Le MSX fut également commercialisé en europe, où il essuya un échec face à la concurrence des nombreux modèles européens : zx spectrum, amiga et autres atari. Quant aux Etats-Unis, fief de Microsoft, on ne peut même pas parler de commercialisation…en revanche, l’URSS en acheta des centaines pour ses écoles. Un malheur n’arrivant jamais seul, MSX2 vit le jour en 1985, puis MSX2+ en 1988 puis enfin MSX TURBO R en 1990. mais Microsoft s’était retiré du projet depuis belle lurette pour se consacrer au Compatible PC avec le succès que l’on connaît.

L’autre grand flop de Microsoft n’est autre que MSN. Ne croyant pas Internet, la société a lancé un service propriétaire avec une simple passerelle vers le Net, tout comme l’a fait AOL. Mais alors que les fournisseurs d’accès se tournaient vers une connexion illimitée forfaitaire, MSN, imposait un taux horaire élevé, comparable à celui de… AOL. Mais voilà, Microsoft n’avait ni l’expérience, ni surtout le contenu de son rival. Ajoutons-y une interface catastrophique et les utilisateurs se tournèrent massivement vers Internet, soit directement soit par l’intermédiaire d’AOL grace à un marketing intense. En France, le résultat fut plutot cocasse : MSN avait lancé le programme « carte blanche » dirigé par un transfuge de la télévision. L’objectif ? créer du contenu en le finançant. Il suffisaitt donc de soumettre des projets… ce fut également un fiasco, car à une époque où les connectés appartenaient à des classes socio-culturelles élevées en raison des couts et de la nouveauté, on visa un contenu aussi grand public que possible. Ainsi naquit une rubrique sur le fromage et le pinard, tandis qu’un site littéraire était jugé trop élitiste.

Quels flops nous réservent l’avenir ? parions sur le succès de la playstation 2, l’échec de la console Microsoft, et de possibles soucis pour Apple qui risque de ne pas renouveler tous les ans le miracle du Imac.

Encadré - COMMENT FAIRE UN FLOP

Il existe d’innombrables manières de gaspiller des centaines de millions de dollars. Grace à nos bons conseils, voici quelques méthodes qui ont démontré leur efficacité pour vider votre compte en banque et transformer un vulgaire milliardaire en rm-iste. Si vous habitez en France, le plus simple consiste encore à engager de nombreux salariés, lancer des projets faramineux et irréalistes en méprisant la concurrence, plus particulièrement étrangère. Il ne reste alors plus qu’à réclamer des subventions à l’état, qui se fera un plaisir d’éviter la perte de centaines, voire de milliers d’emplois. Le meilleur exemple est Bull, qui est parvenu à perdre des sommes considérables dans l’informatique alors même que nous connaissions une révolution aussi importante que celle de la machine à vapeur au 19e siècle. Parmi les grands oubliés français, on peut également citer Goupil et bien sur les ordinateurs de Thomson, bien qu’au même moment les ZX de lord Sinclair, conçus en angleterre, faisaient un malheur. Tandis qu’en Allemagne, Amiga est devenu un nom mythique, et Commodore fit une belle carrière. Par conséquent, si vous concevez un ordinateur, confiez son développement et sa commercialisation à un groupe français. A moins d’un terrible coup du sort, vous devriez être ruiné dans l’année.

Vous êtes américain ? pas de panique, il est tout de même possible de se ridiculiser. L’erreur la plus classique consiste à privilégier le hardware aux dépends du software, ou de faire exactement le contraire… pourquoi Windows est-il si instable ? parce qu’il permet de faire tourner une part non négligeable des logiciels conçus avant même l’existence de Windows. De nos jours, il est possible de réaliser des programmes qui tourneront indifféremment sous dos, Windows 3.1 ou Windows 95. pour perdre beaucoup d’argent, il suffit donc de faire table rase du passé en construisant une machine incompatible avec le nombre le plus important possible de composants, et naturellement un système d’exploitation dédié. A la base, un raisonnement pervers : se dire que la machine est tellement géniale que tout le monde va rêver de développer pour elle. Malheureusement, les développeurs ne voient qu’une seule chose : l’importance de la base installée, c’est à dire le nombre de machines vendues. Tandis que l’acheteur, lui, regardera non pas les performance de l’ordinateur, mais ce qu’il va pouvoir faire avec. Résultat, le serpent se mord la queue. Ou alors vous travaillez chez sony et vous créez la playstation. Pas de chance, mais être le numéro un mondial de l’électronique grand public, ça aide… philips, bien plus petit, a échoué avec ses consoles CDI.

Mais l’on peut faire exactement le contraire : renoncer à toute créativité et laisser le service marketing tout décider à votre place. Malheureusement, le multimédia évolue plus vite que les études de marché. De nos jours, si le développement d’un jeu vidéo prend plus de deux ans, il est presque assuré d’un échec commercial. Il en va de même si vous créez un site Internet : le temps de financer une étude de marché pour le site de vos rêves, soyez assurés que dix concurrents auront envahi le créneau si original que vous convoitiez au bout de six mois à peine, et que neuf d’entre eux auront déposé le bilan ou fusionné quelques mois plus tard.

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