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Ségolène Royale battue selon les RG |
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Écrit par Francis Rozange
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13-04-2007 |
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J'avais déjà exprimé, dans ma toute première chronique au
sujet des présidentielles 2007, que tout était possible. Les sondages récents
confirment cette analyse, seul Nicolas Sarkozy étant assuré de figurer au
second tour. Une fuite citée par le Nouvel Obs au sujet d'un sondage des RG,
apporte quelques éléments intéressants. Explication de texte.
Il existe deux sortes de sondages : ceux réalisés avec un
faible nombre de personnes (environ 1000) selon la méthode dite des quotas sont
les plus communs, ils ont une marge d'erreur d'environ 3% et ceux-là même que
l'on peut suivre tous les jours dans la presse. Il existe une deuxième méthode,
plus fiable : interroger tellement de monde que la méthode des quotas et les
redressements à la louche opérés par les instituts (par exemple doubler le
score de Jean-Marie Le Pen) deviennent inutiles. Cette technique est
régulièrement employée par l'INSEE.
Selon le Nouvel Obs, les RG auraient réalisé leur propre sondage auprès de
15.000 personnes : la marge d'erreur est alors quasi-nulle. Cette enquête confirme que Nicolas Sarkozy
serait au second tour, ce qui est l'évidence même : Les sondages traditionnels
sont faillibles, mais ils ne se trompent tout de même pas de dix points... ce
qui est plus important, c'est que Ségolène Royale serait éliminée (là encore,
rien d'incohérent par rapport aux sondages officiels) et que Jean-Marie Le Pen
serait au second tour, mais au coude à coude avec François Bayrou. Je le répète
: Si ce sondage a été fait dans les règles de l'art, il est extrêmement
fiable. Rien d'étonnant alors que Michel
Rocard appelle à une alliance PS-UDF. C'est que plus que jamais, et sans parti
pris, pour les électeurs de gauche le vote utile n'est autre que François
Bayrou : Il est en effet le seul dans les sondages à battre Nicolas Sarkozy,
alors que Ségolène Royale est donnée systématiquement perdante.
L'immoralité de cette histoire ? Le poids toujours croissant des sondages dans
la campagne : En 2002 les sondages garantissaient la présence de Lionel Jospin
au second tour, d'où un vote protestataire avec le résultat que l'on connaît.
En 2007, les socialistes espéraient que le "vote utile" jouerait en
leur faveur. À la lumière des sondages, le grand gagnant du "vote
utile" serait non pas Ségolène Royale, mais François Bayrou. À la lumière des sondages...
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