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  • Le titre de cet article peut semble abscons. Et pourtant. Il est des évidences qu'il convient de rappeler. En 2015, en France, 497 personnes sont décédées dans la rue. 497 hommes, femmes et enfants qui avaient en moyenne 49 ans.
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  • Philippe
    Philippe's blog post was featured on the site
    La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 25.Abysse regarde la gauche se suicider en directOn peut appeler cela un suicide. Collectif, mais un suicide.Le précédent de 2002 n'aura donc servi à rien.Déjà, depuis, lors d'élections locales, on avait observé des ca...La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 25.Abysse regarde la gauche se suicider en directOn peut appeler cela un suicide. Collectif, mais un suicide.Le précédent de 2002 n'aura donc servi à rien.Déjà, depuis, lors d'élections locales, on avait observé des candidatures multiples à gauche aboutir à une dispersion des voix au premier tour pour aboutir à un second tour UMP puis LR-FN alors que sur le papier, la gauche était majoritaire.La ou plutôt les gauches, certes.« La question est simplement celle-ci : y-a-t-il plus ou moins de différences entre Mélenchon, Montebourg, Valls, Hamon, Peillon, et même Macron et Jadot (si, pour rappel, c'est le candidat écolo) qu'entre tous ceux-là (et encore ai-je oublié les candidats post-trotskystes, le MRG etc.) et la droite représentée par Fillon ? » s'interroge Abysse. Ma protégée féline a raison.Valls avait-il vu juste, autrement dit, en évoquant des « gauches irréconciliables » ?L'échange entre l'ex-Premier ministre avec une militante de base qui lui demandait s'il comptait dialoguer avec Macron et Mélenchon, l'autre soir dans le Doubs, une vidéo qui a fait le buzz, démontre qu'une grande partie de la base de la gauche (toutes tendances confondues) souhaiterait une alliance dès le premier tour pour éviter un remake de 2002.Pas besoin d'être bac + 5 en sciences politiques pour comprendre que le PS paie le prix de n'avoir jamais négocié son Bad Godesberg (en référence au congrès où en Allemagne fut acté l'ancrage social-démocrate du PSD), et qu'il paie aussi le prix de la tactique gagnante de Mitterrand des années 70 à 90, remise au goût du jour en 97.Oui mais voilà.On ne profite pas d'une élection majeure pour se refaire une virginité. Oui, il y a des vrais fossés sur certains points majeurs entre Valls, Montebourg, Mélenchon (je ne cite qu'eux mais…). Pourtant, un programme minimum peut-il être négocié, quitte à ce que chacun mette son ego dans sa poche.« J'ai des amis qui ne veulent plus voter PS ou LR. Point barre... » ajoute Abysse, perplexe, qui du coup estime qu'une bonne partie des voix de gauche manquera à Fillon en cas de duel contre Le Pen.Pas faux.Il y a donc du pain sur la planche.S'il y a pléthore d'éditorialistes de Saint-Germain des Prés et d'ailleurs qui rêvent d'une coalition entre la gauche libérale et la droite modérée, au nom d'une pseudo modernité qui consiste en gros à revenir 30 à 80 ans en arrière sur le plan social, un mouvement doit s'amorcer pendant qu'il en est encore temps pour que la gauche d'en-bas fasse comprendre à la gauche d'en-haut que le temps des gamineries,, c'est fini.La loi du « moins pire »Primo, bâtir un programme commun minimum.Secundo, convaincre les plus rétifs des sympathisants et électeurs de gauche qu'il vaut mieux une gauche palote qu'une droite très à droite. Je sais, c'est la politique du moins pire.Mais je préfère certains « moins pires » à d'autres.« J'en ai le tournis » conclut Abysse.Moi aussi.Je suis comme vous. Cette campagne me fatigue déjà.Mais quand le dimanche du second tour, je me lèverai pour aller voter – car j'irai, et Abysse aussi -, je ne veux pas qu'on me reproche quoi que ce soit… Je vous aurai prévenus. Voter Fillon contre Le Pen alors que la gauche aura pesé plus de 35 points au premier tour, s'il le faut, je le ferai. Mais les larmes aux yeux.En attendant, profitons des joies de la nature. Malgré une météo très aride, on a échangé plus de 30 kilos de truffes lors du premier marché de la saison à Lalbenque (Lot).« Puisqu'en politique comme ailleurs, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, autant qu'elle soit parfumée d'un peu d'or noir, non ? » me souffle Abysse. Gourmande, va !
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  • Philippe
    Philippe updated a blog post
    La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 25.Abysse regarde la gauche se suicider en directOn peut appeler cela un suicide. Collectif, mais un suicide.Le précédent de 2002 n'aura donc servi à rien.Déjà, depuis, lors d'élections locales, on avait observé des ca...La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 25.Abysse regarde la gauche se suicider en directOn peut appeler cela un suicide. Collectif, mais un suicide.Le précédent de 2002 n'aura donc servi à rien.Déjà, depuis, lors d'élections locales, on avait observé des candidatures multiples à gauche aboutir à une dispersion des voix au premier tour pour aboutir à un second tour UMP puis LR-FN alors que sur le papier, la gauche était majoritaire.La ou plutôt les gauches, certes.« La question est simplement celle-ci : y-a-t-il plus ou moins de différences entre Mélenchon, Montebourg, Valls, Hamon, Peillon, et même Macron et Jadot (si, pour rappel, c'est le candidat écolo) qu'entre tous ceux-là (et encore ai-je oublié les candidats post-trotskystes, le MRG etc.) et la droite représentée par Fillon ? » s'interroge Abysse. Ma protégée féline a raison.Valls avait-il vu juste, autrement dit, en évoquant des « gauches irréconciliables » ?L'échange entre l'ex-Premier ministre avec une militante de base qui lui demandait s'il comptait dialoguer avec Macron et Mélenchon, l'autre soir dans le Doubs, une vidéo qui a fait le buzz, démontre qu'une grande partie de la base de la gauche (toutes tendances confondues) souhaiterait une alliance dès le premier tour pour éviter un remake de 2002.Pas besoin d'être bac + 5 en sciences politiques pour comprendre que le PS paie le prix de n'avoir jamais négocié son Bad Godesberg (en référence au congrès où en Allemagne fut acté l'ancrage social-démocrate du PSD), et qu'il paie aussi le prix de la tactique gagnante de Mitterrand des années 70 à 90, remise au goût du jour en 97.Oui mais voilà.On ne profite pas d'une élection majeure pour se refaire une virginité. Oui, il y a des vrais fossés sur certains points majeurs entre Valls, Montebourg, Mélenchon (je ne cite qu'eux mais…). Pourtant, un programme minimum peut-il être négocié, quitte à ce que chacun mette son ego dans sa poche.« J'ai des amis qui ne veulent plus voter PS ou LR. Point barre... » ajoute Abysse, perplexe, qui du coup estime qu'une bonne partie des voix de gauche manquera à Fillon en cas de duel contre Le Pen.Pas faux.Il y a donc du pain sur la planche.S'il y a pléthore d'éditorialistes de Saint-Germain des Prés et d'ailleurs qui rêvent d'une coalition entre la gauche libérale et la droite modérée, au nom d'une pseudo modernité qui consiste en gros à revenir 30 à 80 ans en arrière sur le plan social, un mouvement doit s'amorcer pendant qu'il en est encore temps pour que la gauche d'en-bas fasse comprendre à la gauche d'en-haut que le temps des gamineries,, c'est fini.La loi du « moins pire »Primo, bâtir un programme commun minimum.Secundo, convaincre les plus rétifs des sympathisants et électeurs de gauche qu'il vaut mieux une gauche palote qu'une droite très à droite. Je sais, c'est la politique du moins pire.Mais je préfère certains « moins pires » à d'autres.« J'en ai le tournis » conclut Abysse.Moi aussi.Je suis comme vous. Cette campagne me fatigue déjà.Mais quand le dimanche du second tour, je me lèverai pour aller voter – car j'irai, et Abysse aussi -, je ne veux pas qu'on me reproche quoi que ce soit… Je vous aurai prévenus. Voter Fillon contre Le Pen alors que la gauche aura pesé plus de 35 points au premier tour, s'il le faut, je le ferai. Mais les larmes aux yeux.En attendant, profitons des joies de la nature. Malgré une météo très aride, on a échangé plus de 30 kilos de truffes lors du premier marché de la saison à Lalbenque (Lot).« Puisqu'en politique comme ailleurs, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, autant qu'elle soit parfumée d'un peu d'or noir, non ? » me souffle Abysse. Gourmande, va !
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  • Philippe
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    La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 24.Abysse tente de garder le moral (et ce n'est pas donné) Entre le résultat de la présidentielle américaine et le triste anniversaire des attentats de Paris et de Saint-Denis, sans compter la disparition de Léonard Cohen et les premières rigueurs de l'automne, on ne peut pas dire que l'atmosphère ambiante puisse nous rasséréner. Même ma très précieuse Abysse a l’œil sombre. « La société humaine est quand même d'une rare complexité » lâche-t-elle dans un immense soupir en forme d'euphémisme. Pas faux, alors on se raccroche. On lit quelques poèmes, on écoute d'anciennes chansons (et pas seulement de Léonard Cohen), on s'approche de la fenêtre au moins raison de soleil, même fugace. Et au hasard des journaux télévisés, on se surprend à penser que tout n'est pas perdu. Comme en témoigne l'élan de solidarité qui s'est fait jour au soir des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. Quand tant d'anonymes se sont levés pour porter secours à d'autres anonymes. Sans se poser de questions inutiles. Parce que c'était un réflexe humain. L'excellent document diffusé sur France 2 l'autre soir (Cellule de crise), était édifiant. Et puis, de temps à autre, il y a ces infos que l'on croirait signées du Gorafi. Quand on crut pendant quelques heures que Raymond Domenech allait être élu à la tête du foot professionnel français, lui qui était aux commandes des tricolores lors de leur pire naufrage, en Afrique du Sud, en 2010). Ou quand on entend, dans un tout autre registre, le désormais célèbre Monsieur Poisson affirmer que la victoire de Trump donnait un nouvel élan à sa candidature… Tiens, puisqu'on en parle, les primaires de « la droite et du centre ». Voilà que les sondages (que l'on continue évidemment à commander et commenter avec la même énergie…) laissent à penser que François Fillon pourrait créer la surprise. Les électeurs ont toujours raison… ou presque Pourquoi pas, vous me direz. C'est pas comme s'il avait déjà été Premier ministre pendant cinq ans et qu'il incarnait le renouveau, promettant des coupes sombres dans la fonction publique lui qui est politicien professionnel depuis… Depuis toujours. Fin du suspense (insoutenable) dans quelques jours. Il sera suivi d'un second. A gauche. Plus divisée que jamais, on saura bientôt si le président sortant espère remettre le couvert. Mais pas seulement. Car comme en 2002, on se bouscule. Et même le Pcf n'est pas sûr de soutenir Mélenchon. Et même Macron fait durer le plaisir. Plus les trotskystes, plus les écolos… Quatre, cinq, six candidats à gauche ? « Je crois que chacun a déjà admis qu'un second tour Le Pen-Juppé était inévitable, et au fond, veut jouer sa petite partition » analyse Abysse. Mais foin de mauvaise foi. Les électeurs ont toujours raison. Ou presque. Aux États-Unis, le système électoral est tel que Donald Trump a été élu même si Hillary Clinton a obtenu plus de voix ! Impossible en France pour une présidentielle, mais pas impossible pour les législatives. « Et si on rétablissait le suffrage censitaire ? » tranche Abysse. « Tu n'y penses pas... » suis-je obligé de répondre. Quoi que...      
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  • Philippe
    La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 24.Abysse tente de garder le moral (et ce n'est pas donné) Entre le résultat de la présidentielle américaine et le triste anniversaire des attentats de Paris et de Saint-Denis, sans compter la disparition de Léonard Cohen et les premières rigueurs de l'automne, on ne peut pas dire que l'atmosphère ambiante puisse nous rasséréner. Même ma très précieuse Abysse a l’œil sombre. « La société humaine est quand même d'une rare complexité » lâche-t-elle dans un immense soupir en forme d'euphémisme. Pas faux, alors on se raccroche. On lit quelques poèmes, on écoute d'anciennes chansons (et pas seulement de Léonard Cohen), on s'approche de la fenêtre au moins raison de soleil, même fugace. Et au hasard des journaux télévisés, on se surprend à penser que tout n'est pas perdu. Comme en témoigne l'élan de solidarité qui s'est fait jour au soir des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. Quand tant d'anonymes se sont levés pour porter secours à d'autres anonymes. Sans se poser de questions inutiles. Parce que c'était un réflexe humain. L'excellent document diffusé sur France 2 l'autre soir (Cellule de crise), était édifiant. Et puis, de temps à autre, il y a ces infos que l'on croirait signées du Gorafi. Quand on crut pendant quelques heures que Raymond Domenech allait être élu à la tête du foot professionnel français, lui qui était aux commandes des tricolores lors de leur pire naufrage, en Afrique du Sud, en 2010). Ou quand on entend, dans un tout autre registre, le désormais célèbre Monsieur Poisson affirmer que la victoire de Trump donnait un nouvel élan à sa candidature… Tiens, puisqu'on en parle, les primaires de « la droite et du centre ». Voilà que les sondages (que l'on continue évidemment à commander et commenter avec la même énergie…) laissent à penser que François Fillon pourrait créer la surprise. Les électeurs ont toujours raison… ou presque Pourquoi pas, vous me direz. C'est pas comme s'il avait déjà été Premier ministre pendant cinq ans et qu'il incarnait le renouveau, promettant des coupes sombres dans la fonction publique lui qui est politicien professionnel depuis… Depuis toujours. Fin du suspense (insoutenable) dans quelques jours. Il sera suivi d'un second. A gauche. Plus divisée que jamais, on saura bientôt si le président sortant espère remettre le couvert. Mais pas seulement. Car comme en 2002, on se bouscule. Et même le Pcf n'est pas sûr de soutenir Mélenchon. Et même Macron fait durer le plaisir. Plus les trotskystes, plus les écolos… Quatre, cinq, six candidats à gauche ? « Je crois que chacun a déjà admis qu'un second tour Le Pen-Juppé était inévitable, et au fond, veut jouer sa petite partition » analyse Abysse. Mais foin de mauvaise foi. Les électeurs ont toujours raison. Ou presque. Aux États-Unis, le système électoral est tel que Donald Trump a été élu même si Hillary Clinton a obtenu plus de voix ! Impossible en France pour une présidentielle, mais pas impossible pour les législatives. « Et si on rétablissait le suffrage censitaire ? » tranche Abysse. « Tu n'y penses pas... » suis-je obligé de répondre. Quoi que...      
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  • Philippe
    La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi), depuis notre village du Quercy. Épisode 23.Abysse et l'étrange Monsieur Poisson Vous n'avez jamais observé un chat secoué par une crise de fou rire ? Alors j'aurais dû filmer ma belle Abysse quand je lui ai narré les exploits d'un de ses prédécesseurs, le dénommé Sylvestre. C'était dans les années 90, quand nous habitions Mézières. J'avais acheté (pour faire plaisir aux enfants) un poisson rouge qui passait le plus clair de son temps à tourner en rond, c'est le cas de le dire, dans un humble aquarium en forme de boule. Les enfants se sont intéressés à l'humble animal. Mais ils ne furent pas les seuls. Le chat du foyer, Sylvestre, était fort agacé par les mouvements incessants de la créature aquatique. Et avec la patience féline que l'on devine, il passait des heures à observer l'aquarium imprudemment posé sur le buffet de la cuisine. Et dès que le poisson flirtait avec la surface, il esquissait un coup de patte. En vain. Mais arriva ce qui devait arrivait. Un beau jour, au retour du travail pour les uns et de l'école pour les autres, toute la petite famille fut stupéfiée en entrant dans la cuisine. Le malheureux poisson rouge gisait au sol, raide mort, parmi quelques petites flaques d'eau. Quant à Sylvestre, il dormait du sommeil du juste sur le canapé du salon. En bon chasseur (même d'appartement), il était parvenu enfin, en notre absence, à ses fins (mais pas à sa faim). D'un coup de patte plus précis que les autres, il avait expulsé le poisson du bocal et une fois au sol, avait sans doute joué quelque temps avec sa victime jusqu'à son agonie. Mais n'avait pas jugé de son rang d'aller jusqu'à consommer… « Bon, j'imagine que cette longue introduction était un hors d’œuvre avant de faire le point sur les primaires de la droite et du centre » a fini par deviner Abysse, une fois remise de ses émotion. Vrai. Car à part l'étrange Monsieur Poisson, quoi de neuf ? Un Monsieur Poisson qui a du reste dilapidé le crédit engrangé par le débat TV où plusieurs millions de Français découvrirent son existence en évoquant maladroitement quelques jours après les lobbys sionistes et de Wall Street (qu'il existe des lobbys est un fait, reste à dénoncer leur éventuelle nocivité sans flirter ou laisser à penser que l'on flirte avec des arrière-pensées plus nauséabondes). Il aurait mieux fait, donc, de rappeler qu'il sait jouer les rigolos : le 1er avril 2013, il avait déposé une proposition de loi en bonne et due forme « visant à protéger les députés de la République portant un nom de genre, d’espèce ou d’animal aquatique ou subaquatique de toute discrimination à raison de leur nom ». Le canular n'avait pas fait sourire tout le monde, alors, dans les couloirs du Palais Bourbon. A part Monsieur Poisson, donc, rien de bien nouveau. Sous des visages et des formes stylistiques différentes, une même base programmatique de Juppé à Sarkozy en passant par Fillon, Copé et Le Maire : baisse drastique du nombre de fonctionnaires (mais c'est promis, plus parmi les policiers…, comme de 2007 à 2012), baisse des dépenses publiques, et sur le plan social, une tour de vis auprès duquel la loi Travail du gouvernement actuel passerait pour un amuse-gueule dérisoire. Fini le temps des deux droites en France On mettra à part, peut-être, NKM. Et au fond, ce qui différencie les autres, c'est leur approche des questions dites sociétales, et leur façon de draguer plus ou moins effrontément l'électorat FN sur les thématiques de l'immigration et de l'identité… Il serait donc fini, le temps où, pour reprendre l'expression de feu René Rémond il y avait « deux droites en France », l'une orléaniste et libérale, l'autre bonapartiste et jacobine ? On peut le penser. Comme si la montée du FN (que l'on continuera de classer à la droite de la droite), la mondialisation et la financiarisation de l'économie avaient tout changé… Et au passage, avait aussi réduit le centre à sa plus simple expression : un symbole... Sur ce, à gauche, le spectacle demeure tout aussi désolant, même si en revanche, il est plus que jamais patent qu'il y a bien deux gauches. Au moins. La gauche non gouvernementale étant en passe de dominer la première, sans pour autant que le spectre d'un nouveau 21 avril ne s'éloigne. Dans ce contexte, admettons que la déconvenue de Madame Duflot relève de l'anecdote. « Tu ne nous dis pas si tout compte fait tu voteras, toi, à ces primaires? » me demande quand même ma protégée féline, qui lorgne par la fenêtre depuis qu'une jolie mésange a pris ses quartiers sur les branches des vieux lilas. « Ben on verra ça lors de notre prochain rendez-vous... » A bientôt, donc.    
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  • Philippe
    La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi). Épisode 22.  Abysse et les Gaulois Ils creusent, ils creusent. Toujours plus profond. « J'ai peur que cette campagne soit d'une indigence record. A chaque jour son lot d'inepties, de provocations populistes, de promesses intenables » en vient même à conclure Abysse, que les premiers signes extérieurs de l'automne finissent de désespérer même si le soleil du Quercy a retrouvé quelque vigueur. « Te plains pas… Tu imagines le calvaire de tes semblables, aux États-Unis ? » ai-je néanmoins rétorqué, pas plus convaincu que ça toutefois. Au sens où l'on se demande si bientôt, l'ineffable Mister Trump ne va pas passer pour un intellectuel progressiste eu égard à ce que l'on lit et ce que l'on entend de ce côté de l'Atlantique. La saillie de Monsieur Sarkozy sur nos « ancêtres gaulois » est à cet égard exemplaire. Évidemment il y a le fond et la forme. Libre à lui de penser, et à certains égards je ne suis pas totalement en désaccord, qu'il n'est pas incongru que le « vivre-ensemble » dans la grande maison « France » induise que chaque locataire s'approprie une part de l'héritage commun, notamment culturel. Mais pourquoi le formuler ainsi, entre deux remarques assassines sur le drame de Calais (celui des milliers de migrants comme celui des habitants que cette situation épuise légitimement). Oubliant qu'il a signé lui-même les accords du Touquet, qu'il a été ministre de l'Intérieur puis président de la République (soit, au total, pendant 10 ans aux manettes), pourquoi cette amnésie, cette propension à viser toujours plus bas ? Il refait le coup de 2012 ? Pas tout-à-fait. Le jeu des primaires a changé la donne à droite comme il l'avait changé à gauche en 2011. « La France n'était pas mûre pour ce système. C'est le FN qui l'a imposé. On (les états-majors PS et ex-UMP) pensait ainsi s'épargner un remake de 2002… Ce fut vrai en 2012. Mais en avril et mai prochain ? Alors voilà. On s'agite dans le microcosme. On phosphore. On calcule. La thématique de « l'identité » écrase toutes les autres. Plus de débats. Plus d'idées. Et même les François Fillon ou Bruno Le Maire qui ont rédigé des projets de centaines de pages paraissent largués. Pour exister, il faut des formules en 140 signes. On fait dans l'emporte-pièce. A ce jeu, Sarko est très fort. Et à gauche, c'est pas mieux... Et à gauche ? Ben, c'est pas mieux, hein… Mélenchon a eu la bonne idée de s'épargner l'adoubement d'une primaire. Mais la stratégie a ses limites. S'il écrase pour l'heure la concurrence à sa propre gauche (NPA, LO etc.), s'il peut espérer un soutien du PCF (et de ses héritiers), va-t-il capter une partie de l'ex-électorat PS ? Là encore, tout dépend de la primaire. Montebourg devancera Hamon, mais quid de Macron ? Et de Hollande lui-même ? Bref. Il y a encore plus de six mois à tenir et on est déjà fatigués… Bon, de temps à autre, y'a bien un coin de ciel bleu. Comme le soutien de Dany Cohn-Bendit à Manu Macron, au prétexte qu'il serait le seul à même d'éviter un duel Sarko-Le Pen. Ça a l'air de rien, ce genre de phrase, venue d'ailleurs de quelqu'un qui a déjà navigué pas mal et changé souvent de cap. Mais au moins, qu'on le veuille ou non, cela donne du grain à moudre. Ce que Bayrou n'a jamais su faire, Macron le pourrait-il ? Et si oui, pourquoi ? J'allais demander son avis à Abysse quand j'ai remarqué qu'elle était déjà loin de ce salmigondis (un mot qu'aimait jadis Raymond Barre). Plongée dans la lecture de L'Equipe, ma protégée féline se pâmait en lisant les détails de l'exploit des jeunes footballeurs toulousains et de leur entraîneur « miracle » (un homme au franc parler, qui a du cœur, du charisme, et sans doute aussi une sorte de réussite assez bluffante) qui ont battu vendredi le PSG et ses millions de pétro-dollars. D'ici à ce que ma belle Abysse suggère que Pascal Dupraz se présente à la présidentielle !      
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  • Philippe
    La campagne présidentielle et l'actualité analysées par mon chat (et aussi un peu par moi). Episode 21.Abysse en a ras sa boîte (mail) Ça a commencé par François Fillon. L'ex-Premier ministre m'a envoyé un courriel dans lequel il demande mon avis sur ses propositions concernant la politique familiale. Je ne me suis pas laissé berner. C'était effectivement une pub. En tout petit, en bas de page, il était noté que recevais ce mail car inscrit dans une base de données de je ne sais plus quel pourvoyeur de spams et autres mails annonçant des – 75 % sur tel article de mode ou telle société d'assurance. Puis ce fut Gérard Filoche. Une vidéo et un appel au(x) don(s). J'ai compris cette fois où l'entourage du candidat avait pioché mon adresse. Il y a quelques années, j'ai signé une voire des pétitions de soutien quand inspecteur du travail, l'homme était taquiné par sa hiérarchie pour ne faire que son boulot. « Ras-le-bol, ou plutôt ras-la-boîte » aussitôt persiflé Abysse. D'accord avec ma protégée féline. Ces primaires, d'un côté comme de l'autre, me courent déjà sur le haricot. A droite : c'est pire qu'une course à l'échalote, c'est à qui en rajoutera, c'est à qui usera des ficelles les plus grosses pour arriver en tête. Un bal des revenants (tous ont a minima été ministres!) qui donne tournis. Mais ils ont raison de s'agiter, cependant : pour l'heure, tout indique que le vainqueur de la primaire de la droite et du centre sera au second tour, avec Marine Le Pen en face, et pourra l'emporter en misant sur un énième réflexe républicain d'une majorité d'électeurs (cependant toujours plus étroite au fil des scrutins). Et à gauche, guère mieux, Là-dessus, comme d'hab', pour rectifier le tir, la majorité de gauche a choisi la voie sociale-libérale. Et comme d'hab', ça n'a pas marché… Pendant ce temps, Mélenchon observe. Il a oublié d'organiser une primaire. Après tout, c'est déjà ça de gagné (pour nous). Bref. Sur ce, l'épisode du jour est la sortie du bois du sémillant Emmanuel Macron. Je ne sais s'il sera candidat. Je ne sais s'il est sincère ou manœuvrier. Je ne partage pas ses options, mais il a quelque panache. Mais quel bilan, en fin de compte ? Les cars ? Les fameux cars Macron ? Dans un pays qui a investi des milliards pour irriguer le territoire de lignes TGV, le ministre Macron a libéré le marché des liaisons par autocars. On fait Paris-Marseille pour une poignée d'euros en 2 ou 3 heures de plus qu'en bagnole. C'est ça, le progrès ? « Moi, je m'en moque, j'aime pas les voyages » me glisse Abysse. Elle préfère encore et toujours rêver, alanguie sur sur muret de pierre qui fait face au château de Mercuès, et qui, quand le soleil se couche, semble s'embraser et se fondre dans le ciel rougeoyant. Elle a raison.  
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